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résistance

  • Lé-on ! Un miracle... Lé-on ! Un miracle... Lé-on ! Un miracle...

    - Eh ! Victor, mieux que Zidane qu’il a fait le pape au stade de France ! Avec Leon l, la religion fait recette et le miracle a la côte. Il parait que le miracle « made in France », c’est ce qui se fait de mieux. Lourdes truste les miracles. Loin devant les autres miraclodromes ayant quelque notoriété, comme Fatima chez les Portos, lancé sous une dictature en 1917. Pour revenir à Lourdes, sur les 67 miraculés reconnus à ce jour, 80 % sont des femmes, cinquante-cinq sont français, six italiens et trois belges. Eh ! Oh ! C’est du sérieux ça ! Label France ! Cocorico ! Et féministe en plus : c’est Marie qui fait les miracles, pas les mâles de la tribu !


    - Ouais Loulle, mais ces miracles, c’est tout de même petit bras. Un type qui marche un peu mieux, une femme dont la tremblotte s’arrête, une qui recouvre une partie de la vue, etc. C’est bien, mais c’est pas assez spectaculaire. C’est du miracle d’entrée de gamme, du miracle de consommation courante. C’est pas ça qui résoudra le déficit commercial de la France. Ce qui nous faudrait, c’est du miracle A.O.C. De l’incontestable. Un vrai beau miracle. Un qui ferait gratter les boyaux de la tête même à un vieux mécréant comme moi.

    Tè, avec Léon à Lourdes, ce serait le bon moment, devant toutes les télés du monde.


    - C’est pas con ça Victor. Qu’est-ce que tu verrais comme miracle trapu ? Qu’il pousse un cerveau de plus à Trump pour qu’il ne dise plus de connerie ? Que Macron se bouge un peu le tafanari ? Que l’OM gagne un match ? Ou même qu’il pleuve ?


    - Mouais… Pas assez spectaculaire tout ça Loulle. Non, ce qui marcherait, ce serait par exemple la repousse de la jambe arrachée d’un accidenté de la route. En direct à des heures de grande écoute. Devant les caméras du monde entier. Attends, au barbu qui est « tout puissant », ça y coûterait quoi de plus ? Rien. C’est aussi facile pour lui justement puisqu’il est « tout puissant ».


    - …teng ! Je vois ça d’ici Victor. Au 20 heures de TF1, de France2 et de Arte, on verrait sortir doucement une belle jambe toute neuve, toute rose, frémissante, sortant comme le poussin de l’œuf du moignon sanguinolent ! Avec des gros plans bien cadrés. Sous les Hourras et les Alléluias de la foule déchainée ! Des conversions payantes à tout va, des listes d’attente pour les miracles, les hôtels pleins, les devises qui rentrent, la « croissance », d’abord de la jambe, puis de l’économie du pays…


    - Ben, c’est pas demain la veille Loulle. Tè ! Sers-nous un rouge. Celui-là, s’il n’est pas miraculeux, il est fort agréable !

    Attends, un miraculeur célèbre le dénommé Jésus, lui, il transformait l’eau en vin ! Pas étonnant qu’il aie eu plein de copains qui le suivait le mec…



    Victor Ayoli

  • Qui sont les fabricants et les profiteurs de la Sainte Dette?

    « Les banques, je les ferrrment, 

    les banquiers, je les enferrrment ! »

     

    Samedi, je dinais (à midi!) avec quelques amis et, en face de moi était une brave dame qui était cadre dans une agence bancaire. Moi qui aime les banquiers surtout morts et qui estime qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour tous les pendre, je me suis lancé dans une de mes diatribes préférées du genre « Voler une banque n’est pas un délit, simplement de la récupération car il s’agit de voler des voleurs ! » « Les banques ne servent qu’à faire les poches des pauvres pour goinfrer les riches et les banquiers sont des nuisibles ». J’appelais même de belles citations du genre « Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! » comme disait Vincent Auriol ; « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. » Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) ; « Il est bon que le peuple ne comprenne pas notre système bancaire et monétaire, car si c'était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » (Henry Ford); « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) ; « Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. Une est l'épée. L'autre est la dette »; « There are two ways to conqueer and enslave a nation. One is by the sword. The orher is by dept. » (John Adams, 1735-1826, deuxième président des États-Unis), etc.

    Cette brave dame en était à se poser des questions sur mon intégrité intellectuelle ou…à se demander si elle participait à son petit niveau à une gigantesque arnaque. J’ai donc essayé de lui expliquer pourquoi et surtout comment les banques étaient des institutions nuisibles et les banquiers des faux-monnayeurs.

    Les banques, d’abord chez les riches marchands vénitiens - de somptueux voyoux s'il en est - , eurent comme fonction première de garder la monnaie (métallique) et de faciliter les paiements en évitant de coûteux et hasardeux transferts de monnaie d’or ou d’argent d'un lieu à un autre. Les banques étaient rémunérées par les déposants.

    Les banquiers ont constaté que les déposants ne retiraient qu'un dixième de leur monnaie (métallique) pour leur usage courant, laissant dans les coffres de la banque les neuf dixièmes de leur avoir. Les banquiers, sans le leur dire bien sûr, se sont permis de prêter les neuf autres dixièmes dont ils n'étaient pas les propriétaires, se rémunérant sur les intérêts des remboursements. Or, lorsque vous prêtez de la monnaie à un proche, vous ne pouvez pas l'utiliser pour des achats, c'est-à-dire la dépenser. Mais alors que les déposants des banques peuvent utiliser toute leur monnaie déposée, les emprunteurs peuvent aussi le faire: la quantité monétaire disponible pour des achats est donc multipliée par 1,9, situation qui dure tant que les banques renouvellent ces prêts. Ainsi les banques sont devenues des faux-monnayeurs. Ce qu’on appelle maintenant de la « création monétaire ». Les intérêts enrichissaient tant les banquiers qu'afin d'attirer le maximum de dépôts, ceux-ci ont moins exigés de rémunération pour les dépôts ou ont même versé des intérêts aux déposants.  Dans une troisième étape (au dix-septième siècle aux Pays-Bas puis en Angleterre), les banques se sont permis de prêter plus de monnaie que la quantité déposée chez elles, ce qu'ignoraient les déposants et la population en général. À la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce système, dissimulé car considéré comme coupable auparavant, devint public et autorisé, et s'étendit. Il a atteint aujourd’hui des aberrations himalayennes, l’économie réelle puis les États étant entièrement dans la main des financiers. Les banquiers ont pour cela inventé le multiplicateur de crédit : c’est un procédé qui permet aux banques de prêter plus d’argent qu’elles n’en détiennent en réserve. Ce taux est actuellement autour de 1 à 9, c’est-à-dire que les banques « prêtent » neuf fois ce qu’elles ont en réserve. Pour cela, si nécessaire, elles se « recapitalisent » auprès d’un organisme central, avant auprès de la Banque de France, maintenant auprès de la Banque Centrale Européenne. Elles se recapitalisent à taux quasi nul (0,5 à 1%) et prêtent ce même pognon à 3 ; 4 ; 6% et plus tant aux particuliers qu’aux États !  Donc ils se gavent en prenant des intérêts en prêtant du pognon qu'ils n'ont pas ! 

    Le découplage de la monnaie et d'un matériau de valeur intrinsèque, précieux, rare, coûteux à obtenir (or, argent, coquillage, etc.) a pour avantage de ne pas rendre la quantité monétaire dépendante de la quantité extraite ou produite de ce matériau, mais dépendante de l'activité d'endettement.

    Le problème est que, si la création de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), est monopolisée par les États, ce qui fait croire aux citoyens que c'est l’État qui crée la monnaie, la création de la monnaie scripturale (c'est-à-dire dix-neuf vingtièmes de la monnaie) a été monopolisée par les banques privées par le crédit rémunéré dont les clients, y compris les États, doivent rembourser le capital plus les intérêts

    Par des lois dont le sens a échappé aux peuples, les États ont privatisé la création monétaire, si bien que les peuples soi-disant souverains et leurs États sont obligés d'acheter leur monnaie aux banques privées !

    En France, cette « répression monétaire » a débuté en 1973 par la refonte des statuts de la Banque de France visant à interdire à cette institution la possibilité d’effectuer des avances au Trésor public (loi n°73-7 du 3 janvier 1973).

    Ainsi, Le 3 janvier 1973 (juste après les fêtes de fin d'année, donc), le président de la République française Georges Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild (auparavant choisi par le président Charles de Gaulle comme Premier Ministre afin d'assurer l'indépendance financière de la France face aux États-Unis), avec pour Ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing (dont le petit cousin Nicolas Giscard d'Estaing deviendra aussi directeur de la banque La Compagnie Financière Edmond de Rothschild), fait voter une loi qui interdit à l'État le recours à l'émission des bons du trésor, c'est-à-dire de faire des emprunts d’État exempts d'intérêt, par l'abscond article 25 : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » La Banque de France abandonne sa fonction de service public de créateur monétaire, car jusqu'en 1973, l’État français, par le Trésor public, "empruntait" (en fait faisait créer une monnaie gratuite) à la Banque de France, deux services publics. L'application de cette loi contribuera au début et à l'accroissement de l'endettement de l’État français à partir de 1974 jusqu’au gouffre abyssal actuel.

    Ces dispositions seront reprises dans le traité européen de Maastricht, en 1992, par l'article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE (Banque Centrale Européenne) et aux banques centrales des États membres, d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    Par ces traités manipulés par la finance internationale, les États sont donc dans la main de la pieuvre financière. Ainsi, les « marchés » ont obtenu ce qu’ils voulaient : l’assurance que les États paieront quoi qu’il arrive, même s’ils doivent pour cela tailler dans les services publics, les prestations sociales et les retraites…

    Bon. Après ça, j’ai tout de même trinqué avec la brave dame, cadre de banque tout de même un peu ébranlée dans ses confortables convictions !

     

    Sources : 

    Lien 1  http://lucadeparis.free.fr/infosweb/creation_monnaie.htm

     

    Lien 2  http://attac78sud.free.fr/public/PDF/ECN2_jocelyn_PETIT.pd



    Jean Victor JOUBERT

     

  • Boualem Sensal enfin Libéré

    Le porteur de cette grande voie a été arrêté il y a plus d'un an à sa sortie de l'avion alors qu'il se rendait dans son autre pays, l'Algérie. Tout comme une autre gloire franco-algérienne de la littérature, Kamer Daoud, il a le don de mettre en rage les lamentables qui gouvernent l'Algérie.

    Lisez cet article paru dans l'Express il y a déjà quelques temps et vous comprendrez la rage des lamentables, et le courage de ce grand personnage.

      "Si je devais choisir un seul mot pour dire le mal de notre temps, je dirais "islam". Aucun phénomène n’a autant transformé le monde, ne l’a autant bouleversé, défiguré, perverti, terrifié. Aucune maladie n’a fait autant de victimes, jeté autant de pays dans la tourmente et de gens sur les chemins de l’exil. Aucune autre vérité suprême n’a autant servi à justifier et multiplier les pires abominations sur terre, commises par les musulmans de Daech, des talibans, des GIA, de Boko Haram et compagnie, parfois, souvent par des loups solitaires addicts à la coranide exaltée, des électrons libres pas si libres, des psychiquement instables.

    A une exception près ou deux, les pays musulmans vivent tous dans un état d’arriération extrême, sous des régimes despotiques, corrompus, criminels, qui instrumentalisent l’islam dans leurs politiques intérieure et extérieure. A une ou deux exceptions près, les pays non musulmans sont tout également et durement impactés, l’islam est devenu leur souci n°1, avant l’inflation, avant le chômage, le prix de l’essence, les feux de forêt, la drogue.

    II s’y fait de plus en plus présent, de plus en plus pressant, carrément conquérant, arrogant et meurtrier. S’il trouve la porte fermée, il entre par la fenêtre et si celle-ci est murée, il entre par la cheminée, et quand il n’y a plus la moindre ouverture disponible, il entre par la voie royale d’Internet.

    Dans sa version islamiste, il est chez eux dans une démarche communautariste, séparatiste, indépendantiste, isolationniste, entièrement vouée aux trafics et à la violence des gangs, dont les plus durs, les mieux organisés n’ont pas encore perdu leurs dents de lait.

    Les pays scandinaves qui étaient des terres d’accueil mirifiques pour les musulmans qui fuyaient la violence et la pauvreté de leur pays, et surtout les utopies socialistes de leur colonel-président chef suprême du conseil de la révolution et aigle indomptable, ne veulent plus d’eux ; ils prennent aujourd’hui dans la panique des mesures d’urgence pour enrayer le mal.

    Dans tous les pays, et les voyageurs porteurs d’un passeport de pays musulmans, et c’est mon cas, le constatent, ils sont reçus froidement alors même qu’ils ont un visa valide et disposent des ressources nécessaires à leur séjour. Ils savent que ces dispositifs de sécurité lourds et coûteux qui entravent le fonctionnement des aéroports dans tous les pays du monde sont en lien direct avec leur religion. Comme on ne peut arrêter ou chasser une religion, on repousse ses fidèles. Peine perdue. Trop tard, l’islam est partout chez lui, maître jaloux en ses possessions.

    Voilà maintenant qu’il impose sa novlangue. "Islam is watching you". On ne dit pas islam, c’est trop peu, trop mesquin, il faut ajouter, avec la déférence due au roi des rois, que l’islam est religion de paix et de tolérance, qu’il est une religion d’amour parfait, qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme, qu’il ne faut pas faire des amalgames dangereux et des essentialisations idiotes, que les islamistes ne sont pas des musulmans, que les musulmans vivent leur islam dans le strict respect des autres croyances même si elles sont fausses et si l’islam les a déjà condamnées.

    Dans ce monde de paix, d’amour et de tolérance, le nombre de personnes vivant sous protection policière parce que menacées au nom de l’islam connaît des progressions vertigineuses.

    Pour ne parler que de la France, qui est un bonheur en soi, la police nationale ne suffira bientôt plus, il faudra recruter des bataillons et des compagnies ou mieux former un nouveau corps de gardes du corps, qui connaissent l’islam et savent le reconnaître sous quel habit qu’il se présente. La liste des fichés S ne cesse de son côté de s’allonger, à ce train elle finira par comprendre l’ensemble des musulmans de France, qui par ce renversement de situation deviendront des musulmans en France.

    Gain de temps, gain d’argent, on ne parlera plus de cette alternative diabolique "islam de France vs islam en France", genre Kramer contre Kramer, l’islam contre lui-même. On aura deux en un, la France islamique. C’est nouveau, la conquête par la manipulation arithmétique et l’inversion de la fraction.

    De quoi demain sera-t-il fait ? A coup sûr le mal sera plus grand.

    A moins que les musulmans réveillés par miracle ne se mobilisent pour sauver leur religion des griffes des islamistes et celles des régimes musulmans corrompus qui les instrumentalisent à distance via leurs imams détachés, leurs mosquées bastions, leurs consuls membres assermentés de la confrérie des agents secrets, leurs missionnaires du soir.

    Dans la foulée, ils bouteront tous ceux qui, à échéance fixe viennent les caresser dans le sens du poil, à des fins électorales, qui veulent s’acheter sur leur compte une auréole pour briller à la télé ou, pour les grands apparatchiks, se refaire une virginité devant l’Histoire qu’ils avaient tant trahie, tant travestie.

    Il n’y aura bientôt plus sur cette terre ravagée par les guerres et la misère morale que l’islam, religion de paix, d’amour et de tolérance, et, j’ajouterai de limpidité (c’est ma contribution à l’enrichissement de la novlangue), pour nous reposer de nos peines. Après cela, la terre rénovée et l’air purifié, la civilisation pourra repartir du bon pied.

    Je suggère à mes amis musulmans de lire Les Versets sataniques de Salman Rushdie, ils verront par eux-mêmes qu’il n’y a rien de blasphématoire dans ses pages, il décrit une réalité qu’ils verraient de leurs yeux si on les débarrassait des œillères du conditionnement.

    Je leur suggère aussi d’écrire à Salman Rushdie pour l’assurer de leur affection, pour lui souhaiter le plus prompt des rétablissements et de l’encourager à continuer d’écrire de belles choses dans la continuation des Versets sataniques.

    Merci pour votre contribution au sauvetage de l’humanité et du monde."

     Article paru dans l'Express: 

    "Boualem Sansal : "Une progression vertigineuse des personnes menacées au nom de l’islam"".