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résistance

  • Qui sont les fabricants et les profiteurs de la Sainte Dette?

    « Les banques, je les ferrrment, 

    les banquiers, je les enferrrment ! »

     

    Samedi, je dinais (à midi!) avec quelques amis et, en face de moi était une brave dame qui était cadre dans une agence bancaire. Moi qui aime les banquiers surtout morts et qui estime qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour tous les pendre, je me suis lancé dans une de mes diatribes préférées du genre « Voler une banque n’est pas un délit, simplement de la récupération car il s’agit de voler des voleurs ! » « Les banques ne servent qu’à faire les poches des pauvres pour goinfrer les riches et les banquiers sont des nuisibles ». J’appelais même de belles citations du genre « Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! » comme disait Vincent Auriol ; « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. » Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) ; « Il est bon que le peuple ne comprenne pas notre système bancaire et monétaire, car si c'était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » (Henry Ford); « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) ; « Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. Une est l'épée. L'autre est la dette »; « There are two ways to conqueer and enslave a nation. One is by the sword. The orher is by dept. » (John Adams, 1735-1826, deuxième président des États-Unis), etc.

    Cette brave dame en était à se poser des questions sur mon intégrité intellectuelle ou…à se demander si elle participait à son petit niveau à une gigantesque arnaque. J’ai donc essayé de lui expliquer pourquoi et surtout comment les banques étaient des institutions nuisibles et les banquiers des faux-monnayeurs.

    Les banques, d’abord chez les riches marchands vénitiens - de somptueux voyoux s'il en est - , eurent comme fonction première de garder la monnaie (métallique) et de faciliter les paiements en évitant de coûteux et hasardeux transferts de monnaie d’or ou d’argent d'un lieu à un autre. Les banques étaient rémunérées par les déposants.

    Les banquiers ont constaté que les déposants ne retiraient qu'un dixième de leur monnaie (métallique) pour leur usage courant, laissant dans les coffres de la banque les neuf dixièmes de leur avoir. Les banquiers, sans le leur dire bien sûr, se sont permis de prêter les neuf autres dixièmes dont ils n'étaient pas les propriétaires, se rémunérant sur les intérêts des remboursements. Or, lorsque vous prêtez de la monnaie à un proche, vous ne pouvez pas l'utiliser pour des achats, c'est-à-dire la dépenser. Mais alors que les déposants des banques peuvent utiliser toute leur monnaie déposée, les emprunteurs peuvent aussi le faire: la quantité monétaire disponible pour des achats est donc multipliée par 1,9, situation qui dure tant que les banques renouvellent ces prêts. Ainsi les banques sont devenues des faux-monnayeurs. Ce qu’on appelle maintenant de la « création monétaire ». Les intérêts enrichissaient tant les banquiers qu'afin d'attirer le maximum de dépôts, ceux-ci ont moins exigés de rémunération pour les dépôts ou ont même versé des intérêts aux déposants.  Dans une troisième étape (au dix-septième siècle aux Pays-Bas puis en Angleterre), les banques se sont permis de prêter plus de monnaie que la quantité déposée chez elles, ce qu'ignoraient les déposants et la population en général. À la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce système, dissimulé car considéré comme coupable auparavant, devint public et autorisé, et s'étendit. Il a atteint aujourd’hui des aberrations himalayennes, l’économie réelle puis les États étant entièrement dans la main des financiers. Les banquiers ont pour cela inventé le multiplicateur de crédit : c’est un procédé qui permet aux banques de prêter plus d’argent qu’elles n’en détiennent en réserve. Ce taux est actuellement autour de 1 à 9, c’est-à-dire que les banques « prêtent » neuf fois ce qu’elles ont en réserve. Pour cela, si nécessaire, elles se « recapitalisent » auprès d’un organisme central, avant auprès de la Banque de France, maintenant auprès de la Banque Centrale Européenne. Elles se recapitalisent à taux quasi nul (0,5 à 1%) et prêtent ce même pognon à 3 ; 4 ; 6% et plus tant aux particuliers qu’aux États !  Donc ils se gavent en prenant des intérêts en prêtant du pognon qu'ils n'ont pas ! 

    Le découplage de la monnaie et d'un matériau de valeur intrinsèque, précieux, rare, coûteux à obtenir (or, argent, coquillage, etc.) a pour avantage de ne pas rendre la quantité monétaire dépendante de la quantité extraite ou produite de ce matériau, mais dépendante de l'activité d'endettement.

    Le problème est que, si la création de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), est monopolisée par les États, ce qui fait croire aux citoyens que c'est l’État qui crée la monnaie, la création de la monnaie scripturale (c'est-à-dire dix-neuf vingtièmes de la monnaie) a été monopolisée par les banques privées par le crédit rémunéré dont les clients, y compris les États, doivent rembourser le capital plus les intérêts

    Par des lois dont le sens a échappé aux peuples, les États ont privatisé la création monétaire, si bien que les peuples soi-disant souverains et leurs États sont obligés d'acheter leur monnaie aux banques privées !

    En France, cette « répression monétaire » a débuté en 1973 par la refonte des statuts de la Banque de France visant à interdire à cette institution la possibilité d’effectuer des avances au Trésor public (loi n°73-7 du 3 janvier 1973).

    Ainsi, Le 3 janvier 1973 (juste après les fêtes de fin d'année, donc), le président de la République française Georges Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild (auparavant choisi par le président Charles de Gaulle comme Premier Ministre afin d'assurer l'indépendance financière de la France face aux États-Unis), avec pour Ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing (dont le petit cousin Nicolas Giscard d'Estaing deviendra aussi directeur de la banque La Compagnie Financière Edmond de Rothschild), fait voter une loi qui interdit à l'État le recours à l'émission des bons du trésor, c'est-à-dire de faire des emprunts d’État exempts d'intérêt, par l'abscond article 25 : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » La Banque de France abandonne sa fonction de service public de créateur monétaire, car jusqu'en 1973, l’État français, par le Trésor public, "empruntait" (en fait faisait créer une monnaie gratuite) à la Banque de France, deux services publics. L'application de cette loi contribuera au début et à l'accroissement de l'endettement de l’État français à partir de 1974 jusqu’au gouffre abyssal actuel.

    Ces dispositions seront reprises dans le traité européen de Maastricht, en 1992, par l'article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE (Banque Centrale Européenne) et aux banques centrales des États membres, d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    Par ces traités manipulés par la finance internationale, les États sont donc dans la main de la pieuvre financière. Ainsi, les « marchés » ont obtenu ce qu’ils voulaient : l’assurance que les États paieront quoi qu’il arrive, même s’ils doivent pour cela tailler dans les services publics, les prestations sociales et les retraites…

    Bon. Après ça, j’ai tout de même trinqué avec la brave dame, cadre de banque tout de même un peu ébranlée dans ses confortables convictions !

     

    Sources

    Lien 1  http://lucadeparis.free.fr/infosweb/creation_monnaie.htm

     

    Lien 2  http://attac78sud.free.fr/public/PDF/ECN2_jocelyn_PETIT.pd



    Jean Victor JOUBERT

     

  • Boualem Sensal enfin Libéré

    Le porteur de cette grande voie a été arrêté il y a plus d'un an à sa sortie de l'avion alors qu'il se rendait dans son autre pays, l'Algérie. Tout comme une autre gloire franco-algérienne de la littérature, Kamer Daoud, il a le don de mettre en rage les lamentables qui gouvernent l'Algérie.

    Lisez cet article paru dans l'Express il y a déjà quelques temps et vous comprendrez la rage des lamentables, et le courage de ce grand personnage.

      "Si je devais choisir un seul mot pour dire le mal de notre temps, je dirais "islam". Aucun phénomène n’a autant transformé le monde, ne l’a autant bouleversé, défiguré, perverti, terrifié. Aucune maladie n’a fait autant de victimes, jeté autant de pays dans la tourmente et de gens sur les chemins de l’exil. Aucune autre vérité suprême n’a autant servi à justifier et multiplier les pires abominations sur terre, commises par les musulmans de Daech, des talibans, des GIA, de Boko Haram et compagnie, parfois, souvent par des loups solitaires addicts à la coranide exaltée, des électrons libres pas si libres, des psychiquement instables.

    A une exception près ou deux, les pays musulmans vivent tous dans un état d’arriération extrême, sous des régimes despotiques, corrompus, criminels, qui instrumentalisent l’islam dans leurs politiques intérieure et extérieure. A une ou deux exceptions près, les pays non musulmans sont tout également et durement impactés, l’islam est devenu leur souci n°1, avant l’inflation, avant le chômage, le prix de l’essence, les feux de forêt, la drogue.

    II s’y fait de plus en plus présent, de plus en plus pressant, carrément conquérant, arrogant et meurtrier. S’il trouve la porte fermée, il entre par la fenêtre et si celle-ci est murée, il entre par la cheminée, et quand il n’y a plus la moindre ouverture disponible, il entre par la voie royale d’Internet.

    Dans sa version islamiste, il est chez eux dans une démarche communautariste, séparatiste, indépendantiste, isolationniste, entièrement vouée aux trafics et à la violence des gangs, dont les plus durs, les mieux organisés n’ont pas encore perdu leurs dents de lait.

    Les pays scandinaves qui étaient des terres d’accueil mirifiques pour les musulmans qui fuyaient la violence et la pauvreté de leur pays, et surtout les utopies socialistes de leur colonel-président chef suprême du conseil de la révolution et aigle indomptable, ne veulent plus d’eux ; ils prennent aujourd’hui dans la panique des mesures d’urgence pour enrayer le mal.

    Dans tous les pays, et les voyageurs porteurs d’un passeport de pays musulmans, et c’est mon cas, le constatent, ils sont reçus froidement alors même qu’ils ont un visa valide et disposent des ressources nécessaires à leur séjour. Ils savent que ces dispositifs de sécurité lourds et coûteux qui entravent le fonctionnement des aéroports dans tous les pays du monde sont en lien direct avec leur religion. Comme on ne peut arrêter ou chasser une religion, on repousse ses fidèles. Peine perdue. Trop tard, l’islam est partout chez lui, maître jaloux en ses possessions.

    Voilà maintenant qu’il impose sa novlangue. "Islam is watching you". On ne dit pas islam, c’est trop peu, trop mesquin, il faut ajouter, avec la déférence due au roi des rois, que l’islam est religion de paix et de tolérance, qu’il est une religion d’amour parfait, qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme, qu’il ne faut pas faire des amalgames dangereux et des essentialisations idiotes, que les islamistes ne sont pas des musulmans, que les musulmans vivent leur islam dans le strict respect des autres croyances même si elles sont fausses et si l’islam les a déjà condamnées.

    Dans ce monde de paix, d’amour et de tolérance, le nombre de personnes vivant sous protection policière parce que menacées au nom de l’islam connaît des progressions vertigineuses.

    Pour ne parler que de la France, qui est un bonheur en soi, la police nationale ne suffira bientôt plus, il faudra recruter des bataillons et des compagnies ou mieux former un nouveau corps de gardes du corps, qui connaissent l’islam et savent le reconnaître sous quel habit qu’il se présente. La liste des fichés S ne cesse de son côté de s’allonger, à ce train elle finira par comprendre l’ensemble des musulmans de France, qui par ce renversement de situation deviendront des musulmans en France.

    Gain de temps, gain d’argent, on ne parlera plus de cette alternative diabolique "islam de France vs islam en France", genre Kramer contre Kramer, l’islam contre lui-même. On aura deux en un, la France islamique. C’est nouveau, la conquête par la manipulation arithmétique et l’inversion de la fraction.

    De quoi demain sera-t-il fait ? A coup sûr le mal sera plus grand.

    A moins que les musulmans réveillés par miracle ne se mobilisent pour sauver leur religion des griffes des islamistes et celles des régimes musulmans corrompus qui les instrumentalisent à distance via leurs imams détachés, leurs mosquées bastions, leurs consuls membres assermentés de la confrérie des agents secrets, leurs missionnaires du soir.

    Dans la foulée, ils bouteront tous ceux qui, à échéance fixe viennent les caresser dans le sens du poil, à des fins électorales, qui veulent s’acheter sur leur compte une auréole pour briller à la télé ou, pour les grands apparatchiks, se refaire une virginité devant l’Histoire qu’ils avaient tant trahie, tant travestie.

    Il n’y aura bientôt plus sur cette terre ravagée par les guerres et la misère morale que l’islam, religion de paix, d’amour et de tolérance, et, j’ajouterai de limpidité (c’est ma contribution à l’enrichissement de la novlangue), pour nous reposer de nos peines. Après cela, la terre rénovée et l’air purifié, la civilisation pourra repartir du bon pied.

    Je suggère à mes amis musulmans de lire Les Versets sataniques de Salman Rushdie, ils verront par eux-mêmes qu’il n’y a rien de blasphématoire dans ses pages, il décrit une réalité qu’ils verraient de leurs yeux si on les débarrassait des œillères du conditionnement.

    Je leur suggère aussi d’écrire à Salman Rushdie pour l’assurer de leur affection, pour lui souhaiter le plus prompt des rétablissements et de l’encourager à continuer d’écrire de belles choses dans la continuation des Versets sataniques.

    Merci pour votre contribution au sauvetage de l’humanité et du monde."

     Article paru dans l'Express: 

    "Boualem Sansal : "Une progression vertigineuse des personnes menacées au nom de l’islam"".

  • Trinquons avec Étienne de la Boétie !

     

    - Alors Victor, ça y est ? C'est le foutoir général ? Le « ça va péter ! » qui fait rêver certain et trembler d'autres ?

    - Bof. Qui lo sa ? On verra bien. Mais ça sent bon ou mauvais, selon le bord dans lequel on se trouve.

    - « Debouuuuut les damnés de la teeeeeere ! »

    - Tiens, écoute ce qu'écrivait un minot de 19 vendanges, Étienne de La Boétie. Je te lis, c'est dans « Discours de la servitude volontaire » http://libertaire.pagesperso-orange.fr/archive/2000/227-avr/boetie.htm  : « Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts. »

    - Fatche, c'est vrai qu'il envoie le caganis ! Continue.

    - « Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée, non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul ! Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un homme et souvent le plus lâche, le plus efféminé de la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette ! Nommerons-nous cela lâcheté ?

    Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c’est faute de cœur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-t-on encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ? C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche… Plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. »

    - ...teng ! Ça réveille. Un sacré coup de pied au cul !

    - Et ce n'est pas fini. Écoute cette phrase. Elle explique les grèves actuelles : « Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte. »

    - Trop bon Victor ton mec !

    - Et ça date de près de 500 ans. A une époque où on te coupait les claouis et le citron pour pas grand-chose. Mais c'était un rude, un mangeur de magret l’Étienne ! Un minot de Sarlat, macarelle ! Je te refilerais son bouquin. Tè, écoute encore un peu :

    « Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir. »

    Le maître actuel, Loulle, c'est la finance, les banksters, les multinationales voyous. Et puis écoute ça :

    « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. »

    - Olé ! Trop bon ton jeunot Victor ! Trop bon. Tè ! Tournée générale !

    - A la nôtre et à la mémoire de notre pote Étienne. Étienne de La Boétie !