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économie

  • Macron : garder l'ISF pour attirer les "investisseurs" prédateurs étrangers !

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    Je viens d’entendre le camarade Martinez, de la CGT, préconiser de confisquer l’usine de boîtes de vitesses Ford de Blanquefort, en Gironde, plutôt que de la faire racheter temporairement par l’État comme l’envisage Lemaire, ministre de l’économie. Martinez estime que tant l’État que les collectivités locales ont suffisamment mis de fric dans cette usine – trois fois ce qu’elle vaut - pour n’avoir pas à donner un sou de plus à ce prédateur étranger (Étasunien en l’occurrence) pour l’acquérir et… la refiler à un Belge ! 850 salariés attendent la décision des autorités judiciaires… Quant à Ford, ils n’en ont rien à foutre de ces manards, ils font pareil en Allemagne d’ailleurs. Ils se replient chez eux, en Trumpland.

    On touche là à la réalité prédatrice des « investisseurs étrangers » que Macron veut à toute force attirer chez nous, auxquels il veut brader nos plus beaux fleurons, et pour lesquels il refuse obstinément de remettre l’ISF comme l’exige sans mollir les Gilets jaunes.

    Mais pourquoi notre banquier président tient-il tant à favoriser l’arrivée de fonds étrangers (essentiellement des fonds spéculatifs étasuniens, britanniques, et des pétromonarchies du Golfe arabo-persique) ? Ces investissements sont-ils vraiment indispensables ? Peut-on s’y opposer ?

    Assommées par la concurrence de pays à faible coût de main-d’œuvre, des entreprises françaises pourtant saines passent chaque jour sous la coupe de consortiums étrangers. C’est la mondialisation : circulation totale des capitaux. Aucun frein à la prédation. C’est la raison du plus fort, du plus friqué, peu importe d’où vient ce fric, même s’il est « sale »… Et la concurrence inter États pour séduire les « investisseurs ».

    On peut arguer de la logique stratégique de complémentarité de certaines fusions permettant à nos entreprises de bénéficier de synergie, d’économies d’échelle, d’accès à des savoir-faire, d’ouverture de marchés nouveaux. C’est parfois vrai et c’est sur ces bases que les collectivités territoriales s’appuient pour offrir à ces « investisseurs » des conditions privilégiées. Les régions, les villes se tirent la bourre à qui proposera la meilleure offre à ces « investisseurs ». Et l’État fait de même au niveau diplomatique international pour attirer chez nous le fric des Étasuniens, des Chinois, des Saoudiens, des Qataris. En leur concédant des avantages fiscaux et matériels invraisemblables (voir les conditions accordées par Sarko aux Qataris).

    Cette vente à la découpe est-elle positive ? On peut en douter…

    Lorsqu’une firme appartient, même partiellement, à des investisseurs étrangers, les dividendes versés vont financer les pensions des retraités nippons ou américains, enrichir des actionnaires originaires du Moyen-Orient ou alimenter des fonds souverains chinois. Or, un actionnaire consomme mais pas en France ! Cette fuite d’argent de notre circuit économique contribue à la croissance des pays destinataires des dividendes au détriment de la France. Et si les dividendes versés ne sont pas consommés mais épargnés, ils contribuent à soutenir l’investissement des entreprises des pays étrangers, souvent en concurrence avec les entreprises françaises. Ceci, combiné aux transferts de savoir-faire, on donne le bâton pour se faire battre !

    De plus, les groupes français dont le capital est partiellement détenu par des investisseurs étrangers versent davantage de dividendes à leurs actionnaires que les groupes anglo-saxons. Dans la compétition économique mondiale, nos entreprises disposent donc de capacités d’autofinancement réduites. La générosité des entreprises françaises n’est pas le fruit du hasard : les actionnaires qui réclament cette générosité, les fonds de pension américains par exemple, ont pour objectif naturel d’optimiser leur rendement à deux chiffes pour les retraités du Texas ou de Californie et ils se moquent éperdument de l’investissement et des emplois dans l’Hexagone. Depuis 2009 les entreprises du CAC40 ont en effet reversé 67,4 % de leurs bénéfices sous forme de dividendes. La France est ainsi le pays au monde où les entreprises cotées en Bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. C’est aussi deux fois plus que dans les années 2000 où les entreprises ne versaient pas plus de 30 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires ». Désormais, seuls 27,3 % des bénéfices des sociétés du CAC40 vont au réinvestissement et 5,3 % aux salariés. On est loin du schéma de partage idéal : 33 % pour les actionnaires, 33 % pour l’investissement, 33 % pour les salariés. La source des inégalités insupportables qui déchirent notre pays et dont les gilets jaunes sont une des résultantes, mais aussi la perte de compétitivité de nos entreprise par manque d'investissements sont en partie dans cette dérive du capitalisme qui n’est plus entrepreneurial mais essentiellement financier.

    Du côté des salariés, la mondialisation économique a surtout pour effet de détruire peu à peu un siècle d’acquis sociaux. L’entrée dans la vie active par un contrat temporaire devient la norme. Alors que la sécurité professionnelle est un élément central de la qualité de vie, les embauches se font aujourd’hui à plus de 90 % en CDD, en intérim ou en apprentissage. La précarité pour tout le monde, des salaires de misère, de nouvelles contraintes de productivité, de nouvelles méthodes de travail plus contraignantes, des conditions de travail dégradées.

    Oui mais, entend-on les « économistes distingués » (pas les atterrés), les entreprises françaises aussi achètent des entreprises étrangères. À part que sur le « grand marché aux entreprises », l’Hexagone est davantage cible que prédateur. Les entreprises étrangères ont acheté en un an pour 145 milliards d’euros d’actifs en France, contre 88 milliards pour les françaises à l’étranger. Il ne s’agit donc pas d’un marché équilibré profitable à tous, comme certains voudraient le faire croire.

    Alors, ci-devant président Macron, c’est pour ça, pour attirer le fric des mafias financières qui ruinent la France que tu t’arc-boutes sur la suppression de l’ISF, ce symbole qui fait de toi le « président des riches » ?

     

    Sources :

    https://www.force-ouvriere.fr/Ford-Blanquefort-un-coup-de-massue-pour-les-salaries

    http://www.editionsdutoucan.fr/livres/essais/france-vendue-decoupe#. XE7DeYXe4y4


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  • Davos. « L’âge de la colère » !

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    Coucou ! Les revoilou ! Les représentants, les valets des « Vingt-six qui possèdent autant que la moitié de l’humanité ». Comme chaque année, « ils » se retrouvent autour de plats de caviar et de viande des Grisons à Davos, station de ski réputée du pays des banquiers. « Ils », c’est le « Parasite-Club » mondial. Ce sont les 1 % qui accaparent pour eux seuls l’essentiel de la richesse mondiale. Ce sont les bénéficiaires d’une économie au service des grandes entreprises multinationales et des individus les plus riches, qui parasitent les 99 % et exacerbent les inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires. « Ils » sont les apôtres de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tous crins.

    Cette année, pas de Macron pour la France, pas de Trump pour les USA, pas de Si Jinping pour la Chine. Ça fait un peu fin de règne et sourde inquiétude. « Ma cassette ! Ma cassette ! » s’affolait l’Harpagon de Molière. Ferait-il école à Davos ? La peur gagne le camp de l’ordre établi, empêtré dans une crise globale du capitalisme. Même Christine Lagarde, patronne du FMI se fait la « pasionaria » de la lutte contre le niveau déraisonnable des inégalités. « L’âge de la colère pourrait prendre la succession de l’âge d’or du capitalisme, si rien n’est fait pour combattre les inégalités afin que les bienfaits économiques de la mondialisation soient partagés par tous et non plus seulement par quelques-uns ». Ben merde alors ! Faut qu’ils aient les flubes les « maîtres du monde » pour que la patronne de l’institution financière qui s’attaque à tout ce qui est social sur terre tienne ce discours ! Relayé d’ailleurs par d’autres grandes institutions comme la Banque mondiale et l’OCDE. Lagarde préconise même un nouveau système de taxation des entreprises et dénonce les stratégies d’optimisation fiscale « qui laissent trop peu de recettes d’impôts sur la table ». Elle s’inquiète d’une planète où coexisteront des catégories favorisées de la population « pouvant vivre jusqu’à 120 ans, quand des millions d’autres souffriront de pauvreté ». Une situation génératrice, selon elle, de colère et d’amertume, qu’elle pressent dangereuse pour l’ordre établi. L’accroissement des inégalités dans les pays développés est désormais perçu comme étant la principale menace.

    La crise sociale débouche sur de dangereuses déstabilisations politiques. De toutes natures – financière, économique, sociale et politique, mais aussi écologique –, les crises se multiplient. Une crise globale se généralise, et elle est planétaire. Toutes ont en commun de ne pas avoir de solution, faute de sortir du cadre dogmatique de pensée néolibérale. Et une question clé s’impose : comment se prémunir de risques que l’on ignore ? Ben dit donc !

    Les inégalités progressent et menacent les couches moyennes de délitement par le bas dans les pays capitalistes avancés. La fracture sociale a pris une tout autre dimension et maintenir le nez hors de l’eau des plus démunis ne la résout pas. À la dégradation généralisée des conditions de vie s’ajoute une panne de l’ascenseur social. Le sentiment prévaut que la vie sera demain moins bien qu’avant et qu’il n’y est apporté aucune amélioration. Face à cet état de fait, la colère collective se manifeste de plus en plus violemment. Les Gilets jaunes en France, qui font tâche d’huile en Europe. Les « populistes » sont au pouvoir en Italie et ailleurs en Europe.

    Autre composante inquiétante, l’obscurantisme religieux n’est plus le seul apanage des nazislamistes. Ils sont rejoints dans leurs méfaits par des dirigeants ouvertement fachos s’appuyant sur les pires sectes nazi-christianistes, comme Trump aux USA et Bolsonaro au Brésil.

    A Davos, c’est d’ailleurs Bolsonaro, le président du Brésil, qui a ouvert les travaux ! Ça donne une idée des débats…

    Pourtant le fondateur de ce forum, Klauss Schwab, semble réaliste : « Cette quatrième vague de mondialisation doit être centrée sur l’être humain, inclusive et durable. Nous entrons dans une période de profonde instabilité mondiale provoquée par le bouleversement technologique de la quatrième révolution industrielle et le réalignement des forces géo-économiques et géopolitiques. Nous avons besoin que les dirigeants de tous les groupes de parties prenantes à Davos mobilisent l’imagination et l’engagement nécessaires pour s’y attaquer. »

    Voilà de quoi conforter tous les adversaires de ce capitaliste financier ultralibéral dans leurs combats.

    « Gilets jaunes de tous les pays, unissez-vous ! »

     

    Sources :

    https://www.humanite.fr/article-sans-titre-665322

    http://www.leaders.com.tn/article/26361-forum-de-davos-2019-mondialisation-4-0-tensions-geopolitiques-et-economiques-et-ralentissement-de-l-economie-mondiale

    http://www.leaders.com.tn/article/26361-forum-de-davos-2019-mondialisation-4-0-tensions-geopolitiques-et-economiques-et-ralentissement-de-l-economie-mondiale

     

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  • À Versailles, MicMacron vend la France !

    Macron reçois à Versailles les "grands patrons" du monde en route pour Davos. Objectif: vendre la France.

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    "Approchez, approchez riches et pleins de thunes.

    Approchez, approchez et regardez, humez, touchez mes beaux produits. Il reste encore quelques beaux morceaux de France à vendre.

    Approchez, approchez. On solde, on solde, on liquide !

    On peut même vous vendre ce château de Versailles où je vous reçois. On a déjà vendu tous nos plus beaux palaces bien rentables aux Qataris, alors des vieilles pierres….

    Approchez, approchez et sortez vos dollars. Il y en aura pour tout le monde. Et surtout n’ayez pas peur de ces malodorants de Gil et John, je les enfume, je les fais gazer et matraquer par mes archers.

    Approchez, approchez mes amis les vingt-six plus riches du monde, vous qui possédez autant que la moitié de la populace de l’humanité puante.

    Approchez Messieurs Uber, Microsoft, Google, Amazon, Coca Cola, Ali Baba, etc.

    Approchez, approchez et ne craignez rien, vous pourrez « optimiser fiscalement » vos profits, mes amis de Bercy vous arrangeront le coup. Chez nous, c’est 100 milliards par an qu’on vous laisse « évader ». Et nous sommes arrangeants. Demandez à nos amis du Qatar. Sarko leur a taillé un régime bien juteux. Depuis 2008, les Qataris bénéficient d’un régime fiscal particulier : ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d’impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France. On leur a bradé non seulement le PSG, ça c’est « peanuts », c’est pour amuser la populace, mais on leur a refilé les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l’hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l’immeuble qui abritait feue le Virgin sur les Champs Élysées, l’hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l’hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l’hôtel Majestic et le Gray d’Albion, etc. Mais pas que, on leur a encore refilé 7,5 % d’EADS, de 5,6 % de Vinci, de 5 % de Veolia, de 3 % de Total, d’un peu moins de 2 % de Vivendi et de 1 % de LVMH, etc. Si vous voulez, on vous arrangera le coup, comme eux.

    On a déjà bradé nos plus beaux fleurons. C’est une tradition chez nous. Ne parlons pas d’Alstom, vous connaissez.

    Ainsi on a bradé Péchiney à Alcan qui l’a refilé à Rio Tinto qui l’a liquidé.

    On a bradé Arcelor à Mittal qui a liquidé toute notre sidérurgie.

    On a bradé les Chantiers de l’Atlantique, l’un des premiers chantiers navals du monde à des spéculateurs norvégiens qui les ont refilés à des spéculateurs sud-coréens qui les ont refilés à l’Italien Fincatieri. Pour une poignée de figue.

    On a bradé Rhône-Poulenc, notre ex-champion de la chimie. On a bradé Sanofi qui appartient à 70 % à des capitaux étrangers. On a bradé le transporteur Dentresangle. On a bradé Alcatel, qui était l’une des plus belles entreprises de haute technologie du monde. On a bradé Technip, notre champion de l’ingénierie gaz et pétrole. On est en train de brader Essilor, notre champion des verres optiques. Même Renault va se faire bouffer par les Japonais. Même Michelin est pour plus de 60 % dans des mains étrangères, particulièrement le sordide autant que cupide fond étasunien BlackRock.

    Mais il y a encore de juteuses affaires à réaliser chez nous. Tiens, on est en train de vendre nos barrages hydroélectriques. Une machine à sou formidable ! Profitez de l'aubaine !

    Et puis, il n’y a pas que nos grosses boîtes qui sont à rafler. Nous avons aussi de nombreuses pépites. Vous voulez des exemples ? Tiens, voilà Marionnaud, distributeur de parfums et de cosmétiques, bouffé par les chinois de Hong-kong. Le premier fabriquant mondial de ski, Rossignol a été bouffé par l’étasunien Quicksilver. Il a pris la trésorerie,le savoir-faire, le carnet de commandes, la clientèle, le prestige de la marque puis il a délocalisé ! Et la célèbre cristallerie de baccarat, vitrine du savoir-faire et de l’art de vivre français. Bradé à un fond prédateur yankee, Starwood capital, qui l’a refilé à un fond spéculateur chinois Fortune Fountain Capital.

    Vous voulez encore des exemples ? Tenez, Lanvin, prestigieuse maison de couture, bradé aux Chinois. Christian Lacroix, largué à des Étasuniens. Courrèges bradé à des Étasuniens.

    Pareil dans les industries de pointe. Par exemple l’entreprise Altis, l’un des spécialistes mondiaux des semi-conducteurs utilisés dans des secteurs d’activité très diversifiés comme les cartes à puce, la téléphonie mobile, l’informatique ou l’automobile. Croquée par l’allemand X-Fab.

    Et même dans l’économie numérique il y a à manger. Ainsi le site Meetic, leader en France et en Europe du service de rencontres en ligne, bouffé par l’étasunien Match.com.

    Et il y en a d’autres, pourtant bien connus, comme les verres de tables Duralex, les célèbres papiers Canson, les matelas Epéda, la verrerie Cristallerie d’Arques…

    Et vous n’êtes pas obligés de rester. Faites comme Mittal, comme Continental, comme Ford : vous achetez pas cher, vous récupérez tout le gras puis vous fermez et vous laissez les problèmes sociaux au gouvernement. On se débrouillera à les enfumer.

    Venez, venez, amis prédateurs, on peut tout faire chez nous."


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