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religion

  • Au bistro de la toile : les « larbins-crétins »

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    - Fatche, Loulle, faut évoluer. T’es ringard. T’es plus dans le coup. Non mais tu te rends compte, tu t’es vu dans une glace ? Tu bouffes de la viande, tu bois du pinard, tu mates le cul des belles passantes, en plus t’es même pas pédé, ni végétarien, encore moins végan, ni antialcoolique, ni anticorrida et, comble de l’horreur, t’es « lefkodermé » !

    - Lef… quoi ? Eh ! Oh ! Qu’est-ce qu’il t’arrive Victor. T’as la couille gauche qui prend l’eau ou quoi ?

    - Eh oui, Loulle, faut t’y faire, t’es « lefkodermé ».

    - Eh ! Oh ! Tu commences à me gonfler les aliboffis avec tes allusions et tes termes à la kon. Je suis pas plus « lefko… comme tu dis » que toi !

    - Exactement. T’es pas plus mais autant lefkodermé que moi Loulle.

    - C’est une maladie honteuse?

    - Bè… Certains voudraient nous faire croire que oui. Parce que ça veut dire, en grec, que tu as la peau blanche. Enfin, toi, le tarbouif, il est plutôt rouge quant aux panards, je n’ose pas me prononcer.

    - Et alors ? Faut pas être Blanc ?

    - Ben, c’est ce que les hérauts du « nouveau peuple » voudraient nous faire entrer dans la tête. On est Blancs, donc on est coupables. Forcément coupables.

    - Coupables de quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait moi ?

    - Toi ? Rien. Moi non plus. Seulement on est « Blancs » et il se trouve que les « Blancs », nos ancêtres ont inventé l’industrialisation, donc la puissance technologique avec laquelle ils ont dominé le monde. Avec le Progrès, ils ont imposé leurs lois, leur manière de vivre tout en pillant les ressources des peuples conquis. Selon l’adage de La Fontaine qui dit que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Et, comme tous les conquérants, ils n’ont pas toujours été tendres avec les autres peuples du monde.

    - Et alors ? Gengis Khan, il était tendre ? Pour compter le nombre de morts ennemis dans une bataille, les Mongols coupaient une oreille aux cadavres et en emplissaient ainsi des sacs. Et Tamerlan, il était tendre ? Lors de sa conquête de l’Inde, devant Delhi il a fait ériger des pyramides de têtes grâce à une habile imbrication de têtes décapitées mêlées au mortier. Non, ça n’est pas ce que l’on fait de plus élégant sur le plan architectural… Timour y Lang, l’égorgeur-bâtisseur. Et Mahomet dont les troufions égorgeaient tous les hommes lorsqu’ils prenaient une ville, et réduisaient toutes les femmes en esclavage. Tout n’est que rapport de force. Et la saloperie de l’Homme, qu’il soit blanc, noir, basané, rouge, jaune est infinie. Il n’y a donc pas de raison que l’on me reproche à moi des exactions commises par de lointaines générations.

    - Bien parlé Loulle. C’est pourtant ce que la logorrhée verbale et les écrits fielleux des « larbins-crétins » veulent nous mettre dans la tronche : « nous » sommes responsables de tous les malheurs du monde.

    - Mais qui c’est, Victor, ces crétins ? Tu le connais ce « peuple » toi ?

    - C’est le « nouveau peuple, » c’est-à-dire les minorités raciales (pardon, ethniques !), les minorités sexuelles, les extrémistes de la gamelle, les indigènes de ci ou de ça, les « antispécistes », tous les… phobes et les… istes. Les nouvelles valeurs ce sont l’inculture revendiquée à travers les émissions télés hanounesques, le crétinisme friqué de « l’art contemporain », la vulgarité haineuse de certaines « vedettes » du rap, mais aussi la sensiblerie bêlante pro bestiaux, la repentance pour des fautes que l’on n’a pas commises, l’autodénigrement de tout ce qui fait notre art de vivre assorti de l’adoration quasi idolâtre de tous ceux qui viennent d’ailleurs sans y être invités et de tout ce qu’ils ramènent avec eux, non seulement leurs cuisines et leurs vêtures « exotiques » mais aussi et surtout beaucoup de fanatisme, d’obscurantisme religieux, de pratiques « pittoresques » comme l’inégalité homme femme, l’excision et autres joyeusetés « modernes » qui font se pâmer les larbins-crétins qui font l’opinion.

    On a peut-être bien des défauts, Loulle mais au centre de nos valeurs il y a toujours le doute, la critique, l’examen à l’aune de la raison de tous les dogmes, de toutes les croyances, de toutes les « vérités révélées ». Ceci prend des formes diverses comme la presse libre (de plus en plus difficile…), la presse participative comme Agoravox ou Médiapart, les réseaux sociaux mais encore les livres d’investigation, les enquêtes, les pièces de théâtre, les films, les humoristes sans oublier les dessins humoristiques dont Charlie a payé un très, trop lourd tribu. Ceci crée les contre-pouvoirs indispensables dans nos démocraties qui, bien que très imparfaites, restent « le pire des régimes de gouvernement à l’exception de tous les autres ».

    Cette culture du doute, de la mise en cause, de la critique et même de l’autocritique se tourne souvent en autodénigrement, voire en haine de soi-même. C’est dans cette pathologie que se vautre le « nouveau peuple ».

    - Ouais… C’est d’autant plus préoccupant, Victor, que cette perte de confiance en nos valeurs arrive à un moment où notre manière de vivre, notre civilisation – qui en vaut bien d’autres – est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction.

    - Voilà. Nos adversaires ou plutôt nos ennemis sont tous les fous d’allah, tous les nazislamistes et leurs idiots utiles, leurs larbins-crétins. Ils veulent liquider la liberté de critiquer, la séparation du politique et du religieux, l’égalité des sexes, la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire. Pour eux, notre manière de vivre, nos valeurs sont l’horreur intégrale. Ils voudraient les remplacer, avec l’aide de leurs collabos, par la « douceur de vivre » sous la charia… Un univers islamiste qui n’est pas moins effrayant, étouffant, totalitaire que celui des nazis.

    - Bien parlé Victor ! Allez, je mets ma tournée, c’est toujours ça que ces kons n’auront pas !

     

    Illustration: merci au regretté Chimulus

     

     

  • VICTOR HUGO CROYAIT EN DIEU, ET POURTANT... AUJOURD'HUI, POURRAIT-IL ECRIRE CELA ?

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    Extrait d'un poème composé par Victor Hugo lors de son exil et qui ne fut publié qu'après sa mort
    
    
    Que je prenne un moment de repos? Impossible. 
    
    Coran, Zend-Avesta, livres sibyllins, Bible,
    
    Talmud, Toldos-Jeshut, Vedas, lois de Manou, 
    
    Brahmes sanglants, santons fléchissant le genou, 
    
    Les contes, les romans, les terreurs, les croyances, 
    
    Les superstitions fouillant les consciences,
    
    Puis-je ne pas sentir ces creusements profonds ? 
    
    J'en ai ma part: veau d'or, sphinx, chimères, griffons, 
    
    Les princes des démons et les princes des prêtres, 
    
    Synodes, sanhédrins, vils muftis, scribes traîtres, 
    
    Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
    
    Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire;
    
    Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure,
    
    Plaie énorme qui fait une abjecte piqûre.
    
    Ô l'infâme travail! Ici Mahomet, là
    
    Cette tête, Wesley, sur ce corps, Loyola;
    
    Cisneros et Calvin dont on sent les brûlures.
    
    Ô faux révélateurs! Ô jongleurs, vos allures
    
    Sont louches, et vos pas sont tortueux; l'effroi,
    
    Et non l'amour, tel est le fond de votre loi;
    
    Ô mages grecs, romains, païens, hindous, hébreux, 
    
    Le genre humain, couvert de rongeurs ténébreux, 
    
    Sent s'élargir sur lui vos hordes invisibles;
    
    Vous lui faites rêver tous les enfers possibles,
    
    Je devine, malgré vos soins pour vous cacher,
    
    Que vous êtes sur nous et je vous sens marcher 
    
    Comme on sent remuer les mineurs dans la mine, 
    
    Et je ne puis dormir, tant je hais la vermine.
    
    Vous êtes ce qui hait, ce qui mord, ce qui ment. 
    
    Vous êtes l'implacable et noir fourmillement, 
    
    L'insecte formidable. Ô monstrueux contraste:
    
    Pas de nain plus chétif, pas de pouvoir plus vaste. 
    
    L'univers est à vous puisque vous l'emplissez. 
    
    Vous possédez les jours futurs, les jours passés,
    
    Le temps, l'éternité, le sommeil, l'insomnie.
    
    Vous êtes l'innombrable et, dans l'ombre infinie, 
    
    Fétides, sur nos peaux, mêlant vos petits tas,
    
    Vous vous multipliez: et je ne comprends pas
    
    Dans quel but Dieu livra les empires, le monde,
    
    Les temples, les foyers, les vierges, les époux, 
    
    L'homme, à l'épouvantable immensité des poux.


    Victor Hugo

    Illustration: merci à feu mon pote Cabu