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LANTIFADAS - Page 3

  • Une fête des vins primeurs...(presque) sans primeurs !

    « E y sont où ? Et y sont où ? 

    E y sont où les vins primeurs. 

    Lalala lala la la... »

     

    - Oh ! Victor, alors ces fêtes des vins primeurs à Avignon, qu’es’ t’en pense ?

    - C’était une fête. Enfin, un rassemblement. Cette fête des vins primeurs avait une originalité, c’est que les vins primeurs, je les ai cherchés !

    - Et tu les as trouvé ?

    - J’ai fait tout le tour, plusieurs fois du square Agricol Perdiguier, en bas de la rue de la Ré. En demandant chaque fois qu’il me fasse taster leur vin primeur. Que dalle… J’en ai trouvé trois, peut-être quatre : rive gauche, « Colombe des Vignes », c’est à dire la cave des vignerons réunis de Sainte-Cécile-les-vignes, fief de feu mon pote le grand Max Aubert, un des fondateurs de ces fêtes des primeurs. Puis rive droite « Domaine Pélaquié », à Saint-Victor-Lacoste, une valeur sûre réputée pour ses blancs entre autres, et le « Domaine des Romarins à Domazan où Xavier et Benoit Fabre, quatrième génération de vignerons, passionnés par l’art du vin mais aussi par l’art pictural : allez voir leurs cuves décorées dans leur fief de Domazan. Une trouvaille.

    - Ah ! Bé tu vois bien que tu t’es régalé Victor, alors tire pas trop la gueule.

    - Mouais… Mais attends, quand tu arrives dans ce petit square, ce n’est plus la même dimension qu’avant, à la grand époque du primeur où toute la ville était en fête, était la fête. Là, tu étais en radinosland : tu devais acheter un verre et cinq jetons, comme ces trucs pour les cadies de super-marché, ce qui te « donnait droit » à cinq canons de vins. Et même pas des primeurs. Puis tu avais les oreilles agressées par un orchestre qui t’imposait à fond les décibels des américonneries qui touchent plus au bruit qu’à la musique. J’ai cru qu’on était à la fête du Merda Cola primeur. Et en plus ces nuisibles sonores nous ont avertis aimablement que « Bientôt, les chanteurs des côôôtes du Rhôôône – mes potes – chanteraient « la coupôôô santôôô », avec un accent plus pointu qu’un panier d’oursins ! Tu vois l’ambiance… Heureusement, on a vu arriver, entrée Est, un groupe de quatre au cinq joyeux lurons taquinant les instruments à cuivre avec un punch jazzy du meilleur aloi ! Et les primeurs des quelques producteurs jouant encore cette cartes étaient très bons.

    - Victor, faut pas jeter la pierre aux producteurs viticoles : le primeur n’a plus la côte. Dans mon rade, rares sont les inconditionnels comme toi.

    - Je sais Loulle. Et c’est pourquoi je les ai engueulé raisonnablement, presque aimablement, en tout cas amicalement. Mais tu as dis le mot Loulle, on a maintenant affaire à des « exploitants viticoles », plus à des vignerons, comme on a affaire à des « exploitants agricoles », plus à des paysans. Ils ont perdu une partie de leur âme. Les bordelais sont les premiers à souffrir de cette mutation. En plus ils paient chers leur dévotion d’il y a plusieurs décennies à ce sinistre gourou venus des Amériques, le dénommé Parker, que l’on devrait prononcer « Parquais » parce que c’est lui qui a influencé les vignerons bordelais à faire des vins suralcoolisés et surboisés. Résultats, leurs vins titrent tous au dessus de 14° et pour qu’ils soient « boisés », au lieu de les laisser évoluer naturellement dans des barriques de chênes, ils balancent dans leurs cuves en inox – ou en plastique – des pelletés de copeaux de chêne ! C’est le progrès ça Kiki, ça vient d’Amérique ! Et c’est autorisé en France ! Voila pourquoi on boit des pinards qui ressemblent à des infusions de parquais, que les consommateurs se détournent du vin et que les Bordelais arrachent leurs vignes… Et ça commence à venir chez nous.

    - C’est pas faux ce que tu dis Victor, c’est pas faux. Il y aussi la loi Evin qui a bien aidé à pousser nos divins vins dans le ravin.

    - Exact Loulle. En assimilant le vin, produit éminemment culturel avec toutes les gnoles grossières, type whisky, vodka, tequila et autres schnaps qui sont – elles – responsables de l’alcoolisme et de ses ravages.

    Tè Loulle, pour nous redonner l’enavan di fort, de la voye, pour retrouver le goût de l’estrambord, j’ai retrouvé un article que j’ai écris il y a une vingtaine de vendanges sur les fêtes des primeurs à Avignon :

    « Avignon : quand les vins primeurs font la Fête.

    Tandis que claquent au vent du nord les oriflammes des Confréries vineuses, tandis que sonnent de joie les cent clochers de la cité, la Place du Palais des Papes retrouve pour une fugitive soirée ses fastes multicolores d'antan. Du temps où Avignon était capitale du monde, du temps où défilaient sous les abruptes murailles du plus grand palais gothique de la planète les ambassades chamarrées, colorées et bruissantes de musiques des grands et des puissants de la chrétienté.

    Mais c'est grâce à Bacchus que la cité provençale - où Saint-Pierre, pour un temps accrocha sa barque - retrouve les fastes pour lesquels elle est née.

    Bacchus, le dieu de la vigne qui préside chaque année, le troisième jeudi de novembre, aux grandes bacchanales données en l'honneur de la naissance du Vin Primeur !

    Les cinq cents robes de satin moiré, de soies multicolores des membres de toutes les Confréries vigneronnes de la deuxième aire d'appellation de France remontent solennellement, sous les vivats de cette foule avignonnaise si friande de fêtes, la principale artère de la ville. Elles se regroupent en un fastueux kaléidoscope aux pieds des imposantes murailles du Palais des Papes, orgueilleusement paré des atours de la Fête.

    Fête du vin primeur, du vin nouveau, du premier vin sorti en chantant des cuves encore frémissantes.

    Fête où l’on boit mais aussi et surtout où l’on chante, où l’on danse et pas que sur le fameux pont.

    Fête du Vin, fête de Bacchus, fête de la joie de vivre, fête des vignerons dont elle chante la Gloire.

    Gloire au vigneron, ce poète de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux fait naître le nectar préféré des dieux. Cet humaniste qui offre à ses prochains le moyen d'approcher la Lumière divine. Ce faiseur de vie dont la sueur féconde les entrailles de la terre. Ce paysan sacré qui crée le sang de Dieu.

    Gloire aussi au Vin, ce dieu végétal qui prodigue généreusement à l'Homme la vigueur et l'esprit, l'humour et l'amour. Ce rassembleur qui rapproche en une communion dionysiaque les puissants et les humbles. Ce sésame du désir et du plaisir qui nous ouvre en chantant le cœur et le piège à bonheur de nos belles compagnes.

    Gloire encore à la futaille, aux tonneaux, aux barriques, qui protègent, mûrissent et enfantent le Vin.

    Et gloire à la bouteille, oblongue ou ventrue, dont la panse repue est une récompense.

    Gloire au modeste bouchon, gardien de joie et d'éternité, dont le pop joyeux est un signal de Fête.

    Gloire au hanap, au verre, au calice, au taste-vin et à la Coupo Santo, ultimes véhicules entre le Vin et l'Homme.

    Gloire enfin aux Buveurs, mes frères, qui envahissent la Place et cherchent en se serrant l'espace qui dispense généreusement le Premier Vin.

    Voilà ce qu'est la Fête des Vins Primeurs en Avignon où l'on chante, où l'on danse, où l'on épanche en beauté les plus larges soifs ! »

    Victor Ayoli

  • Au bistro de la toile: Tant d’impôts rend-il impotent ?

     

    - Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

    - C’est un peu ça. On entend parler sur toutes machines à bruit, dans toutes les étranges lucarnes, des impôts qui vont augmenter parce qu’il ne faut surtout pas faire casquer les riches.. Et si je fais mes calculs, je m’aperçois que moi, petit mastroquet, je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’État… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues sécu, CSG, CRDS, etc. j’ai travaillé, depuis le premier juin pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un État en faillite à cause de la « dette ». Et tout ça pendant que les pleins de thunes « optimisent » et donc ne paient que dalle ou presque et la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

    - Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoies tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

    - C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

    - C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche devra avoir le courage de remettre totalement à plat lorsqu’elle retrouvera le manche.

    - T’es optimiste Victor. Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’État !

     

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  • Boualem Sensal enfin Libéré

    Le porteur de cette grande voie a été arrêté il y a plus d'un an à sa sortie de l'avion alors qu'il se rendait dans son autre pays, l'Algérie. Tout comme une autre gloire franco-algérienne de la littérature, Kamer Daoud, il a le don de mettre en rage les lamentables qui gouvernent l'Algérie.

    Lisez cet article paru dans l'Express il y a déjà quelques temps et vous comprendrez la rage des lamentables, et le courage de ce grand personnage.

      "Si je devais choisir un seul mot pour dire le mal de notre temps, je dirais "islam". Aucun phénomène n’a autant transformé le monde, ne l’a autant bouleversé, défiguré, perverti, terrifié. Aucune maladie n’a fait autant de victimes, jeté autant de pays dans la tourmente et de gens sur les chemins de l’exil. Aucune autre vérité suprême n’a autant servi à justifier et multiplier les pires abominations sur terre, commises par les musulmans de Daech, des talibans, des GIA, de Boko Haram et compagnie, parfois, souvent par des loups solitaires addicts à la coranide exaltée, des électrons libres pas si libres, des psychiquement instables.

    A une exception près ou deux, les pays musulmans vivent tous dans un état d’arriération extrême, sous des régimes despotiques, corrompus, criminels, qui instrumentalisent l’islam dans leurs politiques intérieure et extérieure. A une ou deux exceptions près, les pays non musulmans sont tout également et durement impactés, l’islam est devenu leur souci n°1, avant l’inflation, avant le chômage, le prix de l’essence, les feux de forêt, la drogue.

    II s’y fait de plus en plus présent, de plus en plus pressant, carrément conquérant, arrogant et meurtrier. S’il trouve la porte fermée, il entre par la fenêtre et si celle-ci est murée, il entre par la cheminée, et quand il n’y a plus la moindre ouverture disponible, il entre par la voie royale d’Internet.

    Dans sa version islamiste, il est chez eux dans une démarche communautariste, séparatiste, indépendantiste, isolationniste, entièrement vouée aux trafics et à la violence des gangs, dont les plus durs, les mieux organisés n’ont pas encore perdu leurs dents de lait.

    Les pays scandinaves qui étaient des terres d’accueil mirifiques pour les musulmans qui fuyaient la violence et la pauvreté de leur pays, et surtout les utopies socialistes de leur colonel-président chef suprême du conseil de la révolution et aigle indomptable, ne veulent plus d’eux ; ils prennent aujourd’hui dans la panique des mesures d’urgence pour enrayer le mal.

    Dans tous les pays, et les voyageurs porteurs d’un passeport de pays musulmans, et c’est mon cas, le constatent, ils sont reçus froidement alors même qu’ils ont un visa valide et disposent des ressources nécessaires à leur séjour. Ils savent que ces dispositifs de sécurité lourds et coûteux qui entravent le fonctionnement des aéroports dans tous les pays du monde sont en lien direct avec leur religion. Comme on ne peut arrêter ou chasser une religion, on repousse ses fidèles. Peine perdue. Trop tard, l’islam est partout chez lui, maître jaloux en ses possessions.

    Voilà maintenant qu’il impose sa novlangue. "Islam is watching you". On ne dit pas islam, c’est trop peu, trop mesquin, il faut ajouter, avec la déférence due au roi des rois, que l’islam est religion de paix et de tolérance, qu’il est une religion d’amour parfait, qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme, qu’il ne faut pas faire des amalgames dangereux et des essentialisations idiotes, que les islamistes ne sont pas des musulmans, que les musulmans vivent leur islam dans le strict respect des autres croyances même si elles sont fausses et si l’islam les a déjà condamnées.

    Dans ce monde de paix, d’amour et de tolérance, le nombre de personnes vivant sous protection policière parce que menacées au nom de l’islam connaît des progressions vertigineuses.

    Pour ne parler que de la France, qui est un bonheur en soi, la police nationale ne suffira bientôt plus, il faudra recruter des bataillons et des compagnies ou mieux former un nouveau corps de gardes du corps, qui connaissent l’islam et savent le reconnaître sous quel habit qu’il se présente. La liste des fichés S ne cesse de son côté de s’allonger, à ce train elle finira par comprendre l’ensemble des musulmans de France, qui par ce renversement de situation deviendront des musulmans en France.

    Gain de temps, gain d’argent, on ne parlera plus de cette alternative diabolique "islam de France vs islam en France", genre Kramer contre Kramer, l’islam contre lui-même. On aura deux en un, la France islamique. C’est nouveau, la conquête par la manipulation arithmétique et l’inversion de la fraction.

    De quoi demain sera-t-il fait ? A coup sûr le mal sera plus grand.

    A moins que les musulmans réveillés par miracle ne se mobilisent pour sauver leur religion des griffes des islamistes et celles des régimes musulmans corrompus qui les instrumentalisent à distance via leurs imams détachés, leurs mosquées bastions, leurs consuls membres assermentés de la confrérie des agents secrets, leurs missionnaires du soir.

    Dans la foulée, ils bouteront tous ceux qui, à échéance fixe viennent les caresser dans le sens du poil, à des fins électorales, qui veulent s’acheter sur leur compte une auréole pour briller à la télé ou, pour les grands apparatchiks, se refaire une virginité devant l’Histoire qu’ils avaient tant trahie, tant travestie.

    Il n’y aura bientôt plus sur cette terre ravagée par les guerres et la misère morale que l’islam, religion de paix, d’amour et de tolérance, et, j’ajouterai de limpidité (c’est ma contribution à l’enrichissement de la novlangue), pour nous reposer de nos peines. Après cela, la terre rénovée et l’air purifié, la civilisation pourra repartir du bon pied.

    Je suggère à mes amis musulmans de lire Les Versets sataniques de Salman Rushdie, ils verront par eux-mêmes qu’il n’y a rien de blasphématoire dans ses pages, il décrit une réalité qu’ils verraient de leurs yeux si on les débarrassait des œillères du conditionnement.

    Je leur suggère aussi d’écrire à Salman Rushdie pour l’assurer de leur affection, pour lui souhaiter le plus prompt des rétablissements et de l’encourager à continuer d’écrire de belles choses dans la continuation des Versets sataniques.

    Merci pour votre contribution au sauvetage de l’humanité et du monde."

     Article paru dans l'Express: 

    "Boualem Sansal : "Une progression vertigineuse des personnes menacées au nom de l’islam"".