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économie - Page 7

  • Au bistro de la Toile : « Allo, à l'eau... »

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    - … teng ! Je peux plus arroser mon jardin Loulle. Interdiction préfectorale. D’ici qu’ils t’empêchent de mettre un peu de flotte dans ton pastaga, y a pas loin !

    - Pourtant Victor, moi l’eau je n’en abuse pas, je la respecte. D’ailleurs je n’en bois jamais et pour ma toilette je pratique le nettoyage à sec : je me gratte !

    - Je retrouve bien là ton grand sens civique Loulle. Pourtant la France et l’Europe souffrent d’une succession de vagues de chaleur intense. Il y a un rationnement de l’eau dans certains départements, dont le nôtre, et des risques d’incendie dans de nombreux endroits. Les grandes villes comme Paris souffrent de températures records jamais enregistrées auparavant et la consommation d’eau ne fait qu’augmenter. D’autre part, les glaciers fondent à une vitesse croissante et l’eau devient de plus en plus rare. Les ressources en eaux souterraines, dont beaucoup d’eaux fossiles, constituent une réserve importante pour l’avenir et devraient rester intactes. Mais la cupidité des sociétés de mise en bouteilles fait qu'elles acquierentt de plus en plus de sources d’eau. Regarde dans les grandes surfaces la file des imbéciles qui achètent à prix d’or de la flotte embouteillée dans du plastique alors que celle du robinet est plus saine et quasi gratuite. La situation est la même partout sur la planète : les eaux non polluées restantes sont de plus en plus entre les mains de quelques entreprises.

    - C’est vrai. J’ai lu quelque part que dans la ville de Vittel la situation est absurde : des études effectuées par des agences du gouvernement français indiquent que l’aquifère duquel la population de Vittel puise son eau et où Nestlé collecte également des bouteilles d’eau sous le nom de « VITTEL » risque de s’épuiser. L’aquifère n’est pas en mesure de répondre aux demandes à long terme de la population locale et de la société d’embouteillage de Nestlé. Et qu’est-ce qu’ils ont trouvé, les têtes d’œuf du gouvernement ? La solution proposée par les autorités françaises : construire un pipeline d’environ 50 km de long pour chercher de l’eau dans une région voisine de Vittel afin de répondre aux besoins de la population, ceci pour laisser Nestlé libre d’exploiter à son seul profit et au détriment des populations locales les eaux de l’aquifère de Vittel !

    - Si de tels problèmes se produisent en France, on imagine ce qui doit se peut arriver dans des pays beaucoup plus fragiles dans leur organisation sociale et politique ! On touche là du doigt la privatisation de cette ressource essentielle qu’est l’eau. Le secteur des entreprises transnationales s’organise et s’articule très consciemment à divers niveaux de gouvernement pour faire en sorte que ses demandes et ses propositions politiques soient satisfaites.

    - Eh ! Les lobbies de la flotte font la loi, inspirent les lois. Nationales mais aussi internationales.

    - Tu crois pas si bien dire Loulle. En février dernier, le Gouvernement suisse a annoncé la création d’une fondation à Genève, dénommée « Geneva Science and Diplomacy Anticipator » (GSDA). L’objectif de cette nouvelle fondation est de réglementer les nouvelles technologies, des drones aux voitures automatiques, en passant par le génie génétique. Cette Fondation doit « anticiper » les conséquences de ces avancées pour la société et la politique. La Fondation sera également un pont entre les communautés scientifique et diplomatique, d’où son positionnement stratégique à Genève, qui abrite plusieurs organisations internationales, des Nations Unies à l’Organisation mondiale du commerce. En fait cette « fondation » est un puissant lobby inspiré et dominé par Nestlé, l’une des principales multinationales de l’alimentaire et en particulier de l’eau. Société suisse. Le président de cette nouvelle fondation n’est autre que l’ancien PDG de Nestlé, le ci-devant Peter Brabeck-Letmathe. Le vice-président est Patrick Aebischer, ancien président de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Or il se trouve que le ci-devant Patrick Aebischer est également membre du comité directeur des sciences de la santé Nestlé depuis 2015, créé en 2011 par Nestlé et situé sur le campus de l’EPFL. Le choix de Peter Brabeck est un exemple du "partenariat" toujours plus étroit entre les gouvernements et les grandes entreprises transnationales, qui a conduit à la création d’une oligarchie des entreprises internationales qui prend progressivement le pouvoir au sein des démocraties occidentales. Le choix de Brabeck de présider cette Fondation indique que le but réel de cette initiative est précisément d’empêcher toute forme de réglementation gouvernementale susceptible de limiter les bénéfices tirés des avancées technologiques du secteur privé. L’objectif principal de ce genre de « fondation » - comme celles de Bill Gates et autres milliardaires soi-disant altruistes - est de défendre et de soutenir le secteur privé. Ce que l’on peut attendre de cette fondation, ce sont des propositions « d’autorégulation du secteur privé » dans les cas de conflits trop explicites. Ben voyons, on va les croire…

    - Eh oui Victor. Ces « fondations » représentent une menace énorme pour la démocratie. Allez, buvons un coup pour oublier. Mais pas de l’eau, fait l’économiser : du rosé de Tavel bien frais.


    Illustration: merci au regretté Chimulus

  • Ci-devant député français, CETA toi de rejeter le « CETA »

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    « Provisoirement » adopté contre la volonté des populations depuis maintenant deux ans – ce qui donne une idée de la conception de la démocratie vue par les « bruxelloligarques » - le CETA (Canada-Europe unie Trade Agreement) met ce mercredi les députés face à leurs responsabilités. Vont-ils autoriser la malbouffe canadienne (bœufs bourrés d’hormones de croissance et d’antibiotiques) pourrir la santé des Français ? Vont-ils ouvrir la porte à des bestiaux nourris aux farines animales, celles-là même qui ont donné la « vache folle » britannique ? Vont-ils saloper un peu plus le climat avec des cargos ultra-polluants pour des échanges commerciaux inutiles ? Vont-ils permettre à des multinationales prenant des dimensions d’états privés de mettre à bas les lois de la France si elles menacent leurs profits réels ou projetés à travers des tribunaux privés ?

    Pendant qu’en France on sodomise les diptères avec les magouilles des homards de Rugy, les eurotrafiquants de Bruxelles sodomisent – eux – toutes les populations de l’Europe. Ceci à la suite de l’approbation en 2017 par les députés membres de la commission « commerce » de l’exécrable projet de traité global avec le Canada connu sous le vocable de CETA. Il faut dire que la majorité des membres de cette « Commission commerce » comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

    Les députés européens du Parlement européen de Strasbourg leur ont emboîté le pas alors que le traité de Lisbonne donne à cette institution un droit de veto sur les traités commerciaux.

    L’Union Européenne a une conception pour le moins « pittoresque » de la démocratie. Ainsi, suite au feu vert à Strasbourg, le CETA est entré en vigueur, de manière provisoire, dès avril 2017 ! Considéré comme un traité « mixte », il devra ensuite être voté par l’ensemble des parlements nationaux – et parfois, régionaux – au sein des 28, pour rendre son approbation définitive. Nous en sommes là.

    Qui a décidé d’un truc pareil ? Où a-t-on vu qu’un texte législatif était appliqué « provisoirement » avant d’être voté ? Un provisoire qui dure !

    Le CETA, c’est le cheval de Troie des États-Unis. En effet, avec le CETA, les USA exporteront ce qu’ils veulent via le Canada tout en se permettant de refuser l’importation de tout ce qu’ils veulent. Naïveté de l’U.E. ? Konnerie ? Où complicité des « eurotrafiquants » achetés par les armées de lobbies sévissant à Bruxelles pour le compte des multinationales et de la finance ?

    Le CETA « un bon accord » proclame ses thuriféraires. C’est archi faux :

    1. L’enjeu du CETA est de s’attaquer aux « obstacles au commerce ». Comprenez : aux réglementations, y compris dans des domaines sensibles comme l’alimentation, l’environnement, la santé, ou encore les droits sociaux. Ce traité aura donc un impact durable sur notre vie quotidienne, bien au-delà des questions commerciales.
    2. En donnant des pouvoirs exceptionnels aux multinationales, le CETA met en danger la capacité de nos institutions démocratiques à décider librement de politiques d’intérêt général : on risque la paralysie et un nivellement par le bas. Par exemple, un étiquetage plus complet des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation deviendraient quasiment impossibles avec l’adoption de cet accord.

    3. Le CETA offre la possibilité aux investisseurs étrangers d’attaquer les États devant des tribunaux d’arbitrage, au motif que des décisions politiques affecteraient leurs bénéfices, réels ou attendus. Le risque pour l’État d’être condamné à payer des dommages et intérêts peut le dissuader de prendre des décisions d’intérêt général pourtant importantes.
    4. Le CETA ne s’arrête pas là et donne à un « comité » de personnes non élues voix au chapitre sur les réglementations en Europe et au Canada, sans légitimité démocratique. Les lobbies industriels, très influents, seront bien sûr très largement consultés par ce comité.

    5. Mais cela n’est pas tout… Nous avons autrefois été protégés de la vache folle, du recours à certains antibiotiques en élevage, du bœuf aux hormones, grâce au principe de précaution inscrit dans nos textes européens. Or, il n’est pas du tout garanti dans le CETA ! C’est très grave car ce principe permet d’écarter du marché ce qui comporte un risque pour notre santé. Tout cela est sérieusement remis en question par cet accord. Quel peut être l’impact ?

    • Pesticides : le CETA propose de s’aligner sur des normes de protection a minima, qu’il ne serait ensuite plus possible de changer ;
    • Perturbateurs endocriniens : retards accumulés par la Commission européenne pour définir des critères d’évaluation de ces substances toxiques et prendre des décisions pour protéger notre santé ;
    • OGM : Avec le CETA, il deviendrait quasi impossible d’introduire un étiquetage plus exigeant, un étiquetage des sous-produits de l’élevage tels que le lait, les œufs ou la viande issus d’animaux nourris à l’aide d’aliments génétiquement modifiés.. De même, il sera très difficile de faire interdire de nouveaux types d’OGM à l’avenir.

    Quant aux bénéfices promis, ils restent très hypothétiques… La Commission européenne parle d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de moins de 2 euros par mois et par habitant d’ici 10 ans…

    Et on sacrifierait le principe de précaution et la démocratie pour 2 euros ?

    Faisons pression sur nos députés. http://www2.assemblee-nationale.fr/qui

    N’oublions pas que l’on n’agit pas, on subit !


    Illustration X - Droits réservés

     

  • L’insupportable absorption de Renault par des prédateurs italoyankees : arnaque ou complot ?

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    Un canard boiteux italoyankee – FCA – va-t-il bouffer Renault, entreprise emblématique du savoir-faire français ? C’est ce qui se profile à l’horizon. Et, circonstance aggravante, avec la complicité de nos gouvernants.

    Derrière le terme bucolique de mariage, de fusion à égalité, c’est d’un véritable hold-up dont il s’agit. L’entreprise financiarisée à mort FCA profite du fait que l’action Renault a été fortement bousculée par ses problèmes avec son « fiancé » actuel, le nippon Nissan, pour proposer cette fusion, basée sur la seule valeur boursière de ces deux entreprises. Mais l’affaire Ghosn a fait passer l’action Renault de 85 euros à autour d’une cinquantaine d’euros. La valeur boursière de Renault n’est plus actuellement que de 14,8 milliards d’euros, celle de Fiat de 19,9 milliards d’euros. Sans l’embrouille autour de Ghosn (orchestrée par qui ?), la valeur boursière de Renault serait largement au-dessus de celle de Fiat. Odeur d’arnaque, parfum de complot ?

    Fiat est un canard boiteux parce qu’elle construit des voitures d’hier (les séries Fiat 500) et se gargarise de voitures d’avant-hier (les esbroufantes mais moribondes Ferrari, Maserati, Alfa Roméo). Son seul fleuron est étasunien, c’est Jeep, encore un ridicule 4x4 du passé, de même que le boulet Dodge. Elle est notoirement hors du coup concernant les véhicules électriques. Les financiers qui la dirigent ne pensent que capitalisme pur et dur et profit our les actionnaires. Acoquinés à la famille Agnelli, ils couvent d’un œil de vautour l’avance de Renault en matière de véhicules du futur (électriques, autonomes, voire à hydrogène). Si cette opération, dans les conditions actuelles, se fait, ils vont mettre pour une poignée de figues (15 milliards) la main sur des pépites technologiques et la palanquée de brevets développés par Renault et Nissan. Les seuls actifs boursiers de Renault (ses parts de Nissan, de Daimler, sa juteuse banque de financement) dépassent largement le fric que FCA va mettre dans la corbeille trouée du mariage ! Autrement dit les financiers italoyankees vont s’approprier pour rien les brevets, le savoir-faire du personnel, les centres de recherches, la notoriété, le fonds de commerce, la clientèle, les réseaux, les usines, les équipements. Renault n'est pas qu'une entreprise, c'est un symbole de l'entreprenariat industriel à la française. Autrefois « il ne fallait pas désespérer Billancourt »… Tè, fume !

    Le patron sera le petit-fils d’Agnelli, le dénommé John Elkann. Le siège sera aux Pays-Bas. Le fric ne viendra pas d’Italie mais des États-Unis. Pourtant les crétins des me (r) dias se gargarisent : « la France séduit les Américains et devient plus « attractive » que l’Allemagne. » Ben voyons ! L’ouverture totale des frontières offre aux sociétés financières, industrielles ou de services, majoritairement états-uniennes la possibilité de faire leur marché en Europe. C’est ce qu’on appelle la globalisation, la mondialisation prédatrice à la sauce dollar. Résultat : la liste des entreprises françaises qui passent sous pavillon étranger, surtout étasunien, s’allonge, s’allonge… Rachetées pour être dépouillées de leur savoir-faire, de leur clientèle, de leurs brevets, de leurs actifs, de leur trésorerie, puis fermées, laissant les salariés sur le carreau. Ford à Blanquefort, General Electric entre autres exemples…

    Les dés sont pipés puisque les Étasuniens achètent avec de la monnaie de singe, le dollar, sorti de la planche à billets de l’oncle Sam. Elles n’ont pas été « achetées » mais razziées avec de la fausse monnaie.

    Les entreprises étasuniennes prédatrices sont bourrées de thunes qu’elles volent doublement : - elles « optimisent » leur fiscalité, c’est-à-dire qu’elles volent le fisc en France. Mais si elles rapatriaient leurs bénéfs aux États-Unis, elles devraient payer 35 % au fisc étasunien. Ce qu’elles ne veulent pas. Elles se trouvent donc à la tête d’une montagne de pognon planqué dans des paradis fiscaux, avec lequel elles font leur marché en France et en Europe.

    Ces investisseurs étasuniens n’ont qu’un dieu : le fric, qu’une exigence : le maximum de rentabilité pour les actionnaires. Au détriment du développement de l’entreprise et, bien sûr, de l’emploi. Les patrons voyous imposés par les actionnaires étasuniens n’ont dès lors pas d’états d’âme pour délocaliser les entreprises là où la main-d’œuvre coûte le moins. S’ensuivent le déplacement des sièges sociaux, des centres de recherche, la rupture avec les sous-traitants français, tuant des entreprises…

    C’est ce qui est arrivé autrefois à Péchiney, à Alcatel, plus récemment à Alstom et c’est ce qui risque d’arriver à Renault.

    Mais comment nos « dirigeants » d’entreprises peuvent-ils être aussi kons ? Et pourquoi nos « politiques » sont-ils complices ? Mystère…

    À rapprocher peut-être du fait que Jean-Dominique Senard, l’actuel patron de Renault, ancien de Michelin, connait bien John Elkann, petit-fils et un des héritiers Agnelli, PDG prévu de la fusion FCA-Renault. Ils se sont connus… au grand raout Bilderberg qui s’est tenu l’an dernier à Turin, fief des Agnelli.

    On peut comprendre cette complicité de classe entre les membres de cette maffia en costards Gucci se prétendant les maîtres du monde. Mais quid du gouvernement français qui approuve cette prédation ? Ben, devinez où est allé Lemaire, notre insipide ministre de l’économie, entre le 30 mai et le 2 juin ? À Montreux, en Suisse. Où ? Au festival de l’humour ? Non : à la session 2019 de la maffia Bilderberg qui s’est tenue cette année dans cette ville. Aurait-il reçu comme conseil (ou consigne ?) d’aider à cette fusion dont un des effets sera de quasiment éliminer l’État français de la direction de la nouvelle entité ?

    Les administrateurs de Renault se sont donnés un jour de réflexion de plus.

    Ouate Inde scie…

     

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