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poésie érotique

  • Ouiquinde érotique: on se mélange ?

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    Eh ! On se mélange ?



    Connaissez-vous les « mélangistes » ?

    Ce sont, tout comme les « échangistes »

    des gens particulièrement altruistes,

    anticonformistes mais pas antiféministes

    et foncièrement antiracistes.

    Ce sont avant tout des libertins qui apprécient de voir d’autres couples s’aimer devant eux,

    qui se stimulent ainsi la libido, et qui, généralement, font profiter Bobonne d’une vigueur retrouvée !

    Y a pas de mal à se faire du bien.

    Dans les milieux libertins, les choses évoluent. L’épée de Damoclès sidéenne est passée par là.

    Les marathoniens de la tringlette,

    les collectionneurs de cocottes-minute,

    les amateurs de parcs à moules

    vont chercher dans les clubs anticonformistes, dans les saunas à nanas de quoi se faire leur cinéma intérieur tout en honorant leur attitrée.

    Ça s’appelle le « mélangisme ».

    Chez ces astronautes du septième ciel,

    on se mate, on se frôle, on se froufroute,

    au mieux on travaille dans la racine de bruyère,

    on fume le calumet de l’happée,

    on se fourrage l’allée cavalière,

    on se frottaille les régions consommables,

    on se débroussaille la toison d’or,

    mais pour ce qui est de la farandole plumassière,

    de la grande plongée dans l’été russe,

    de faire éternuer le colosse,

    d’escalader la Grande Jorasse,

    d’engager dans le rond central,

    d’explorer le delta amazonien

    et de virguler de bonheur dans l’escalope à moustaches,

    c’est sur sa Maman officielle qu’on se rabat !

    Les mélangistes se cherchent, se rencontrent, se trouvent, se suivezmoijeunehomme,

    s’invitent pour se mélanger à l’aise, le samedi soir, à pied, à cheval (vapeur), en voiture.

    Très discrets ces gens.

    Bien élevés, sans histoires.

    Bon mélange !


    VictorAyoli

     

    Photo X - Droits réservés

     

  • Ouiquinde gastronomique à l’indienne

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    Danielle

    J’ai rencontré Danielle à vingt-cinq mille pieds

    Dans le ventre inquiétant d’un Boeing long-courrier.

    Sous l’uniforme chic des hôtesses d’Air France

    Ses hanches balancées mettaient mon cœur en transes.

     

    Elle se penche vers moi pour me servir du vin,

    Exposant à ma vue quelques appâts divins,

    Quand un brusque trou d’air fait tanguer la cabine

    La plaquant contre moi, mon nez sur sa poitrine.

     

    Tant que l’avion plonge, elle se colle à moi

    Durcissant ma nature d’un délicieux émoi.

    Hélas, trois fois hélas, les turbulences cessent

     

    Arrachant à mes bras la ravissante hôtesse.

    Elle vrille mes yeux d’une flèche azurée…

    Serait-ce, pour ce soir, le bonheur espéré ?

     

    Pour Danielle : Le king fish tandoori

     

    - Bon. Et alors, Victor, ton hôtesse de l’air,

    Est-ce que tu l’as revue ? Qu’as-tu fait pour lui plaire ?

    - J’ai retrouvé Danielle le soir au « Sun and Sand »,

    Palace de Bombay où Air France descend.

    Elle se relaxait sur une balancine,

    En bikini mini au bord de la piscine.

    J’ai abordé la belle avec quelque émotion

    Mais elle a acquiescé à mon invitation !

    Ce fut au Taj Mahal, derrière l’Indian Gate

    Un hôtel fastueux pour touriste en goguette,

    Face au soleil plongeant dans la mer d’Arabie

    Que nous avons mangé le « King fish Tandoori ».

    - Si tu me parles indien, Victor, je peux pas suivre

    Et ce n’est même pas la peine de poursuivre !

    - T’encagne pas, petit, ça te rendrait malade.

    En guise de « king fish », tu prends une dorade,

    Royale si possible, pêchée au Grau-du-Roi

    Lorsque la mer s’ébroue sous un vent de noroît.

    Pour deux, compte un poisson d’une livre et demie,

    Tu en prendras plusieurs si tu as des amis.

    Pour plus de sûreté, demande au poissonnier

    De te les préparer vidés et écaillés.

    Attention : ce plat pour sa préparation

    À besoin de douze heures de macération.

    Pour ce faire, il te faut apprêter la mixture

    Qui lui apportera son parfum d’aventure.

    Si tu étais aux Indes, tu pourrais préparer,

    Écraser au mortier, mélanger, mesurer

    Les graines et les baies, les poudres, les épices

    Qui font s’épanouir les saveurs en délices :

    Du cumin et du sel, de l’ail et du gingembre,

    Cannelle, fenugrec, oignon, curry et poivre,

    Des graines de moutarde, du laurier, du piment,

    Produits faits pour fouetter la vigueur des amants.

    Mais sur tous les marchés fleurissant en Provence

    On trouve ce mélange tout préparé d’avance :

    C’est une poudre rouge au joli coloris

    Et au parfum subtil, appelée « Tandoori ».

    Dans une jatte creuse, fais un égal mélange

    De deux cuillères à soupe de cette poudre étrange,

    De citron, de vinaigre, de yaourt naturel,

    Et d’huile d’arachide. Ajoute un peu de sel.

    Cet appareil, fouetté, sera la marinade

    Où va évoluer, pour la nuit, ta dorade.

    Juste avant le repas, tu la mets à four chaud

    Quinze minutes au plus, le temps d’un gaspacho.

    C’est un mets délicat qui fait tourner les têtes,

    Appelle la boisson et mets le cœur en fête.

    À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

    Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

    Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

    À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

     

    Ingrédients et proportions pour six personnes :

    - 3 dorades royales d’une livre et demie.

    Pour la marinade : - 6 cuillerées à soupe rase de poudre de Tandoori, - 3 yaourts goût nature, - 3 cuillerées à soupe de vi­naigre de vin, – le jus de 3 citrons, - 2 cuillerées à soupe d’huile d’arachide, - 3 cuillerées à dessert de sel de Camargue.

     

    Photo X - Droits réservés

  • Ouiquinde érotique « commerçant » avec Georges Bataille et Guillaume Apollinaire.

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    Je mets mon vit contre ta joue

    Je mets mon vit contre ta joue
    le bout frôle ton oreille
    lèche mes bourses lentement
    ta langue est douce comme l’eau

    ta langue est crue comme une bouchère
    elle est rouge comme un gigot
    sa pointe est un coucou criant,
    mon vit sanglote de salive

    ton derrière est ma déesse
    il s’ouvre comme ta bouche
    je l’adore comme le ciel
    je le vénère comme un feu

    je bois dans ta déchirure
    j’étale tes jambes nues
    je les ouvre comme un livre
    où je lis ce qui me tue.

    Georges Bataille

     * * * * * * * * * *

    La boulangère

    Boulangère jadis qui respiriez l’amour
    Peloteuse de couilles
    Vous souvient-il des années et des jours
    Remplis par ma gidouille

    Mon jeune braquemart allait aux galions
    Que recelaient vos fesses
    C’était mon vit mortaise et votre cul tenon
    Jointés avec adresses

    Le foutre ruisselait par la boulangerie
    Où vous étiez captive
    Et j’eusse en vain cherché dans la rue des Martyrs
    Fesses plus bandatives

    Guillaume Apollinaire

     

    Photo X - Droits réservés