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humour - Page 37

  • Ouiquinde gastronomique : L’andouille au Côte-du-Rhône

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    Mettez donc à tremper un kilo de fayots

    De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

    Et pour, de votre anus, éviter la cantate

    Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

    Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

    Une andouille de porc choisie avec grand soin

    Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

    Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

    La nuit étant passé, égouttez les fayots

    Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

    Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

    Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

    Un peu de céleri et de l’ail écrasé

    Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

    Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

    De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

    Faites frémir une heure à feu non emballé,

    Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

    Remettez en cuisson pour que les haricots

    Soient fondants à souhait sans être musicaux.

    Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

    Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

    Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

    Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

    De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

    Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

     

    Victor Ayoli

     

    Photo X - Droits réservés

     

  • En (presque) direct de la buvette du Sénat.

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    - Oh, Pierrot, je mets ma tournée ? Pour moi ce sera un Jaune. Pour toi une coupe de Glyphosate ? Comme d’hab ? Avec un peu de charcuterie ? Je sais que tu aimes vivre dangereusement.

    - Putain con, vous me les gonflez avec vos allusions. Ouais. « Le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui ne sont pas interdites ». Ils le répètent tous à la FNSEA, et c’est même les experts scientifiques de Bayer qui le leur ont dit.

    - De Monsanto tu veux dire, Pierrot ?

    - Monsanto n’existe plus, c’est Bayer maintenant, une entreprise européenne fiable que je sache ! L’aspirine, c’est eux.

    - Ouais Pierrot. On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ? Une information reçue il y a quelques semaines m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ». C’est tellement gros que ça ressemble à une cagade, à un hoax comme on dit maintenant. Et pourtant… Et pourtant, va faire un tour sur ce site qui donne des documentations qui semblent sérieuses : http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments. On en apprend de belles : Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

    « En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé. Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme. Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

    - « Nous confirmons notre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

    - « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

    -" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] "

    - Putain con, c’est vieux comme Hérode cette histoire. Il y a un climat d’hystérie, une véritable névrose collective en France contre le glyphosate. D’autres produits utilisés en viticulture me gênent bien davantage. Supprimer les pesticides risquerait de nous faire revenir aux grandes famines du Moyen-Âge !

    - Il n’empêche qu’aux États-Unis, les procès se succèdent contre Monsanto. Et les Yankees ne font pas dans le demi-mesure : la justice étasunienne vient de condamner Monsanto à deux milliards – oui Pierrot, deux milliards, c’est plus de la moitié du budget de la région Occitanie ! Il y a de quoi en acheter des montagnes de charcuterie et de viande rouge pour arriver à faire autant de mal que ton glyphosate adoré !



    Pierrot, le héros de cette fiction, fait penser à Pierre Médevielle, à l’origine et rapporteur d’un « rapport parlementaire qui doit être rendu public cette semaine et affirmant qu’aucune étude ne prouve le caractère cancérogène du glyphosate ». Pierre Médevielle est pharmacien, élu sénateur de la Haute-Garonne le 28 septembre 2014. Ancien conseiller général de la Haute-Garonne, Pierre Médevielle est maire de la commune de Boulogne-sur-Gesse depuis 1995, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques [archive] (OPECST) depuis octobre 2014 et du Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil des Biotechnologies depuis novembre 2014. Il est membre de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, et chef de file du groupe UDI-UC pour le volet « Mobilité ». Il est vice-président du groupe d’études Chasse et pêche, membre du groupe d’études sur le développement économique de la montagne, ainsi que du groupe de travail sur les sociétés concessionnaires d’autoroutes. Il est le sénateur d'un département, la Haute-Garonne dont l'important secteur agricole est majoritairement représenté par les grandes cultures avec notamment la production de maïs irrigué, ainsi que de tournesol ou de céréales à paille comme le blé. Lien 1 - lien 2

     

    Illustration X - Droits réservés

  • Le plastique, c’est pas fantastique…

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    Moi, j’achète souvent bio. Mes légumes. Les courgettes, les aubergines, les tomates, les céleris, les poireaux, etc. Le plus souvent dans le Leclerc qui est à un kilomètre de chez moi. Et une chronique dans une étrange lucarne ou une machine à bruits m’a mis le nez dans mon caca : en achetant bio dans une grande surface, je contribue à pourrir la terre ! Parce que dans la grande distribution, les légumes bios sont tous emballés sous plastique, ceci afin de ne pas les confondre avec les pesticidés qui, eux, sont en vrac, ce qui pourrait inciter ces tricheurs de clients à faire marron nos braves industriels de la gamelle.

    Promis, juré, je le ferais plus M’sieur ! J’irai un peu plus loin, chez Sarkozix ou un truc comme ça où c’est en vrac et nettement plus cher. Ou alors je ne mangerai plus de légumes…

    Ceci pour prendre conscience qu’en croyant « œuvrer pour la planète », on peut faire le contraire… Parce que le plastique, c’est vraiment pas fantastique. Des reportages récurrents nous abreuvent de baleine échouée avec une palanquée de plastique dans le bide, mais pas que cette pauvre baleine : 1,5 million d’animaux seraient tués par le plastique chaque année. Et nous, les mammifères bipèdes omnivores : les consommateurs de produits marins – poissons, fruits de mer, algues - ingéront jusqu’à 11 000 microparticules de plastique chaque année. Bientôt, nos estrons sortiront de nos augustes fondements directement emballés sous plastique ! C’est le progrès çà, coco !

    Parait qu’il y a une décharge de plastique qui flotte entre le Japon et les États-Unis. Ce vortex de déchets représente 1,6 million de km², soit environ trois fois la surface de la France ! Un nouveau continent à peupler ! Faut dire que le plastique est devenu le matériau le plus fabriqué derrière le ciment et l’acier. Chaque seconde, 10,1 tonnes de plastique sont produites dans le monde. Environ 5 000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde, soit presque 10 millions par minute. Les pailles, objet à usage unique, sont utilisées une poignée de minutes puis jetées dans les poubelles pour finir au fond océans. Un milliard serait ainsi jeté chaque jour dans le monde, dont près de 9 millions en France rien que dans la restauration rapide. L’Union européenne a décidé de les interdire à partir de 2021.

    Bon. Alors qu’est-ce qu’on en fait de ces saloperies de plastiques ? Ben on les brûle (dioxyde), on les balance, on les enterre ou on les vend. Enfin, on les vendait. Aux Chinois bien sûr. Seulement voilà : la Chine a décidé de ne plus être la poubelle du monde. Depuis l’an dernier, il est interdit d’y importer des déchets plastiques. Ce qui fout un sacré bordel dans la prospère industrie du recyclage ! Les industriels chinois sont allés bâtir des usines au Vietnam, en Thaïlande, en Malaisie pour continuer leur business juteux. Manque de pot, ces pays font comme la Chine et restreignent l’importation de ces déchets plastiques. Alors les flux se dirigent vers des pays moins regardants comme l’Indonésie et la Turquie. Encore faut-il savoir que seulement 26 % des emballages en plastique sont recyclés, selon les données de l’éco-organisme Citéo. Ce qui veut dire que 74 % de ces merdes promènent dans la nature…

    On pourrait penser que devant cette constatation, l’utilisation de ces désastreux plastiques allait diminuer. Tè ! Fume… La demande de plastique va encore exploser dans les décennies à venir après avoir déjà doublé depuis 2000. L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) prévoit que la production pétrochimique augmentera de 60 % d’ici 2 050. À cet horizon, on utilisera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures, des avions ou des camions.

    Alors on nous bassine avec les voitures diesel qui polluent en pourrissant l’atmosphère. Mais ça ressemble à un enfumage destiné à masquer l’essor d’un autre secteur qui pèse lourd sur l’environnement : la pétrochimie. Pour répondre à la demande de plastique, l’industrie pétrolière a encore de beaux jours devant elle. La production pétrochimique mondiale va ainsi augmenter de 30 % d’ici à 2030 et de 60 % d’ici à 2 050 pour atteindre 1 milliard de tonnes. Acheter des actions Total… Cet accroissement à venir des industries mortifères liées au pétrole est lié au développement selon le schéma occidental de pays qui vont accroître leur consommation en biens d’équipement, mais aussi en engrais ou en vêtements.

    L’Inde ou l’Afrique consomment aujourd’hui 20 fois moins de plastique et 10 fois moins d’engrais que les pays développés. Pas de raison qu’ils soient moins kons que nous, non ?



    Sources :

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/dechets/isr-rse/plastique-depuis-que-la-chine-a-ferme-sa-poubelle-le-recyclage-mondial-est-en-plein-chaos-147185.html?utm_source=AlertesThematique&utm_campaign=06-05-2019&utm_medium=email

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/danger-plastique-les-chiffres-chocs-de-ce-fleau-planetaire-146770.htm

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/ressources-naturelles/isr-rse/le-plastique-va-devenir-le-1er-debouche-pour-l-industrie-petroliere-devant-les-voitures-et-les-avions-146438.html

     

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