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art de vivre - Page 43

  • Ouiquinde torride avec Claude de Chouvigny

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    Or, adieu donc, mes camarades,
    Quittons les péchés de jadis,
    Putains, bouteilles, mascarades,
    Il nous faut gagner Paradis.
    Nous y foutrons chacun un Ange,
    Dont le cul sent la fleur d'orange.

    L'un aime le con d'une fille,
    L'autre le cul d'un beau garçon,
    L'autre n'aime garçon ni fille
    Et ne chérit que son flacon.
    Pour moi, je bois, je ris, je chante,
    Et je fous ce qui se présente.

    Quant à ces pauvres sodomites,
    Que le Seigneur, dit-on, brûla,
    J'ai toujours ouï-dire aux Jésuites
    Que ce ne fut pas pour cela,
    Mais qu'ils voulurent foutre un ange,
    Ce que Dieu trouva fort étrange.

    * * * *

    Le Pape fout la Dame Olympe
    Le Cardinal Patron la grimpe :
    L'un la fout en cul, l'autre en con
    Pour s'exercer en ce manège
    Elle répète sa leçon
    Avec tout le Sacré Collège.

    * * * *

    Lorsque Vigeon vit l'assemblée,
    Qui l'assistait dans son malheur,
    D'une voix forte et non troublée
    Il lui dit :"Vous me faites honneur ;
    Vraiment voilà bien de la foule
    Pour un simple fouteur de poule !"

    "Quoi Messieurs ! quand cette potence
    Devrait soutenir aujourd'hui
    Bautru, ce grand bougre de France,
    Vous n'en feriez pas plus pour lui.
    Vraiment voilà bien de la foule
    Pour un simple fouteur de poule !

    "Si c'était le duc de Vendôme,
    Fils naturel d'un très grand Roi,
    Premier marguillier de Sodome,
    Vous n'en feriez pas plus qu'à moi.
    Vraiment voilà bien de la foule
    Pour un simple fouteur de poule !

    "A Dieu, au Roi, à la Justice,
    Je veux bien demander pardon ;
    Mais je souffrirai le supplice
    Sans m'excuser auprès du con.
    Je veux mourir en galant homme,
    A Paris, comme on fait à Rome."

    * * * *

    Musiciens, plaquez de gaillardes musiques à ces chansons de 1649 !

     

    Photo X - Droits réservés

     

  • Ouiquinde gastronomique pour temps de canicule

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    La soupe au pistou

     

    Comment peut-on servir, les soirs de canicule

    Une soupe brûlante sans être ridicule?

    Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

    Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

    Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

    Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

    C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

    Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

    "Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.

    Et le fameux "pistou" dont chacun se régale

    C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

    Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

    Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"

    Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!

    • Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)

    Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!

    - Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!

    Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

    Une couenne, un pied, un petit jambonneau

    Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

    Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

    Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

    Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

    Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

    Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

    Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

    Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,

    Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

    Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

    Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,

    Tu écrases en pommade. En tournant vivement

    Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

    Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

    Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.

    Vérifie si la viande est correctement cuite,

    Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

    Avec une écumoire, sort patates, courgettes

    Que tu vas écraser avec une fourchette.

    Elle te serviront de liant pour ta soupe.

    Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

    Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".

    Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,

    Introduit ton pistou en mélange homogène

    Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

    Respire ce parfum d'ail et de balicot,

    Qui transcende cochon, tomates, haricots!

    Cette soupe est un plat complet à elle seule,

    Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

    En ces temps où la mode glorifie les limandes

    Vous pouvez, pourquoi pas, ne pas mettre de viande.

    Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

    Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

    De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

    Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

     

    Ingrédients et proportions pour six personnes:

    Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget­tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

    Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

     

    Les vins conseillés:

    La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou­leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

    En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

    En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

    En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

     

    (1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

     

    Dessin original Vincent Barbantans

     

    in "GROSSIR (ou pas) sans peine et sans régime"

  • Eh ! Oh ! Il n’y a pas que les élections !

    jupes qui volent 2.jpg

     

    Il y a aussi les érections !

    C’est le printemps !

    Ah ! Que reviennent les petites robes légères et les jupes !

    Les beaux jours qui se font attendre vont-ils battre enfin en brèche la dictature du pantalon et voir le retour de la jupe et des petites robes d’été ? !

    Les femmes – LA FEMME – sont devenues des hommes comme les autres, nous présentant de la fesse uniformisée, sanglée dans ces affreux bleu-de-chauffe que les Nîmois inventèrent naguère et vendirent aux massacreurs d’Indiens étasuniens.

    Je ne nierais pas l’intérêt que présente un beau joufflu ondulant dans un de ces « jeans » présentoirs…

    Je ne cracherais pas sur la valeur hautement suggestive d’un falzar taille basse laissant dépasser la dentelle élastique d’un string affriolant…

    Mais la petite robe vaporeuse, et la jupe !

    Où danse le valseur.

    D’où s’échappent des jambes dorées.

    Où s’enfoncent des cuisses finement gainées de soie ou de nylon.

    La robe légère qui se soulève sous le souffle complice d’un mistral grivois, dévoilant l’espace d’un instant béni des rondeurs fugitives.

    La jupe qui se relève sur des jambes que la belle croise et décroise, révélant parfois l’éclair blanc d’une petite culotte. Où le sombre mystère de tous les désirs.

    Et la minijupe, ce sommet de l’érotisme lorsqu’elle est associée au seigneur porte-jarretelles !

    Rêves, rêves, rêves…

    Eh ! Comme disait l’autre : « C’est encore la maman qui va en profiter ! »



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