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  • P.M.A pour tous : progrès ou horreur à venir 

     



    On appelle ça des lois « sociétales ». C’est nouveau, ça vient de sortir. À défaut de lois sociales pour l’égalité des chances, l’éducation, la protection sociale, entre autres les urgences, les ephad, on refile aux médias un os à ronger pour l’été : la PMA pour tous. Un truc tout ce qu’il y a de secondaire (23 000 naissances par insémination artificielle par an sur 800 000 naissances) mais agité par des lobbies de bobos influents.

    Le gros morceau de la loi est le projet de révision de la loi sur la bioéthique, c’est-à-dire la procréation médicalement assistée (PMA) pour tous. Son élargissement, auquel s’était engagé Emmanuel Macron durant sa campagne, est réclamé depuis des années par les lobbies militant pour les droits des homosexuels. Le projet de loi prévoit que la PMA élargie à toutes les femmes sera remboursée par la Sécu, comme elle l’est pour les couples hétérosexuels. Ben voyons, tant qu’à creuser le trou…

    Bon. Pourquoi pas. Mais on peut sans être un affreux « réac » catho voire un sale « facho » se méfier de tout ce qui fait de l’homme un apprenti sorcier. Les « progrès » de la science et de la technique ne sont pas toujours des progrès de la raison ou du bien-être. Les techniques modernes, le « transhumaniste », transforment l’homme en machine, en ensemble de pièces détachées. On peut légitimement se méfier du fait qu’avec les biotechnologies, on sépare radicalement amour, sexualité et procréation. Le « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley n’est pas loin.

    On peut légitimement se poser des questions : Y a-t-il un droit à avoir des enfants ? Est-ce une panacée de permettre à un couple d’avoir ainsi artificiellement des enfants alors que la Terre croule sous une surpopulation désastreuse, si c’est seulement pour se faire plaisir ? Ne doit-on pas craindre des dérives vers un clonage social de l’espèce humaine ? Vers une sélection comme pour les animaux d’élevage ? La médicalisation de l’insémination artificielle a ouvert la porte à l’eugénisme.

    Cet « appariement des couples reproducteurs », selon les mots de ses promoteurs, rappelle la sélection pratiquée sur les bovins. Dans le secret, sur des critères non transparents, les médecins choisissent le donneur qui convient pour chaque receveuse avec une obsession de la qualité de l’enfant qui rappelle l’eugénisme, une vieille pulsion humaine. Il ne s’agit pas d’une politique d’État, mais d’un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance. Ça se fait ouvertement aux USA et au Royaume Uni.

    Jacques Testard, le « père » d’Amandine, premier bébé-éprouvette en France était très inquiet sur les suites de son innovation : « Je suis de gauche et athée. L’embryon n’est pas ma préoccupation. Ce qui m’inquiète, c’est la fabrication à venir d’un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques. Comment le meilleur des bébés, bientôt choisi grâce à des calculs de probabilité complexes, pourrait-il ne pas avoir mention très bien au bac ? Plus grave, tous les enfants vont finir par se ressembler puisque leurs génomes seront de plus en plus normalisés. C’est du clonage social. On s’oriente vers une perte de diversité qui peut s’avérer dangereuse à très long terme. Comme l’a montré Darwin, l’espèce ne survit que par la diversité, car il y a toujours des individus capables de résister à un sort malheureux. De plus, certaines pathologies qu’on élimine sont couplées à des gènes de résistance à d’autres maladies. En voulant se prémunir de tout, on va au-devant de catastrophes. Surtout si ce tri est pratiqué à grande échelle quand on disposera d’ovules en abondance. En prime, les femmes pourront se faire stériliser pour s’affranchir de la contraception… Au moment voulu, il leur suffira de commander au laboratoire un enfant, et pourquoi pas sur mesure, après sélection par les bio généticiens. Les bébés fabriqués dans des lits seront moins nombreux que ceux issus des éprouvettes. »

    Et puis enfin, il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir ET procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d’avoir, d’élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C’est leur choix et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

    Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d’enfanter, chacune d’elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

    Et l’enfant dans tout cela ? J’ai dans mon entourage assez proche un couple de lesbiennes, heureuses mères d’un beau et attachant garçon qu’elles ont fait « à l’ancienne », avec un ami homo qui s’est « dévoué ». Tout a été bien jusqu’à maintenant où l’enfant est devenu un ado. Rien de plus méchant que les enfants. Le « garçon à deux mamans », à l’école, subit maintenant les lazzis de ses camarades. Si bien qu’il doit consulter un psy…