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LANTIFADAS - Page 72

  • P.M.A pour tous : progrès ou horreur à venir 

     



    On appelle ça des lois « sociétales ». C’est nouveau, ça vient de sortir. À défaut de lois sociales pour l’égalité des chances, l’éducation, la protection sociale, entre autres les urgences, les ephad, on refile aux médias un os à ronger pour l’été : la PMA pour tous. Un truc tout ce qu’il y a de secondaire (23 000 naissances par insémination artificielle par an sur 800 000 naissances) mais agité par des lobbies de bobos influents.

    Le gros morceau de la loi est le projet de révision de la loi sur la bioéthique, c’est-à-dire la procréation médicalement assistée (PMA) pour tous. Son élargissement, auquel s’était engagé Emmanuel Macron durant sa campagne, est réclamé depuis des années par les lobbies militant pour les droits des homosexuels. Le projet de loi prévoit que la PMA élargie à toutes les femmes sera remboursée par la Sécu, comme elle l’est pour les couples hétérosexuels. Ben voyons, tant qu’à creuser le trou…

    Bon. Pourquoi pas. Mais on peut sans être un affreux « réac » catho voire un sale « facho » se méfier de tout ce qui fait de l’homme un apprenti sorcier. Les « progrès » de la science et de la technique ne sont pas toujours des progrès de la raison ou du bien-être. Les techniques modernes, le « transhumaniste », transforment l’homme en machine, en ensemble de pièces détachées. On peut légitimement se méfier du fait qu’avec les biotechnologies, on sépare radicalement amour, sexualité et procréation. Le « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley n’est pas loin.

    On peut légitimement se poser des questions : Y a-t-il un droit à avoir des enfants ? Est-ce une panacée de permettre à un couple d’avoir ainsi artificiellement des enfants alors que la Terre croule sous une surpopulation désastreuse, si c’est seulement pour se faire plaisir ? Ne doit-on pas craindre des dérives vers un clonage social de l’espèce humaine ? Vers une sélection comme pour les animaux d’élevage ? La médicalisation de l’insémination artificielle a ouvert la porte à l’eugénisme.

    Cet « appariement des couples reproducteurs », selon les mots de ses promoteurs, rappelle la sélection pratiquée sur les bovins. Dans le secret, sur des critères non transparents, les médecins choisissent le donneur qui convient pour chaque receveuse avec une obsession de la qualité de l’enfant qui rappelle l’eugénisme, une vieille pulsion humaine. Il ne s’agit pas d’une politique d’État, mais d’un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance. Ça se fait ouvertement aux USA et au Royaume Uni.

    Jacques Testard, le « père » d’Amandine, premier bébé-éprouvette en France était très inquiet sur les suites de son innovation : « Je suis de gauche et athée. L’embryon n’est pas ma préoccupation. Ce qui m’inquiète, c’est la fabrication à venir d’un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques. Comment le meilleur des bébés, bientôt choisi grâce à des calculs de probabilité complexes, pourrait-il ne pas avoir mention très bien au bac ? Plus grave, tous les enfants vont finir par se ressembler puisque leurs génomes seront de plus en plus normalisés. C’est du clonage social. On s’oriente vers une perte de diversité qui peut s’avérer dangereuse à très long terme. Comme l’a montré Darwin, l’espèce ne survit que par la diversité, car il y a toujours des individus capables de résister à un sort malheureux. De plus, certaines pathologies qu’on élimine sont couplées à des gènes de résistance à d’autres maladies. En voulant se prémunir de tout, on va au-devant de catastrophes. Surtout si ce tri est pratiqué à grande échelle quand on disposera d’ovules en abondance. En prime, les femmes pourront se faire stériliser pour s’affranchir de la contraception… Au moment voulu, il leur suffira de commander au laboratoire un enfant, et pourquoi pas sur mesure, après sélection par les bio généticiens. Les bébés fabriqués dans des lits seront moins nombreux que ceux issus des éprouvettes. »

    Et puis enfin, il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir ET procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d’avoir, d’élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C’est leur choix et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

    Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d’enfanter, chacune d’elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

    Et l’enfant dans tout cela ? J’ai dans mon entourage assez proche un couple de lesbiennes, heureuses mères d’un beau et attachant garçon qu’elles ont fait « à l’ancienne », avec un ami homo qui s’est « dévoué ». Tout a été bien jusqu’à maintenant où l’enfant est devenu un ado. Rien de plus méchant que les enfants. Le « garçon à deux mamans », à l’école, subit maintenant les lazzis de ses camarades. Si bien qu’il doit consulter un psy…





  • Grandes voix : Boualem Sansal, écrivain algérien.

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    L'écrivain algérien Boualem Sansal n'est pas tendre envers les Algériens de France dont les débordements violents, racistes, meurtriers ont sali la victoire de l'équipe nationale algérienne de football à la CAN.

    « Je suggère aux autorités françaises d'expulser dans l'heure ceux qui manquent aux règles de l'hospitalité. »

    "Nous, Algériens, avons rarement l'occasion d'être fiers de nous. Constamment, nous vivons dans la honte de ce qu'ont fait de nous et de notre pays ceux qui nous gouvernent depuis l'indépendance. Partout dans le monde, « Algérien » rime avec « vaurien ». Cette réputation d'incivilité et de vulgarité est dure à porter pour ceux d'entre nous qui vivent dans le respect d'eux-mêmes et le respect de l'autre.

    Je crois que le hirak (le « mouvement ») du 22 février, au-delà des revendications politiques, est vraiment venu nous laver de cette honte et nous a permis de retrouver la lumière et le bonheur de vivre en paix avec les autres. Mais aussi de punir les responsables de cette descente aux enfers de tout un peuple, soixante ans durant. Depuis, chaque mardi et chaque vendredi, les Algériens sortent en masse pour crier leur volonté de vivre dans la liberté et la décence, et à ce jour, malgré les provocations du pouvoir, ils se tiennent fermement sur cette ligne de conduite. Hélas, mille fois hélas, la catastrophe est venue de nos compatriotes vivant en France. La honte nous submerge de nouveau.

    Ils sont doublement coupables : ils ont trahi la silmiya (la « voie pacifique ») que les Algériens ont adoptée comme règle intransgressible et ils ont trahi la France qui les a accueillis, qui leur a donné la possibilité de vivre dans la liberté et la démocratie. C'est indigne, c'est insupportable. Je suggère aux autorités françaises, en application de la simple bonne règle de la réciprocité, d'expulser dans l'heure ceux qui manquent aux règles de l'hospitalité.

    Le gouvernement algérien, lui, n'a jamais hésité une seconde pour expulser les étrangers qui se rendent coupables de la moindre incartade. Se plaindre et ne prendre aucune sanction est dangereux, c'est une incitation à la récidive. Agir dans ce sens, c'est nous aider à réussir notre hirak, notre révolution, notre transformation. Ainsi, chacun saura que ce qui est réprouvé et sanctionné ici l'est aussi ailleurs."

    Boualem Sansal.

     

    Publié dans Marianne n° 1166 du 19 au 25 juillet 209

    https://www.marianne.net/monde/can-2019-algerie-senegal-boualem-sansal

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  • Ci-devant député français, CETA toi de rejeter le « CETA »

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    « Provisoirement » adopté contre la volonté des populations depuis maintenant deux ans – ce qui donne une idée de la conception de la démocratie vue par les « bruxelloligarques » - le CETA (Canada-Europe unie Trade Agreement) met ce mercredi les députés face à leurs responsabilités. Vont-ils autoriser la malbouffe canadienne (bœufs bourrés d’hormones de croissance et d’antibiotiques) pourrir la santé des Français ? Vont-ils ouvrir la porte à des bestiaux nourris aux farines animales, celles-là même qui ont donné la « vache folle » britannique ? Vont-ils saloper un peu plus le climat avec des cargos ultra-polluants pour des échanges commerciaux inutiles ? Vont-ils permettre à des multinationales prenant des dimensions d’états privés de mettre à bas les lois de la France si elles menacent leurs profits réels ou projetés à travers des tribunaux privés ?

    Pendant qu’en France on sodomise les diptères avec les magouilles des homards de Rugy, les eurotrafiquants de Bruxelles sodomisent – eux – toutes les populations de l’Europe. Ceci à la suite de l’approbation en 2017 par les députés membres de la commission « commerce » de l’exécrable projet de traité global avec le Canada connu sous le vocable de CETA. Il faut dire que la majorité des membres de cette « Commission commerce » comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

    Les députés européens du Parlement européen de Strasbourg leur ont emboîté le pas alors que le traité de Lisbonne donne à cette institution un droit de veto sur les traités commerciaux.

    L’Union Européenne a une conception pour le moins « pittoresque » de la démocratie. Ainsi, suite au feu vert à Strasbourg, le CETA est entré en vigueur, de manière provisoire, dès avril 2017 ! Considéré comme un traité « mixte », il devra ensuite être voté par l’ensemble des parlements nationaux – et parfois, régionaux – au sein des 28, pour rendre son approbation définitive. Nous en sommes là.

    Qui a décidé d’un truc pareil ? Où a-t-on vu qu’un texte législatif était appliqué « provisoirement » avant d’être voté ? Un provisoire qui dure !

    Le CETA, c’est le cheval de Troie des États-Unis. En effet, avec le CETA, les USA exporteront ce qu’ils veulent via le Canada tout en se permettant de refuser l’importation de tout ce qu’ils veulent. Naïveté de l’U.E. ? Konnerie ? Où complicité des « eurotrafiquants » achetés par les armées de lobbies sévissant à Bruxelles pour le compte des multinationales et de la finance ?

    Le CETA « un bon accord » proclame ses thuriféraires. C’est archi faux :

    1. L’enjeu du CETA est de s’attaquer aux « obstacles au commerce ». Comprenez : aux réglementations, y compris dans des domaines sensibles comme l’alimentation, l’environnement, la santé, ou encore les droits sociaux. Ce traité aura donc un impact durable sur notre vie quotidienne, bien au-delà des questions commerciales.
    2. En donnant des pouvoirs exceptionnels aux multinationales, le CETA met en danger la capacité de nos institutions démocratiques à décider librement de politiques d’intérêt général : on risque la paralysie et un nivellement par le bas. Par exemple, un étiquetage plus complet des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation deviendraient quasiment impossibles avec l’adoption de cet accord.

    3. Le CETA offre la possibilité aux investisseurs étrangers d’attaquer les États devant des tribunaux d’arbitrage, au motif que des décisions politiques affecteraient leurs bénéfices, réels ou attendus. Le risque pour l’État d’être condamné à payer des dommages et intérêts peut le dissuader de prendre des décisions d’intérêt général pourtant importantes.
    4. Le CETA ne s’arrête pas là et donne à un « comité » de personnes non élues voix au chapitre sur les réglementations en Europe et au Canada, sans légitimité démocratique. Les lobbies industriels, très influents, seront bien sûr très largement consultés par ce comité.

    5. Mais cela n’est pas tout… Nous avons autrefois été protégés de la vache folle, du recours à certains antibiotiques en élevage, du bœuf aux hormones, grâce au principe de précaution inscrit dans nos textes européens. Or, il n’est pas du tout garanti dans le CETA ! C’est très grave car ce principe permet d’écarter du marché ce qui comporte un risque pour notre santé. Tout cela est sérieusement remis en question par cet accord. Quel peut être l’impact ?

    • Pesticides : le CETA propose de s’aligner sur des normes de protection a minima, qu’il ne serait ensuite plus possible de changer ;
    • Perturbateurs endocriniens : retards accumulés par la Commission européenne pour définir des critères d’évaluation de ces substances toxiques et prendre des décisions pour protéger notre santé ;
    • OGM : Avec le CETA, il deviendrait quasi impossible d’introduire un étiquetage plus exigeant, un étiquetage des sous-produits de l’élevage tels que le lait, les œufs ou la viande issus d’animaux nourris à l’aide d’aliments génétiquement modifiés.. De même, il sera très difficile de faire interdire de nouveaux types d’OGM à l’avenir.

    Quant aux bénéfices promis, ils restent très hypothétiques… La Commission européenne parle d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de moins de 2 euros par mois et par habitant d’ici 10 ans…

    Et on sacrifierait le principe de précaution et la démocratie pour 2 euros ?

    Faisons pression sur nos députés. http://www2.assemblee-nationale.fr/qui

    N’oublions pas que l’on n’agit pas, on subit !


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