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nucléaire

  • Il blasphéma Sainte-Greta

    Imprécations hugoliennes

    tempête hugolienne.jpg

     

    Il neigeait. Les poteaux croulaient sous la tempête.

    Et le cosmos tonnait comme quand les dieux pètent.

    De tous les horizons, de tous les firmaments,

    Déclenchés par Éole tourbillonnaient les vents,

    Arrachant les forêts, déracinant les chênes.

    La Nature en furie rugit et se déchaîne

    S’acharnant sur la Drome, et l’Ardèche, et le Rhône

    Pour punir les blasphèmes vaniteux d’un seul homme.

    La terre se convulse et ouvre ses entrailles

    Avalant goulûment les gens et le bétail.

    Et la faille du Rhône se fend comme un brugnon,

    Engloutissant Tournon, Valence et Avignon.

    Au village de Plats a surgi un volcan

    Vomissant feux et laves dans un furieux boucan.

    Tricastin et Cruas, ces folies nucléaires

    Explosent, éjaculant dans tous les atmosphères

    Becquerels et röntgen, sournois rayons de mort

    Jetant leurs servants dans des gouffres de remords.

    Enfin pour achever le malheur sur ces terres

    Jeff Koons fit à Thomas un cadeau de gangster

    Pendant que les estrons éructées par Booba

    Rythmaient stupidement les horreurs d’ici-bas.

    Tandis que le soleil mourait sous une éclipse,

    Responsable atterré de cette apocalypse,

    René-Louis Thomas, confit de contrition,

    Baisant la terre, offrit au ciel un saucisson

    Un grand vin de chez Chave, de l’huile de Coudoux

    Pour tenter d’apaiser le terrible courroux

    De Yavhé, de Jésus, de François Mitterrand

    De Jupiter, d’Allah et des dieux de tous rangs.

    La faute, le péché terrible de Thomas :

    Il avait blasphémé contre Sainte Greta.

     

    Victor Hugh Oh Ayoli

     

    Illustration X - Droits réservés

     

     

  • Nucléaire : une bonne et deux mauvaises nouvelles…

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    Pendant que les me (r) dias de grande diffusion s’enferraient et nous enfumaient avec les péripéties croquignolesques de Xavier de Ligochépakoi, trois nouvelles importantes – une bonne et deux mauvaises - sont passées inaperçues. Les trois concernent l’industrie nucléaire.

    La bonne nouvelle : l’enterrement de la dénommée Astrid, joli nom pour une belle horreur. En fait le réacteur dit de « 4e génération » n’était qu’une pure invention publicitaire de l’industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » n’était en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l’industrie nucléaire. Le réacteur de 4e génération c’était le retour des surgénérateurs de type Superphénix. Un bide retentissant s’il en est et un danger pour des milliers de générations. Superphénix, démarré en 1986, arrêté en 1997 après 53 mois de fonctionnement et de nombreux déboires graves, n’ayant même pas fourni l’électricité nécessaire à son fonctionnement ! Sa construction et son entretien avaient coûté 12 milliards d’euros et son démantèlement est actuellement un casse-tête. Au point que des têtes d’œufs envisageraient carrément une solution Tchernobyl : un sarcophage acier et béton au-dessus du monstre, le tout recouvert de terre. Avec des arbres et des petits oiseaux à trois becs et cinq ailes ! Ils seraient pittoresques nos nucléocrates s’ils n’étaient pas si nuisibles et dangereux…

    De profondis Astrid…

    La belle nous aura tout de même coûté plus de 700 millions engloutis en pure perte (c’est la tradition dans le nucléaire de jeter NOS sous par les fenêtres). Applaudissons tour de même chaleureusement les responsables qui ont enfin fermé ce robinet-là.

    Mais logiquement l’abandon d’Astrid devrait s’accompagner de l’arrêt de la filière plutonium, puisque Astrid n’avait pour but que de « brûler » les tonnes de déchets qu’est le plutonium, l’horreur intégrale. Et donc d’arrêter de produire ce plutonium puisque la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague - usine hyperpolluante – ne se justifiait que par la filière « surrégénération », sa finalité étant de fabriquer du combustible pour les surrégénérateurs. Cet arrêt n’est pas prévu. Bonjour la cohérence !

    La mauvaise nouvelle : mercredi matin (9 octobre 2019), EDF a annoncé par communiqué que l’addition du chantier EPR de Flamanville allait encore augmenter de 1,5 milliard d’euros pour atteindre les 12,4 milliards et que le réacteur entrerait – au mieux - en service à la fin de 2022 !

    Malgré toutes leurs manœuvres contre l’ASN (autorité de sûreté nucléaire), tous leurs dénis, les responsables d’EDF savent depuis longtemps qu’il y a des problèmes de qualité de soudure. Et une soudure qui pète dans la cuve de confinement, bonjour les dégâts ! Saluons le courage et la résilience de l’ASN qui a su résister à toutes les pressions et ne pas transiger sur la sécurité nucléaire. Mais depuis des années, l’État et la haute fonction publique couvrent toutes les dérives de la toute-puissante mafia des nucléocrates. Tous se tiennent et se protègent.

    Notons que ce fiasco tant technologique que financier a dix ans de retard (il devait être mis en service et 2012) et coûtera quatre fois plus que les 3,5 milliards initialement annoncés. Ils seraient pittoresques ces nucléocrates s’ils n’étaient pas si dépensiers…

    Le gouvernement aura-t-il enfin le courage d’arrêter la sinistre plaisanterie de l’EPR. Qui lo sa ? On peut toujours espérer.

    La deuxième mauvaise nouvelle. Il ne faudrait surtout pas croire que l’abandon raisonnablement progressif et calculé du nucléaire soit à l’ordre du jour : les nucléocrates vont sortir une nouvelle carte de leur manche : le réacteur Hualong ! Que saco ? Il s’agit d’un ersatz d’EPR mais… chinois ! Cette technologie est issue de la collaboration entre les deux grands groupes nucléaires chinois, la China National Nuclear Corporation (CNNC) et la China General Nuclear (CGN).

    Également appelé réacteur ACP1000, il s’agira donc du premier réacteur nucléaire chinois de 3e génération à voir le jour. Plus petit que son homologue français, l’EPR et ses 1,700 MW, le réacteur chinois de nouvelle génération affichera une puissance de 1,000 MW.

    Alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron avait signé discrètement un accord avec le groupe chinois CGN afin que la filière nucléaire française puisse utiliser les technologies chinoises.

    Ah ! Puisqu'on est, cerise sur le yellow cake britiche, EDF a annoncé discrètement, il y a quelques semaines, que le « fabuleux » chantier d’Hinkley Point en Grande-Bretagne allait coûter plus cher que prévu, « entre 21,5 et 22 milliards de livres sterling » (24 et 24,5 milliards d’euros), en raison de l’allongement des délais sur le chantier... La routine quoi. Et qui qui va payer ?

    La programmation raisonnable de l’abandon nucléaire ne passera donc pas par Macron. Celui-ci est un fervent adepte de cette filière de mort. Il a pesé tant qu’il a pu, lorsqu’il était en poste au secrétariat de l’Élysée puis au ministère de l’économie, sous François Hollande, pour trouver dans nos poches les 4,5 milliards de recapitalisation et autant dans les poches d’EDF pour sauver Areva de la faillite. N’a-t-il pas choisi comme Premier ministre Édouard Philippe qui a été directeur des affaires publiques du groupe Areva pendant sa pire époque, entre 2007 et 2010 ?

    Bon. Pour se débarrasser du nucléaire, il faudra, d’abord, de débarrasser de Macron…

     

    Illustration X - Droits réservés

  • Macron décrète le NUCLÉAIRE IN VITAM ÆTERNAM…

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    Boum ! Boum ! Ça pète grave chez les nucléocrates ! Qu’est-ce qui pète ? Pas les centrales j’espère ? Non, seulement les bouteilles de champagne ! Parce qu’ils ont encore gagné. Contre les populations, contre le bon sens, contre la sécurité nationale et européenne. Ils sabrent – discrètement ! – le champagne parce que Macron, dans un discours fumeux, vient d’annoncer non pas la transition énergétique mais la stagnation dans l’impasse nucléaire.

    Eh ! Oh ! Victor, t’as les portugaises ensablées ou quoi ? Il a annoncé la fermeture de 14 réacteurs d’ici à 2035 !

    Ben voyons. Ça mange pas de pain… Où il sera en 1935 ? Ces fermetures sont toutes programmées après son quinquennat. À part Fessenheim mais même cette ruine dangereuse n’est pas près de fermer…

    Mais il y a pire. Nous en avons d’ailleurs fait état dans un article du 22 octobre « Transition énergétique ou retour du nucléaire ». C’est sa petite phrase sibylline concernant la décision – reportée pour la galerie à 2021 mais d’ores et déjà promise aux nucléoaddictés décisionnaires d’EDF SA – de continuer les recherches sur le « nouveau nucléaire ».

    Quésaco le « nouveau nucléaire ? Ben, ce sont six EPR « moins chers », c’est-à-dire où sera sacrifiée la sûreté des installations. Ça, c’est pour satisfaire aux exigences d’EDF SA, dont un des objectifs majeurs est d’augmenter fortement ses exportations et ses ventes de réacteurs à l’étranger. N’ayons pas la cruauté de rappeler la catastrophe tant technique que financière de l’EPR de Flamanville.

    Ce « nouveau nucléaire », c’est encore très probablement la relance de la filière surrégénérateur à travers le projet Astrid, l’horreur intégrale.

    Ce choix résolument pro nucléaire sonne le glas de toute véritable transition énergétique. Parce que la France n’a pas les moyens de développer à la fois les énergies renouvelables, maintenir en fonctionnement des centrales à bout de souffle et se lancer dans un « nouveau nucléaire », dont il est illusoire de croire qu’il sera peu coûteux.

    Le maintien en fonctionnement de 20 réacteurs poussifs et dangereux jusqu’à 50 ans et plus si affinité implique des travaux gigantesques. Parce que certain composants, en non des moindres, sont conçus pour fonctionner au maximum 40 ans. Les anomalies sur ces éléments essentiels pour la sûreté se comptent par milliers ! C’est ce que les nucléocrates appellent poétiquement le Grand Carénage, un programme qui implique la rénovation, le remplacement de matériels, l’intégration des mesures post-Fukushima, et l’amélioration du niveau de sûreté des centrales nucléaires. Le tarif est gratiné : 55 milliards. Mais l’expérience de l’EPR, dont le prix a été multiplié par trois et demi, laisse dubitatif… Tout ce « pognon de dingue » uniquement pour des soins palliatifs visant à prolonger la vie de ces installations à bout de souffle et maintenir une filière dépassée. Et si on ne fait pas ce « grand carénage » ? Alors ces réacteurs continueront à fonctionner aux dépens de la sûreté et donc le risque de quelque Fukushima-sur-Rhône ou Tchernobyl-sur-Loire. Mais ça, les nucléoaddicts s’en foutent.

    Quant à l’apport de la France à la lutte contre le changement climatique grâce à la filière nucléaire, dont se gargarise Macron, il est non seulement illusoire mais mensonger. Entre l’extraction de l’uranium, la fabrication du combustible et le retraitement des déchets, la filière nucléaire émet bel et bien des gaz à effet de serre.

    Et que dire du coût du démantèlement et du stockage de déchets ?

    EDF est incapable de mener à bout le démantèlement de la vieille centrale de Brenilis ou le cadavre de Superphénix…

    Quant aux déchets, les simples piscines dans lesquels ils sont stockés – avec les risques effarants que cela implique – arrivent à saturation. Certains restent stockés dans de simples fûts de 200 litres, d’autres sont vitrifiés en attendant leur éventuel « stockage en profondeur » dans le cimetière nucléaire de Bure…

    Bon. Va falloir leur envoyer les gilets jaunes ! Jaune comme le logo antinucléaire…

     

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