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économie - Page 5

  • Il y en a qui se goinfrent des fromages de la république ? Allons, allons…

     

     

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    Je viens d’entendre ce matin la ci-devant Royal Ségolène ramer, ramer, ramer comme autrefois les Shadoks pompaient, pompaient, pompaient…

    Elle ramait énergiquement comme si elle voulait rejoindre l’antarctique depuis l’arctique en kayak !

    Jeune retraitée (« Par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, en date du 17 mars 2017, Mme Marie-Ségolène Royal, premier conseiller du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel, est réintégrée et admise, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la retraite, à compter du 1er mai 2017. ») Mme Royal met son expérience et sa pugnacité au service des pôles. Mais elle s’est fait allumer par une enquête du service investigation de radio-france et ça ne lui plaît pas.

    Ce n’est pas la plus mauvaise l’amie Ségo. J’ai voté et fait voter pour elle contre Sarko en d’autres temps. Mais là, elle envoie le glaçon un peu loin, de s’offusquer de voir étaler au grand jour quelques savoureux fromages de la république. Parce qu’elle n’est pas la seule Dame Royal à picorer dans un de ces calendos ré » publicains. On trouve sur la Toile de nombreuses informations sur ces sinécures aussi grasses que douteusement utiles.

    Savez-vous qu’il existe des « ambassadeurs thématiques » ? Ces personnalités, rattachées au ministère des Affaires étrangères, bénéficient d’un titre prestigieux mais n’ont aucune ambassade proprement dite. Elles sont chargées de représenter la France, de coordonner des actions, ou encore de négocier des accords sur des sujets transversaux comme l’environnement, la lutte contre le terrorisme, les droits de l’Homme ou les questions frontalières.

    Liste des ambassadeurs thématiques en poste*

    Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation
    Mme Catherine BRECHIGNAC – Personnalité non titulaire du ministère des Affaires étrangères et non rémunérée par le ministère des Affaires étrangères.

    Ambassadeur délégué à l’environnement
    M. Xavier STICKER – Diplomate

    Ambassadrice chargée de l’adoption internationale
    Mme Odile ROUSSEL – Diplomate

    Ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée
    M. Nicolas GALEY – Diplomate

    Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l’Océan indien
    M. Luc HALLADE – Diplomate

    Directeur du Centre de crise et de soutien, Ambassadeur à la gestion des crises à l’étranger
    M. Patrice PAOLI – Diplomate

    Ambassadeur chargé des relations sociales internationales
    M. Claude JEANNEROT – Personnalité non titulaire du ministère des Affaires étrangères et non rémunérée par le ministère des Affaires étrangères.

    Ambassadrice chargée de la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine-syndrome de l’immunodéficience acquise (VIH-sida) et les maladies transmissibles.
    Mme Michèle BOCCOZ – Diplomate

    Ambassadeur chargé de la stratégie internationale en matière de lutte contre le terrorisme
    M. Patrick MAISONNAVE – Diplomate

    Ambassadeur pour le partenariat oriental de l’Union européenne et de la Mer Noire, coprésident du Groupe de Minsk
    M. Stéphane VISCONTI – Diplomate

    Ambassadeur pour les droits de l’Homme, chargé de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire
    M. François CROQUETTE – Diplomate

    Ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières
    M. Maxime LEFEBVRE – Diplomate

    Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques.
    Mme Brigitte COLLET – Diplomate

    Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane
    M. Jean-Bernard NILAM – Personnalité non titulaire du ministère des Affaires étrangères mais rémunérée par le ministère des Affaires étrangères

    Ambassadrice pour les pôles
    Mme Ségolène ROYAL - Personnalité non titulaire du ministère des Affaires étrangères et non rémunérée par le ministère des Affaires étrangères.

    Pierre BUHLER, diplomate - Président de l’Institut français, Ambassadeur chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France.
    Nomination à venir

    Christophe LECOURTIER - Directeur général de Business France, Ambassadeur aux investissements internationaux

    Combien coûtent-ils à la république, c’est-à-dire à nous, les cochons de payants ? On est dans le flou le plus absolu selon Capital qui a enquêté. La sénatrice UDI Nathalie Goulet interrogée dans le magazine de FR3 « Pièces à conviction », qui a déposé de 2008 à 2014 des amendements pour demander plus de transparence, estime qu’ont souvent été nommés des « gens en mal d’exotisme à des postes qui ne correspondaient à rien ». Du copinage, en somme. Et pourtant, en tant que sénatrice elle sait de quoi elle parle, parce qu’au Sénat… Demandez aux jardiniers, aux chauffeurs et aux agents d’entretien à 6.000€/mois.

     

    Bon. Laissons ramer notre Ségo nationale et intéressons-nous à d’autres succulents fromages de la république.

    Directeur/Président de la Cnil, 160 000 €/an

    Directeur/Président du CSA, 188 000 €/an

    Gouverneur de la Banque de France : François VILLEROY de GALAU 37 580 €/mois + indemnité logement 5 643 €/ mois

    Les deux sous-gouverneurs ont touché 223 255 € en 2016.
    Vice-Président du conseil d’État 65 ans et toujours en activité (si l’on peut dire..) Bruno LASSERRE 16 170 €/mois plus…

    Présidente de la CNIL : Isabelle Falque-Pierrotin 160 890 €/an

    Président de l’Autorité des marchés financiers Robert OPHELE 238 735 €/an
    Présidente de l’autorité de concurrence Isabelle SILVA 14 800 €/mois

    Président de la société du Grand Paris : Thierry DALARD 17 000 €/mois
    Président du centre technique du bâtiment : Etienne CREPON 16 330 €/moi

    Directeur du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz : Philippe NICOLA 12 000 €/mois
    Directeur général de l’AFPA : Jean-Pierre GENELAY : 16 230 €/mois

    Présidente de la réunion des musées grand Palais : Sylvie HUBLAC 16 000 euros/Mois

    Chargé de promouvoir l’internationalisation de l’économie Française : Christophe LECOURTIER 16 000 €/mois
    Pésident de l’ADEME : Arnaud LEROY 15 830 €/mois

    Président de l’INA : Laurent VALLET 15 400 € /mois

    Président de l’Agence de Rénovation Urbaine : Olivier KLEIN 14 290 €/mois

    Présidente de la commission de débat public : Chantal Jouanno 14 666 €/mois (celle qui a refusé d'organiser le Grand débat !)

    Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France : 21 290 €/mois nets

    Secrétaire général du ministère des Finances : 15 710 €/mois nets

    Vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), patron du corps des Mines : 14 200 €/mois

    Chef de l’Inspection générale des finances (IGF) : 12 955 €/ mois nets

    Président du domaine de Chambord : Augustin de Romanet 450 473 €/an en tant que PDG de ADP (Aéroports de Paris)

    Directeur général de CNP Assurances : Frédéric LAVENIR a touché une rémunération de 450 000 € en 2016

    Président de l’Institut du monde arabe (déficit de 3 millions/an) Jack LANG 120 000 €/an.

    Vice-président du Conseil d’État : 16 170 € nets

    Président de l’Autorité de la concurrence : 14 800 € nets

    Premier président de la Cour des comptes : 14 750 € nets

    Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Île de France : 16 700 à 17 500 € bruts

    Président de la Société du Grand Paris (SGP) : 17 000 € bruts

    Directeur général de Sciences Po Paris : 16 670 € bruts

    Président du Centre scientifique et technique du bâtiment : 16 330 € bruts

    Directeur général de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) : 16 230 € bruts

    Président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais : 16 000 € bruts

    Directeur général de Business France : 16 000 € bruts

    N’oublions pas les énarques de BERCY : ils sont 600 hauts fonctionnaires qui touchent un salaire supérieur à 15 000 €/mois (et certains beaucoup plus…)

     

    Alors ! De quoi il se plaignent les gilets jaunes ?

    Ils n'ont qu'à traverser la rue pour trouver un bon job ! Mouais… A condition d'être du bon côté du manche.

     

    Sources :

    https://entrepreneurs-pour-la-france.org/Edito/article/Salaires-et-remunerations-de-quelques-hauts-fonctionnaires

    https://lannuaire.service-public.fr/gouvernement/administration-centrale-ou-ministere

    https://www.capital.fr/economie-politique/des-ambassadeurs-bien-mysterieux-payes-par-le-contribuable-1237299

    http://www.wikistrike.com/2019/11/segolene-royal-s-est-elle-mise-les-poles-arctique-et-antarctique-dans-la-poche.html

     

     

    Illustration X - Droits réservés

  • Qu’est-ce qui vous ferait plaisir, docteur ?

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    Depuis ce matin, on entend, dans les machines à bruit, les conclusions d’une étude menée par des médecins, chercheurs et ingénieurs à l’université et au CHU de Rennes. Etude publiée non pas en France mais… ce mercredi 6 novembre dans la revue scientifique British Medical Journal !

    Il en résulte que les médecins généralistes français qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont tendance à faire « des prescriptions plus chères et de moindre qualité ». Et, à l’inverse, que ceux « qui ne reçoivent aucun avantage de la part de l’industrie pharmaceutique sont associés en moyenne à de meilleurs indicateurs établis par l’Assurance Maladie quant à l’efficacité de leurs prescriptions, et celles-ci coûtent globalement moins cher ». C’est quoi ces cadeaux ? Ben ça peut aller d’un bn gueuleton offert à une invitation à un congrès sus les palmiers. Ça crée des liens de sympathie… et de renvoi d’ascenseur !

    Eh, attention, pas d’amalgame, pas de stigmatisation ! Ces résultats ne démontrent pas de lien de cause à effet mais « renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes » disent les auteurs de l’étude qui rajoutent, que « cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n’est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité ». L’étude met aussi en évidence qu’«en moyenne », « le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage […] est associé à des prescriptions moins coûteuses, plus de prescriptions de médicaments génériques par rapport aux mêmes médicaments non génériques » (pour trois types de médicaments), « moins de prescriptions de vasodilatateurs et de benzodiazépine pour des durées longues », dont l’usage est déconseillé par l’Assurance Maladie.

    Et comment ils ont trouvé tout ça les chercheurs de Rennes ? Ben, ils ont croisé deux bases de données : la première est le portail Transparence Santé, sur lequel doivent être déclarés tous les « liens d’intérêt » des professionnels de santé, et notamment les équipements, repas, frais de transport ou d’hôtel offerts par des entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.), à partir d’un montant de 10 €. La seconde base est le Système national des données de santé (SNDS) qui recense consultations, actes médicaux, prescriptions de médicaments et hospitalisations remboursés en conservant l’anonymat des assurés. L’étude concerne les prescriptions de 41 000 médecins généralistes (sur 102 000), ce qui lui donne une fiabilité.

    Les labos pharmaceutiques dépensent 27 % de leurs CA pour la promo, plus que pour la recherche. Les dépenses marketing, comprenant également les frais d’administration, ont atteint 276,1 milliards de dollars en 2014. Les dépenses de recherche et développement des 131 plus gros laboratoires pharmaceutiques mondiaux se sont élevées à 135 milliards de dollars en 2014 d’après les chiffres exclusifs de GlobalData Health. 14 % de leur CA voir http://www.pharmaceutiques.com/phq/mag/pdf/phq138_36_dossier.pdf

    Deux fois plus de fric pour inciter la population à acheter des médicaments que pour chercher et développer des médicaments nouveaux et efficaces !

    Sacrés labos, va ! Tous les laboratoires pharmaceutiques ont mis en place des doubles et triples comptabilités. Si cette pratique est légale (?!), elle a pour but de rendre impossible la moindre visibilité.

    La première comptabilité est destinée au fisc et abaisse le bénéfice fiscal par des politiques d’optimisation et de prix de transferts insultant la raison. La deuxième est pour le management local, et permet uniquement de suivre les dépenses (marketing, promotion…) et les ventes. La dernière est pour le groupe, qui suit et pilote ses marges réelles sur les produits vendus partout dans le monde avec une extrême attention. Ces marges réelles, produit par produit ne sont pas rendues publiques. Secret des affaires, vous répondra-t-on. Mais quand votre unique client est la Sécurité sociale qui a financé des années de bénéfices record et que vos produits sont achetés pour sauver des vies, cette opacité est-elle justifiable ?

    Pour se faire une idée de la profitabilité globale d’un laboratoire, il est possible de regarder leur rapport annuel, public et disponible sur internet en quelques clics : on pourra constater que l’industrie pharmaceutique est plus rentable que la banque, les télécoms, la finance, le luxe, l’énergie. Ces profits sont ceux réalisés après financement de la R & D (largement subventionnée avec nos sous en France), et ne servent qu’à la rémunération des actionnaires ou au rachat de concurrents, et non au financement de la recherche, comme veulent le faire croire les laboratoires dans leur communication publique.

    Tè, c’est à vous dégoûter d’être malade…



    Sources :

    https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/les-medecins-recevant-des-cadeaux-des-laboratoires-pharmaceutiques-font-des-prescriptions-plus-cheres-et-de-moindre-qualite-d-apres-une-etude_3690753.html

    https://rmc.bfmtv.com/emission/ils-prescrivent-plus-et-moins-bien-ce-que-l-on-sait-des-medecins-qui-recoivent-des-avantages-des-laboratoires-pharmaceutiques-1800390.html

    https://www.alternatives-economiques.fr/labos-pharmaceutiques-champions-de-lopacite/00082283#footnote2_27j0dba

    https://www.alternatives-economiques.fr/labos-pharmaceutiques-champions-de-lopacite/00082283#footnote2_27j0dba

    www.journaldunet.com/economie/sante/1162469-les-laboratoires-pharmaceutiques-qui-depensent-le-plus-en-r-d-et-marketing/

    https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/main ; jsessionid = AFA4D0067D3422D35C04AF96CE0AFF65 ? execution = e1s1



    Illustration : merci à Frizou

  • Nucléaire : une bonne et deux mauvaises nouvelles…

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    Pendant que les me (r) dias de grande diffusion s’enferraient et nous enfumaient avec les péripéties croquignolesques de Xavier de Ligochépakoi, trois nouvelles importantes – une bonne et deux mauvaises - sont passées inaperçues. Les trois concernent l’industrie nucléaire.

    La bonne nouvelle : l’enterrement de la dénommée Astrid, joli nom pour une belle horreur. En fait le réacteur dit de « 4e génération » n’était qu’une pure invention publicitaire de l’industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » n’était en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l’industrie nucléaire. Le réacteur de 4e génération c’était le retour des surgénérateurs de type Superphénix. Un bide retentissant s’il en est et un danger pour des milliers de générations. Superphénix, démarré en 1986, arrêté en 1997 après 53 mois de fonctionnement et de nombreux déboires graves, n’ayant même pas fourni l’électricité nécessaire à son fonctionnement ! Sa construction et son entretien avaient coûté 12 milliards d’euros et son démantèlement est actuellement un casse-tête. Au point que des têtes d’œufs envisageraient carrément une solution Tchernobyl : un sarcophage acier et béton au-dessus du monstre, le tout recouvert de terre. Avec des arbres et des petits oiseaux à trois becs et cinq ailes ! Ils seraient pittoresques nos nucléocrates s’ils n’étaient pas si nuisibles et dangereux…

    De profondis Astrid…

    La belle nous aura tout de même coûté plus de 700 millions engloutis en pure perte (c’est la tradition dans le nucléaire de jeter NOS sous par les fenêtres). Applaudissons tour de même chaleureusement les responsables qui ont enfin fermé ce robinet-là.

    Mais logiquement l’abandon d’Astrid devrait s’accompagner de l’arrêt de la filière plutonium, puisque Astrid n’avait pour but que de « brûler » les tonnes de déchets qu’est le plutonium, l’horreur intégrale. Et donc d’arrêter de produire ce plutonium puisque la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague - usine hyperpolluante – ne se justifiait que par la filière « surrégénération », sa finalité étant de fabriquer du combustible pour les surrégénérateurs. Cet arrêt n’est pas prévu. Bonjour la cohérence !

    La mauvaise nouvelle : mercredi matin (9 octobre 2019), EDF a annoncé par communiqué que l’addition du chantier EPR de Flamanville allait encore augmenter de 1,5 milliard d’euros pour atteindre les 12,4 milliards et que le réacteur entrerait – au mieux - en service à la fin de 2022 !

    Malgré toutes leurs manœuvres contre l’ASN (autorité de sûreté nucléaire), tous leurs dénis, les responsables d’EDF savent depuis longtemps qu’il y a des problèmes de qualité de soudure. Et une soudure qui pète dans la cuve de confinement, bonjour les dégâts ! Saluons le courage et la résilience de l’ASN qui a su résister à toutes les pressions et ne pas transiger sur la sécurité nucléaire. Mais depuis des années, l’État et la haute fonction publique couvrent toutes les dérives de la toute-puissante mafia des nucléocrates. Tous se tiennent et se protègent.

    Notons que ce fiasco tant technologique que financier a dix ans de retard (il devait être mis en service et 2012) et coûtera quatre fois plus que les 3,5 milliards initialement annoncés. Ils seraient pittoresques ces nucléocrates s’ils n’étaient pas si dépensiers…

    Le gouvernement aura-t-il enfin le courage d’arrêter la sinistre plaisanterie de l’EPR. Qui lo sa ? On peut toujours espérer.

    La deuxième mauvaise nouvelle. Il ne faudrait surtout pas croire que l’abandon raisonnablement progressif et calculé du nucléaire soit à l’ordre du jour : les nucléocrates vont sortir une nouvelle carte de leur manche : le réacteur Hualong ! Que saco ? Il s’agit d’un ersatz d’EPR mais… chinois ! Cette technologie est issue de la collaboration entre les deux grands groupes nucléaires chinois, la China National Nuclear Corporation (CNNC) et la China General Nuclear (CGN).

    Également appelé réacteur ACP1000, il s’agira donc du premier réacteur nucléaire chinois de 3e génération à voir le jour. Plus petit que son homologue français, l’EPR et ses 1,700 MW, le réacteur chinois de nouvelle génération affichera une puissance de 1,000 MW.

    Alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron avait signé discrètement un accord avec le groupe chinois CGN afin que la filière nucléaire française puisse utiliser les technologies chinoises.

    Ah ! Puisqu'on est, cerise sur le yellow cake britiche, EDF a annoncé discrètement, il y a quelques semaines, que le « fabuleux » chantier d’Hinkley Point en Grande-Bretagne allait coûter plus cher que prévu, « entre 21,5 et 22 milliards de livres sterling » (24 et 24,5 milliards d’euros), en raison de l’allongement des délais sur le chantier... La routine quoi. Et qui qui va payer ?

    La programmation raisonnable de l’abandon nucléaire ne passera donc pas par Macron. Celui-ci est un fervent adepte de cette filière de mort. Il a pesé tant qu’il a pu, lorsqu’il était en poste au secrétariat de l’Élysée puis au ministère de l’économie, sous François Hollande, pour trouver dans nos poches les 4,5 milliards de recapitalisation et autant dans les poches d’EDF pour sauver Areva de la faillite. N’a-t-il pas choisi comme Premier ministre Édouard Philippe qui a été directeur des affaires publiques du groupe Areva pendant sa pire époque, entre 2007 et 2010 ?

    Bon. Pour se débarrasser du nucléaire, il faudra, d’abord, de débarrasser de Macron…

     

    Illustration X - Droits réservés