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art de vivre - Page 44

  • Tiger Wood est guéri ! Peuchère…

    Aimer l’Amour est une maladie chez les Yankees.

     

    Tiger wood dessin de Na.JPG

    « Bois de tigre » est revenu ! Et il remplit de nouveau magistralement tous les trous qu’il croise. Sur un terrain de golf. Parce que le pauvre Tiger Wood, champion de golf de son état était réputé pour être une fine gâchette. Etait ! Au passé. Parce que le pauvre en a vu des vertes et des pas mûres avant de revenir au premier plan de son sport. Nous allons voir ça.

    Chez nous, un homme politique ou une personnalité du chauve-bis qui est, notoirement, un grand amateur de la bourrée auvergnate, qui a le brise-jet orgueilleux et renifle de loin toute escalope à moustache s’attire d’autorité la sympathie complice voire la connivence des Français. Nous aimons les héros du calbar, les chevaliers du composteur, les forcenés de la bête-à-deux-dos. Tromper Madame, pour Monsieur, c’est une évidence. Encorner Monsieur, pour Madame, la routine.

    Chez nous, quelqu’un qui a de la haute tension dans la corde à nœuds est appelé un don Juan, un coureur de jupons, un homme à femmes. Il suscite l’admiration plus ou moins envieuse de ses congénères. Du célèbre président Fallières (et de sa « connaissance ») à l’accordéoniste de Chamalière (rentrant au petit matin en 2CV de chez ses maîtresses et rêvant dans sa sénilité béate qu’il a visité les quartiers de noblesse de feue Lady Dispensaire) en passant par l’ex patron du FMI (et son braque à tête chercheuse).

    Pas chez les Ricains. Chez eux, on traduit devant un tribunal de l’inquisition un président qui humidifie ses cigares dans la rôtissoire de sa secrétaire. Et on est convaincu que trépigner du mât de cocagne est une maladie ! Ils ont même trouvé un nom pour ça : l’addiction au sexe. Et, comme chez eux tout est bon pour faire du fric, ils ont ouvert des cliniques pour traiter ces « dérives mentales ». Le pauvre Tiger Wood donc - un noirpiot qui adorait remplir tous les trous qu’il voyait, qu’ils soient sur un terrain de golf ou au rez-de-chaussée de ces dames - en a fait l’amère expérience : il a été interné dans un de ces « sex rehab », à la clinique « Pine Grove Behavioral Health and Addiction Services » pour y suivre le traitement du docteur Patrick Carnes ! Ça ne s’invente pas. Pour la petite histoire, il paraît que Tiger est entré à la clinique contraint et forcé par ses managers et son épouse. Il est vrai qu’il a beaucoup d’artiche le bougre ! Et puis, comment lui en vouloir en effet s’il était malade, s’il était prêt à se racheter, s’il a tout avoué dans les pleurs et dans la honte ? Car le traitement exige que le libertin mette tous ses petits secrets, même les plus tordus, sur la table ! Comme dans les « camps de réhabilitation » chinois ! Bonjour la civilisation !

    « Les gens décident rarement de venir nous consulter de leur plein gré. En général, ils ont été démasqués par leur conjoint. La cure est pour eux une manière de faire amende honorable. »

    Les traitements durent entre deux et cinq ans. D’abord, il faut se soumettre à six semaines d’interdiction de se livrer à quelque activité sexuelle que ce soit, y compris l’autocoït palmaire. S’ensuivent des visites bihebdomadaires chez le « spécialiste » pour éviter la récidive : « Le danger existera toujours, mais grâce au traitement, le sujet comprend maintenant mieux ce qui l’a poussé à agir comme il l’a fait. Ça lui permet d’être mieux armé pour combattre ses pulsions. »

    Il y a quand même en Ricainistan une spécialiste que ce discours énerve prodigieusement : la sexologue Yvonne Kristin Fulbright. Dans un exposé, elle accuse ses confrères de chercher ni plus ni moins à se remplir les poches en traitant en maladie des comportements sexuels tout ce qu’il y a de plus sains. Elle parle d’un complot, d’une cabale de moralistes et de puritains, soutenus par une coterie de psychologues avides : « Lorsqu’il s’agit de sexe, qui a le droit d’imposer des normes de fréquence ou de juger ce qui est acceptable ? Chaque individu est unique et a ses propres besoins. Pourtant, ce nouveau mouvement semble penser qu’il peut nous imposer une quantité fixe d’activité sexuelle. C’est scandaleux ! »

    Attends, le mec il est beau, encore jeune, vigoureux, il est bourré de thunes, il est célèbre, il peut avoir toutes les femmes qu’il veut. Alors il respecte le célèbre théorème de Zorba qui dit : « Il n’y a qu’un péché mortel sur Terre, c’est quand une femme t’appelle pour l’Amour et que toi, tu n’y vas pas… »

    Putaing ! Finalement, qu’est-ce qu’on est bien en France !

     

    Illustration: merci à Na !

     

  • Ouiquinde gastronomique : L’andouille au Côte-du-Rhône

    andouille ici nous faisons.jpg

     

     

    Mettez donc à tremper un kilo de fayots

    De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

    Et pour, de votre anus, éviter la cantate

    Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

    Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

    Une andouille de porc choisie avec grand soin

    Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

    Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

    La nuit étant passé, égouttez les fayots

    Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

    Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

    Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

    Un peu de céleri et de l’ail écrasé

    Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

    Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

    De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

    Faites frémir une heure à feu non emballé,

    Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

    Remettez en cuisson pour que les haricots

    Soient fondants à souhait sans être musicaux.

    Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

    Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

    Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

    Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

    De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

    Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

     

    Victor Ayoli

     

    Photo X - Droits réservés

     

  • Ouiquinde érotique avec Musset (Freddo-langue-de-velours pour les dames)

    Femmes1.JPG


    Gamiani ou deux nuits d’excès
    Chantez, chantez encor, rêveurs mélancoliques, Vos doucereux amours et vos beautés mystiques Qui baissent les a yeux ; Des paroles du cœur vantez-nous la puissance, Et la virginité des robes d’innocence, Et les premiers aveux. Ce qu’il me faut à moi, c’est la brutale orgie, La brune courtisane à la lèvre rougie Qui se pâme et se tord ; Qui s’enlace à vos bras, dans sa fougueuse ivresse, Qui laisse ses cheveux se dérouler en tresse, Vous étreint et vous mord ! C’est une femme ardente autant qu’une Espagnole, Dont les transports d’amour rendent la tête folle Et font craquer le lit ; C’est une passion forte comme une fièvre, Une lèvre de feu qui s’attache à ma lèvre Pendant toute une nuit ! C’est une cuisse blanche à la mienne enlacée, Une lèvre de feu d’où jaillit la pensée ; Ce sont surtout deux seins Fruits d’amour arrondis par une main divine, Qui tous deux à la fois vibrent sur la poitrine, Qu’on prend à pleines mains ! Eh bien ! venez encor me vanter vos pucelles Avec leurs regards froids, avec leurs tailles frêles, Frêles comme un roseau ; Qui n’osent du doigt vous toucher, ni rien dire, Qui n’osent regarder et craignent de sourire, Ne boivent que de l’eau ! Non ! vous ne valez pas, ô tendre jeune fille Au teint frais et si pur caché sous la mantille, Et dans le blanc satin Les femmes du grand ton. En tout tant que vous êtes, Non ! vous ne valez pas, ô mes femmes honnêtes Un amour de catin ! Alfred De Musset

    Photo X - Droits réservés