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érotisme

  • Ouiquinde érotique avec Giorgio Zorzi Baffo

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    Éloge des Tetons



    Chers Tétons, vous êtes l'unique et seule
    Partie qui le mieux ressemble au fessier ;
    Vous êtes ces collines délicates
    Où au mitan, s'ils peuvent, volent les Oiseaux.

    Vous êtes ce bel aspect qui console,
    Car vous paraissez proprement la Voie lactée :
    Heureux qui sur vous met les pattes,
    Car il fond comme cire au feu !

    Oh ! chers beaux attraits de la Femme !
    Vous êtes ces charmes bénis
    Qui font que la Moniche en plaît davantage.

    Vous êtes ce bel étalage qui promet
    Que dessous il y a bonne marchandise,
    Car le plus souvent, à bons tétons, bon cul.

    Giorgio Zorzi Baffo
  • Et vive les BOLOLO !

     

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  • Ouiquide érotique avec Paul Verlaine

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    Ouverture

    Je veux m'abstraire vers vos cuisses et vos fesses,
    Putains, du seul vrai Dieu seules prêtresses vraies,
    Beautés mûres ou non, novices et professes,
    Ô ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies !

    Vos pieds sont merveilleux, qui ne sont qu'à l'amant,
    Ne reviennent qu'avec l'amant, n'ont de répit
    Qu'au lit pendant l'amour, puis flattent gentiment
    Ceux de l'amant qui las et soufflant se tapit.

    Pressés, fleurés, baisés, léchés depuis les plantes
    Jusqu'aux orteils sucés les uns après les autres,
    Jusqu'aux chevilles, jusqu'aux lacs des veines lentes,
    Pieds plus beaux que des pieds de héros et d'apôtres !

    J'aime fort votre bouche et ses jeux gracieux,
    Ceux de la langue et des lèvres et ceux des dents
    Mordillant notre langue et parfois même mieux,
    Truc presque aussi gentil que de mettre dedans ;

    Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxure
    Entre quels mon orgueil viril parfois se guinde
    Pour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure :
    Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde.

    Vos bras, j'adore aussi vos bras si beaux, si blancs,
    Tendres et durs, dodus, nerveux quand faut et beaux
    Et blancs comme vos culs et presque aussi troublants,
    Chauds dans l'amour, après frais comme des tombeaux.

    Et les mains au bout de ces bras, que je les gobe !
    La caresse et la paresse les ont bénies,
    Rameneuses du gland transi qui se dérobe,
    Branleuses aux sollicitudes infinies !

    Mais quoi ? Tout ce n'est rien, Putains, aux pris de vos
    Culs et cons dont la vue et le goût et l'odeur
    Et le toucher font des élus de vos dévots,
    Tabernacles et Saints des Saints de l'impudeur.

    C'est pourquoi, mes sœurs, vers vos cuisses et vos fesses
    Je veux m'abstraire tout, seules compagnes vraies,
    Beautés mûres ou non, novices ou professes,
    Et ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies

     

    Paul Verlaine

     

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