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humour

  • Epître selon Saint Victor

     

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    Salve socii et amici du bistro de la Toile

    Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs – surtout vous mes très très chères sœurs. En ce dimanche s’approchant des fêtes de la nativité – que nous avons « emprunté » aux païens - je voudrais vous faire toucher du doigt une manifestation de la grande Sagesse de Dieu dieu.

    Lorsque Dieu dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

    Par exemple il rendit : les Suisses précis et pacifistes, les Anglais flegmatiques et ironiques, les Japonais travailleurs et réalistes, les Italiens joyeux et humanistes.

    Quant aux français, il dit :

    « Les Français seront intelligents, honnêtes et macronistes (ou lepeniste ou mélanchonistes). »

    Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu dieu :

    « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois. Est-ce pour cela qu'ils se placent au-dessus des autres ? »

    Le Seigneur répondit : « En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

    Ce qui veut dire que :

    - si un Français est macroniste (ou lepeniste ou mélanchonistes) ET honnête, il ne sera pas intelligent ;

    - s'il est macroniste (ou lepeniste ou mélanchonistes) ET intelligent, il ne sera pas honnête ;

    - s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être macroniste (ou lepeniste ou mélanchonistes)"

    Et, dilectis fratribus et sororibus carissimi, non oblivisci sanam Horatii verba: “ Nul placent diu nec vivere carmina possunt, quae scribuntur aquae potiribus”

    (J’apprends le latin non obstant mon nombre conséquent de vendanges, alors je vous en fait profiter! Tant pis pour vous!)

    Ce qui veux dire à visto de nas: “Aucun plaisir ni aucun poème ne peuvent vivre s’ils sont écrits par des buveurs d’eau.

    Clitoris pecata mundis, secula secondom, bonum vinum letificat cor hominum. Amen (à boire)

    Dessin: Merci au regretté Chimulus

     

  • Foot thèse, foutaises

    - Oh fatche Victor, t’as vu ça, l’O.M s’est pris une estrigoussée d’enfer et au stade vélodrome en plus par les Quatarparisiens ! La honte...

    - Qu’est-ce qu’on en a à braire Loulle ? La finalité des grandes « compétitions » sportives : mobiliser et distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

    Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot. Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. Allez, plus qu’un jour…

    - Quand même Victor, si tu lèves l’O.M. à Marseille, qu’est-ce qu’il reste ?

    - L’aïoli et la bouillabaisse dans le positif, une certaine jeunesse très en avance à l’école du crime avec des tueurs de 14 ans, dans le négatif.

    Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

    * Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

    * Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d’analyse et de sens critique.

    Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponibles pour CocaMerde ».

    Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

    * Diffuser massivement des programmes TV débilitants, en premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

    * Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d’informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d’informations.

    * Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

    * Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

    * Autoriser sans restriction la consommation d’alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

    * Faire en sorte que l’éducation donnée aux « couches inférieures » soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fières de leur inculture en donnant le bac à neuf « candidats » sur dix. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

    * Réduire le budget de l’éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d’insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Ceci afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

    * Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

    * Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l’économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL plutôt que Bourdieu ou Généreux.

    * Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

    * Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

    Eh ! Les femmes, pendant que votre « seigneur et maître », collé devant sa télé, reste affalé sur le canapé en vociférant entre deux éructations de bière tiédasse aux « exploits » de mononeuronés millionnaires en culotte courte, profitez-en pour sortir, draguer ou vous laisser draguer ! Il reste encore quelques « pistachiers » foutophobes, accordez-leur quelques bontés !

    - Bien dit. Tè, c’est ma tournée.

    - A la nôtre Loulle.

  • LES BISTROTS DU COEUR

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    - Loulle, tu es à toi seul un monument en péril. Faudra qu'on écrive à Stéphane Bern  pour faire quelque chose pour toi.

    - Qu'est-ce que tu barjaques là Victor, t’as bu de la flotte ou quoi?

    - Eh oui mastroquet de mon cœur, ton troquet est un monument en péril. Il fait partie des nouveaux monuments en péril à sauver : les bistrots. Voilà une noble cause ! Les bistrots sont les derniers lieux de rencontre conviviaux, les derniers espaces où l’on peut s’asseoir au chaud, lire le journal, boire un coup, écouter les dialogues souvent savoureux des piliers de bistrots, espèce éminemment respectable, faite d’humour souvent involontaire, de trogne fellinienne opiniâtrement bâtie à base de spiritueux… 

    Tiens, hier, je suis allé accompagner au trou un vieil ami. On s’est donc retrouvé entre potes attristés devant une église. Poussés par le froid et le mistral, nous sommes entrés. Mais un moment, ça va. D’autant plus que nos apartés rigolards, de plus en plus bruyants, faisaient se tourner vers nous des regards outrés des contrits et contrites de vocation. Nous sommes donc sortis sur le parvis où nous avons pu donner libre cours à nos souvenirs les plus gratinés, faisant ainsi revivre gaiement notre malheureux pote, héros involontaire de la fête.  Le drame, c’est qu’il n’y avait pas le moindre bistrot à moins d’une encablure (pour les ignare, une encablure c’est environ 400 mètres). Il a fallu attendre la fin de la cérémonie et l’embarquement de l’impétrant chez les Roblo’s boys pour qu’on puisse aller s’en jeter quelques uns à sa mémoire… 

    - C’est ben triste ça, dit Bert. Pourtant, à titre documentaire, je vous signale qu’il existe à Aubord, petit village gardois, une véritable église-bistrot – enfin un temple-bistrot puisqu’on est chez les parpaillot. Dans le corps principal de la bâtisse, sur l’arrière et sur le côté, il y a…un bistrot ! Voilà l’avenir. Aux enterrements, pendant que les femmes vont à l’église ou au temple, ou à la synagogue, ou à la mosquée, les hommes vont..à la chapelle ! 

    - Pour en revenir aux bistrots, ils s’étonnent de voir leur clientèle s’amenuiser… Mais il faudrait peut-être qu’ils révisent leurs prix. Remettre sa tournée à l’heure actuelle, revient trop cher ! Donc exit les piliers de bistrots somptueux qui, il y a quelques décennies, travaillaient quotidiennement leur durillon de comptoir en pratiquant — en grands sportifs — l’apéro-bic ! Et sans ces vedettes locales, exit la clientèle qui venait là comme au théâtre… 

    - Sauf chez Loulle tout de même. À la nôtre !

    - Eh, les gars, on va lancer une O.N.G.: Les Bistrots du Cœur