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art de vivre - Page 17

  • Ouiquinde érotique oriental

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    Le jardin parfumé 

    Extraits : Les Manières de Conjoindre

    Apprends ô vizir – que Dieu te prenne en sa miséricorde – qu’avant de conjoindre, lorsque tu en sentiras le désir, tu t’oindras de parfums, et ta partenaire aussi, puis vous badinerez tous les deux de toutes les façons possibles, celles capables de susciter des sensations agréables, comme les baisers, les morsures, la succion, l’humectage, l’embrassement, la pression, afin que la femme se sente portée naturellement et avec agrément à la conjonction. Puis, après l’avoir serrée sur ta poitrine, tu l’étendras sur le sol, l’embrassant sur la bouche. Tu feras varier à ce moment les jeux d’amour, chevauchant sur ses cuisses, sur les sommets de ses fesses, baisant sa touffe, secouant le sommet de ton instrument entre les deux lèvres de sa partie chaude, montant sur sa poitrine, palpant ses deux seins, embrassant la bordure inférieure du menton et la pente qui descend jusqu’à la gorge, appliquant tes mains sur ses hanches et ses flancs. Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce qu’elle devienne malléable entre tes mains.

    Quand tu la verras dans cet état, tu planteras ton instrument en elle avec force jusqu’à ce que sa touffe et la tienne se rencontrent. Tu le frotteras contre les parois internes d’une façon parfaite. Cela fait, vos deux plaisirs arriveront à point en même temps. Au cours de l’opération, tu n’oublieras pas les trémoussements, la manipulation, les tapes, les coups de bélier, les échanges entre vous de paroles douces, de ronflements, de ronronnements, de râles, de cris tels que “ Donne ” et “ Prends ”, de succion des lèvres, de baisers sur les sommets des joues. Si vous n’agissez pas ainsi, la femme n’aura pas ce qu’elle désire, n’atteindra pas son but, n’obtiendra pas son plaisir, et l’homme laissera chez elle une impression désagréable.

    Quand tu auras obtenu la satisfaction de ton besoin, tu presseras l’instrument entre ses cuisses, à l’intérieur de l’appareil, et tu l’inviteras à les réunir sur lui afin de serrer de toutes ses forces. Il sortira alors par un conduit étroit, et sa tête fera entendre une sorte de glouglou dans la partie chaude féminine, bruit que vous aurez plaisir à entendre tous les deux.

    Tu descendras de sa poitrine du côté droit, par rapport à elle : si la femme conçoit cette nuit-là, l’embryon sera un garçon – avec la permission de Dieu. C’est en tout cas ce que les hommes versés dans la science religieuse ont mentionné – que Dieu les prenne en son agrément. D’autres ont dit que celui qui conjoint sa femme et la rend enceinte, s’il veut qu’il mette au monde un garçon, qu’il pose sa main sur le ventre de son épouse et dise : « au nom de Dieu, le Clément, le Maître de miséricorde ! » ; qu’il bénisse l’envoyé de Dieu – que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui – puis prononce les paroles suivantes : « Ô Dieu, notre Dieu, crée cet enfant sous une forme mâle et je lui donnerai le nom de ton Prophète – que le salut et la bénédiction de Dieu soit sur lui. » Son intention sera exaucée et le Dieu Très-Haut, s’Il le veut, créera cet enfant sous la forme mâle, mettant en œuvre sa miséricorde et sa bénédiction.

    Quand tu auras fini de conjoindre, ne bois pas de l’eau jusqu’à satiété, car cela relâche le cœur. Si tu veux recommencer l’opération, faites vos ablutions tous les deux auparavant, c’est un principe excellent. Ne laisse pas la femme se mettre sur toi, car je crains que son eau ne te soit nuisible pour peu qu’elle entre dans ton canal urinaire : cette recommandation est faite par les médecins. Cette position, à savoir la montée de la femme et son chevauchement sur l’instrument dressé, est considérée par les amantes comme une faveur qui étanche leur soif de plaisir : elles éprouvent beaucoup de joie à s’élever et à redescendre ainsi. Prends garde à ce que leur eau ne sourde sur toi en cette position.

    Évite aussi de faire beaucoup de mouvements après la conjonction : on dit que cela est détestable.

    On aimera, par contre, rester dans la quiétude durant une heure. Quand le sexe sort de l’huis, ne le lave pas avant qu’il ne se calme un peu. Dès qu’il sera bien reposé, lave son œil doucement, mais pas à grande eau. En le sortant à la fin de la conjonction, quand tu te sépares de la femme, ne le frotte pas en faisant sa toilette, car cela occasionne une rougeur de la peau qui reste en permanence.

    L’opération elle-même de la conjonction se fait de beaucoup de manières, avec des jeux d’amour à foison. On ne peut les recenser d’une façon complète. Tout cela – que Dieu en soit loué ! – est licite avec l’épouse et il n’y a pas de mal à le faire, excepté ce qui ne correspond pas volontairement à la nature même de l’instrument, en ne permettant pas la fécondation. Si tu veux, tu peux conjoindre ta femme en faisant face à tous les côtés de son corps : à son dos, à son ventre, à l’un ou l’autre de ses flancs. Elle sera debout, assise sur son fondement, dans la position de l’agenouillement ou de la prosternation... ou dans toute autre position où il t’apparaîtra convenable ou possible de loger ton instrument à l’intérieur de son huis, d’y prendre plaisir et d’y prolonger ta jouissance. »

    « Si tu veux, tu lui demanderas de s’étendre sur le dos et de placer ses deux jambes sur tes deux épaules. Ou bien de se mettre la face contre terre : dans ce cas, après avoir fiché ton instrument dans sa partie chaude, tu monteras et descendras sur ses fesses, opération considérée comme des plus savoureuses, et qui accélère le venue de l’eau. Si tu veux lui sensibiliser les cuisses, sans faire entrer ton instrument dans son huis, monte sur ses deux fesses après avoir placé l’un sur l’autre ses pieds et serré ses cuisses sur l’instrument. Celui-ci sera ainsi en mesure de se frotter contre l’espace situé entre les deux lèvres de l’huis et ce frottement sur la porte de la partie chaude t’épargnera la nécessité de la pénétration. Toute méthode, toute variation emploiera en outre : la montée et la descente, le frottement, le pilonnage, le polissage, l’ébranlement, le ronflement, le ronronnement, l’embrassement, la pression, la succion, le mouillage dans l’huis, l’escalade des fesses, la palpation des seins, le baisement de la touffe.

    Conjoins-la comme tu voudras dans tous les plis de son corps, comme tu voudras dans n’importe quel endroit de celui-ci, excepté dans l’arrière du fondement. Toute opération en ce domaine, tu l’accompagneras de badinage, de tapotements sur la terrasse de l’huis et sur le haut des fesses. Tout ce que tu aimeras faire avec ton épouse, tu le réaliseras. Si tu ne peux t’établir solidement dans l’huis, place un coussin sous les deux cuisses de ta partenaire, et frappe jusqu’à ce que te réponde le toit de l’appareil. »

    « Parmi les façons de conjoindre les plus appréciées et les mieux au point, on trouve celles-ci :

    Tu te glisseras entre ses cuisses et tu ficheras l’instrument dans l’huis jusqu’à ce que se rejoignent les deux touffes. Alors tu donneras des tapes, tu descendras, tu l’agiteras dans son ventre à droite et à gauche jusqu’à ce que votre plaisir à tous deux arrive en même temps.

    Tu pourras aussi agir de même dans la partie chaude de ta partenaire allongée, la face contre terre : on appelle cela « le séjour agréable sur le sommet des fesses ». Et pour toi, ce sera vraiment un moment de bien-être.

    Une autre position : tu étendras la femme sur le sol, la face vers toi, tu t’introduiras entre ses cuisses, tu placeras sa jambe droite sur ton épaule, et sa jambe gauche sous ton aisselle ; cela fait, tu ficheras ton instrument en elle.

    Une autre position encore : tu lèveras ses deux pieds que tu placeras sur tes deux épaules, après avoir mis un coussin sous ses deux fesses ; tu le ficheras en elle, en obtenant une grande satisfaction, le coup étant appliqué sur l’endroit qu’il faut, la partie compatissante se trouvant prête à recevoir le jet viril.

    Une autre position encore : tu étendras la femme sur le dos et tu mettras l’une de ses jambes sur ton épaule ; l’autre jambe sera libre de retomber à sa guise sur le sol. Tu ficheras alors ton instrument dans sa partie chaude. »

    Il existe bien d’autre positions mais il me faut abréger. Quel que soit le chemin que tu prennes pour arriver à la jouissance et au plaisir par le pilonnage, le tapotage sur l’huis, la rencontre des deux touffes et tous les moyens employés pour approvisionner la sensation, les joies les plus savoureuses se trouvent réunis dans l’opération de la conjonction, de l’enfournement. Tout cela, bien sûr, après le badinage, les baisers sur le sommet des deux joues et sur le reste du visage, la succion de la bouche, la palpation des seins, l’embrassement de la poitrine, du cou, de la bouche, la pression légère, le chevauchement de la croupe, des ravissantes cuisses, la pâture menée partout sur ce beau corps tendre et bien nourri, les baisers déposés sur la terrasse d’un kouss gras et lisse, les coups de dents qui lui sont portés, le polissage de la partie supérieure des fesses, le grattage de la tête de l’instrument sur les deux lèvres de la partie chaude, les paroles savoureuses qui excitent, tel ce cri de la femme : « Prends ma partie chaude, elle fait partie de tes meubles ! », et la réponse de l’homme : « Prends l’instrument, car c’est ton bouchon », ou cette injonction de la femme : « Frappe avec ton instrument ce kouss qui t’appartient, plonge-le jusqu’au fond de mon réduit et n’oublie pas de fureter dans tous les coins », enfin le ronflement, le ronronnement, le râle, le bruissement des deux touffes...

     Cheikh Omar Ben Mohamed Nafzaoui

     

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  • Quand les livres « sacrés » appellent au meurtre et autres joyeusetés…

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    Un peu de religiophobie primaire : du bon usage d’une lecture critique de la bible et du coran.

    Moi qui m’honore de compisser toutes les religions, c’est avec délectation que je viens de dégoter cette petite perle dans un blog québécois. Ah ! Ils sont bons nos cousins d’Amérique ! Un bonheur ! C’est dans la bible, le livre « sacré » des chrétiens.

    Je vous le livre in extenso :

    « Récemment une célèbre animatrice radio US fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. C’est ce que dit la bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination ».

    La bible le dit. Un point c’est tout, affirma-t-elle.

    Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :

    « Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.

    Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

    Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

    J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

    Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100 % ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

    Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

    Je me confie pleinement à votre aide. »

    Merci amis canadiens !

     

    Et pour ne pas faire de jaloux, allons voir ce que dit le coran, livre « sacré » des mahométans :

    Voici quelques extraits de sourates qui montrent ce que le coran dit des femmes :

    « Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme et quand vous voulez et œuvrez vous-mêmes à l’avance. (Coran, 2 : 223.)

    Polygamie :

    « Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelins… Il est permis d’épouser, deux, trois ou quatre femmes, parmi les femmes qui vous plaisent, mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (Coran 4:3)

    Répudiation :

    La sourate 65 est consacrée à la répudiation, qui permet à l’homme de répudier sa femme ou ses femmes par un simple mot prononcé devant témoins « talaq ». Il faut l’énoncer trois fois de suite, par la parole, par l’écrit ou – faut être moderne – par courrier électronique. Bien plus simple que le divorce de chez nous…

    La déficience des femmes :

    - Nombreux sont les hommes à avoir atteint la perfection, mais aucune femme n’a atteint ce degré à part Assia, femme de Pharaon et Marie, fille d’Imran. écrit Bukhari. Mais le fondateur de l’islam est né 600 ans après Marie et plus de 2 000 ans après Assia, comment Bukhari peut juger de l’intelligence de ces deux femmes citées !

    - Parlant des femmes, Bukhari dit : « Je n’ai pas vu une plus déficiente en intelligence et en religion que vous ».

    La femme en islam vaut la moitié d’un homme :

    « Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes parmi ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. (Coran : 2, 282)

    L’héritage. « Allah vous ordonne d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles ». (Coran, 4,11)

    Comment peut-on apprécier une religion qui écarte la moitié de l’humanité ?

    La konnerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’univers, disait en substance Einstein. Mais la konnerie véhiculée par les livres dits « sacrés » donne une approche quantique des multivers !

    Finalement, vive la crise de foi.

     

     

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  • Cannabis. Gérard n'aime pas Marie-Jeanne !

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    « Je ne peux pas, en tant que ministre de l’Intérieur, en tant qu’homme politique dire à des parents qui se battent pour que leurs enfants sortent de l’addiction à la drogue, que l’on va légaliser cette merde. Et je dis bien « cette merde », s’insurge le ministre de l’intérieur Darmanin à l’intention des sirènes de plus en plus nombreuses qui lui serinent de légaliser le cannabis en France.

    Après Vaillant, Le Guen à gauche, voilà Robinet, le maire LR de Reims qui en remet une louche. Ça évolue, ça évolue…

    Alors, on le légalise ce tarpé qui est partout, ou on préfère les guerres de dealers à la Kalash ? Une société sans stupéfiants ? La drogue se trouve partout dès le collège. Une société sans consommateurs ? La France a la plus grande proportion de fumeurs de cannabis du continent. 700 000 en fument quotidiennement et 18 millions en ont « déjà fumé ».

    Eh, ci-devant ministre Darmanin, une politique ne se juge pas sur ses intentions mais sur ses résultats ! On connaît les succès de l’approche moralisante de tartuffes à l’égard du cannabis… Il serait peut-être temps, après un demi-siècle de prohibition, de faire le bilan de la consommation et du trafic et d’ouvrir un débat réaliste sur le sujet, non ?

    La réalité est celle-ci : une dépénalisation de fait de l’usage avec le tarpé taxé au niveau d’un excès de vitesse léger ou d’une absence de port de muselière ; un trafic concédé aux gangs mafieux ; une impuissance totale de la police et de la justice à éradiquer une consommation massive; des prisons encombrées pour pas grand chose. La prohibition du cannabis constitue donc une fiction, un mythe confortable.

    Moralement, on ne peut évidemment pas souhaiter que nos enfants « se droguent » au même titre qu’on ne peut accepter qu’ils deviennent alcooliques, c’est-à-dire dépendants. Qu’ils consomment de l’alcool ou du cannabis à l’occasion, quelle différence ? Une seule et de taille : on ne peut pas mourir d’une overdose de cannabis.

    Alors, diaboliser le tarpé au nom de la morale tout en tolérant le binge-drinking et ses comas éthyliques à la vodka et au mauvais whisky, voilà une belle tartufferie !

    Pourquoi les gens fument-ils le tarpé ? Mais pour la même raison qu’ils boivent le pastaga, le cognac, la vodka et, pour les plus raffinés, les bons vins ? Pour le plaisir que ça leur procure ! Les vins sans l’alcool ? Un bide. Les bières sans alcool ? Un bide. Parce qu’au-delà du plaisir gustatif, l’usager recherche les effets psychoactifs de ces produits. Ne pas comprendre cela est soit de l’hypocrisie, soit de la naïveté tangentant la konnerie.

    Les femmes et les hommes politiques qui s’opposent à toute légalisation sont de beaux faux culs : ils s’opposent surtout à l’arrêt du trafic parce que cette concession faite aux gangs de dealers constitue une sorte de RSA Banlieue qui leur assure une relative paix sociale et… des voix pour être réélu. Après ça on nous parlera de « reconquête des territoires perdus de la république »… Tant qu’un « chouf », un guetteur, gagnera en une journée autant sa mère ou son père en une semaine, les jeunes, tonton Darmanin, ils te diront « Tè, fume » !

    Cette faux-culterie est d’autant plus cynique que l’Insee intègre le trafic de drogue à son calcul du PIB national à hauteur d’un milliard d’euros pour le cannabis !

    La prohibition du cannabis est un échec flagrant. Policiers et gendarmes se noient dans la paperasse des procédures, perdant ainsi 1,2 million d’heures d’activité qui seraient mieux utilisées ailleurs. La consommation s’est banalisée, surtout chez les jeunes : 18 millions de Français l’ont expérimenté, 1,4 fume régulièrement et 700 000 fument quotidiennement.

    Une légalisation bien pensée et bien organisée permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - qualité du produit alors que les dealers font fumer du goudron aux jeunes, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans les bureaux de tabac et des « coffee-shops » bien contrôlés, - interdiction évidente pour les mineurs, et de juteuses rentrées de fric pour l’État.

    Les résultats seraient : - remise des flics sur des tâches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffee-shops », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu’ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l’attirance pour l’interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprise et confrontés alors aux règles de concurrence ! Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes.

    Et puis, le fait d’asphyxier ces trafiquants qui naviguent dans les mêmes eaux troubles, se partagent les mêmes territoires et aussi le même fric que les fondamentalistes islamistes serait un sacré coup donné à ces ennemis de la république. Combattre le terrorisme salafiste passe par la coupure de ses sources de financement au nombre desquelles figurent tous les trafics dont celui du cannabis.

    Cela mettrait fin à une situation d’autant plus révoltante que 10 % des effectifs de la police et de la justice se consacrent sans relâche à une prohibition virtuelle, mobilisant des forces qui font défaut dans la lutte antiterroriste, sans faire reculer d’un pouce la consommation ou le trafic. Réallouer de tels moyens à la lutte contre l’État islamique pourrait constituer un tournant stratégique majeur, sans rien coûter au contribuable.

    « Pas question, qu’il a dit notre flic en chef ! Le cannabis, c’est de la merde ! » Ben ouais, on voit qu’il connaît notre Javer de sous-préfecture, c’est comme ça que disent les fumeurs : du « shit », c’est-à-dire de la « merde » !

    Pourtant, si de temps en temps Gégé ou Manu tiraient un petit tarpé ou dégustaient un savoureux « gandga cookie », ça leur déconstiperait un peu les boyaux de la tête !


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