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économie - Page 13

  • Ma (presque) lettre au Père Noël !

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    Je viens d’entendre tonton Seux nous annoncer avec des sanglots dans la voix que la dette de la France va franchir le seuil fatidique du 100 % de son PIB, c’est-à-dire un peu moins de 2 200 milliards d’euros. Je l’ai trouvé bien mou Seux…

    La dette est voulue, les déficits sciemment entretenus dans le but de fabriquer le prétexte imparable pour détricoter les acquis sociaux, la démocratie de proximité et détruire la redistribution des richesses. En découle un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… creuser encore et encore la dette. Et en plus culpabiliser le cochon de payant qui "vit au-dessus de ses moyens". La dette, c’est au contraire la sublimation de la pauvreté, de la tristesse et la porte ouverte aux pathologies diverses et variées dans le but de satisfaire une poignée de psychopathes avides sous le couvert d’une idéologie nauséabonde. Et il veut nous faire culpabiliser Seux ?

    La « dette » ne représente rien pour une raison bien simple : les banquiers « prêtent » de l’argent qu’ils n’ont pas. Parce qu’ils ont un ratio de prêt de 9 à 1. Ce qui veut dire qu’ils peuvent prêter 9 lorsqu’ils ont seulement 1 en caisse ! Ils se contentent de passer quelques lignes électroniques et d’encaisser les intérêts. C’est de la pure arnaque à grande échelle.

    En 2008-2009, avec un plan d’attaque établi dès la fin des années quatre-vingt-dix par Goldman Sachs, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" organisée des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et en achetant quelques hauts responsables, les banksters ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l’argent public des États dans ces mêmes banques… en empruntant cet argent à qui ? Aux banques que l’État était censé renflouer ! Un truc de oufs… Et l’addition est salée. De moins de 1 300 milliards, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à près de 2 200 milliards aujourd’hui. Ceci s’appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Merci Sarko !

    L’origine de cette dette provient essentiellement de l’arnaque de la loi dite Rothschild-Pompidou, avec la complicité de Giscard. Cette loi scélérate qui a interdit à l’État français de se financer directement auprès de la Banque de France en lui imposant de se financer auprès des banques privées. Celles-ci se finançant auprès de la banque centrale à très faible taux d’intérêt et… « prêtant » l’argent des contribuables à taux bien plus élevé à l’État. La différence va dans la poche de ces banksters et prend le nom de « dette publique ». Ce système inique, cette arnaque gigantesque, a été repris par l’Europe avec les accords de Maastricht. Cette dette a pour finalité d’asservir les États tout en renforçant le pouvoir des financiers et des rentiers. À noter que cette loi scélérate est concomitante (1 973) avec la création de la mafia financière dite « Trilatérale » par Rockfeller et autres banksters

    Eh ! Tonton Seux, t’es sûrement un homme cultivé, donc tu sais très bien comment la France a fait à travers les ages pour résoudre ses problèmes de « dette ». Et si tu ne t’en souviens plus, je vais t’en rappeler quelques épisodes.

    Philippe-le-Bel – celui qui a laissé une superbe tour à son nom à quelques encablures de mes pénates – n’a pas bricolé : il commence par chasser ses créanciers du royaume avant de saisir, de condamner et passer au barbecue les « banquiers de l’Occident ».

    François II lui, avait de l’imagination pour « réaménager la dette » : seul un créancier sur trois, tiré au sort, serait dédommagé !

    Sully – ouais, celui des deux mamelles de la France – qui marnait avec le roi à la tige de bronze, Henri IV, a demandé « un audit de la dette », il a ainsi pu écarter toutes les « dettes illégitimes » et relancer l’économie du pays.

    Puis arrive Colbert. Celui-là, c’était un efficace : il a fait le procès des parasites de son époque, des sangsues accrochées à la société, ses oligarques en quelque sorte. Des clans entiers d’affairistes – près de 500 – sont poursuivis, leurs biens mal acquis saisis, eux qui vivaient sur l’impôt comme des morpions. Et eux-mêmes mis en taule comme un vulgaire Ghosn, et plus si affinités.

    Louis XVI, lui a fait appel au Goldman Sachs de l’époque, le bankster Jacques Necker. Il en a perdu la tête le bon gros Louis…

    Mirabeau, un des plus flamboyants porte-parole des « gilets jaunes » de l’époque, les « sans-culottes », a proposé à l’Assemblée une solution pour réduire la dette : « Voici la liste des plus riches propriétaires français. Ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit ! Ramenez l’ordre dans les finances, la paix et la prospérité. Frappez, immolez sans pitié ces tristes victimes. » Tremblez les Arnaud, Pinault, Bettencourt, Dassault, Drahi, Wertheimer, Niel, Perrodo, Mulliez et consorts.

    Tiens voilà un bon sujet de Référendum d’initiative citoyenne a faire suite à un audit sur la dette : « La France doit-elle oui ou non annuler la fraction de la dette considérée comme illégitime par l’audit ? »

    Je ne sais pas si le malchan Seux criera « RIC RIC RIC Hourra ! »


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  • Mais qu'est-ce qu'ils veulent ces manants ? Ben, ça, ci-devant président Macron !

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    "Nous rentrerons chez nous quand ces mesures seront appliquées

    1. Nous voulons de la démocratie directe à tous les niveaux. Nous voulons un gouvernement d’union nationale avec une régence d’exception pour éviter que les partis politiques, qui sont disqualifiés, n’instrumentalisent notre détresse et notre colère.

    2. Nous voulons une baisse de 20% de toutes les taxes et les charges touchant la classe moyenne, les travailleurs pauvres et les entrepreneurs. Baisser ces taxes, c’est monter nos salaires. Nous voulons une action immédiate pour taxer ce qui vaut la peine d’être taxé : les GAFA et les transactions financières.

    3. Nous voulons que la France arrête de vivre au-dessus de ses moyens et arrête d’accueillir la misère du monde parce qu’elle e
    st déjà dans la misère avec ses millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous voulons une immigration choisie, qui ne nous détruise pas culturellement. Nous demandons ainsi un retrait du pacte de l’immigration de l’ONU.

    4. Nous voulons une relocalisation de toutes les décisions dans les régions, les villes et les communes. L’Etat et ses fonctionnaires à Paris ne sont pas qualifiés pour décider de l’avenir de nos communes.

    5. Nous voulons une sortie de la PAC qui corrompt nos agriculteurs en n’allouant ses aides qu’aux productivistes et aux empoisonneurs répandant le cancer en France. Nos impôts ne doivent en aucun cas servir à financer Bayer-Monsanto.

    6. Nous voulons la création de barrières commerciales pour empêcher l’Allemagne de nous vendre des produits fabriqués en Roumanie, sous le label "Deutsche Qualität" et d’ainsi détruire nos emplois.

    7. Nous voulons le retrait de toutes les aides à la presse pour une vraie séparation des pouvoirs médiatiques et politiques.

    8. Nous voulons une action immédiate pour arrêter l’intégration dans l’Europe car elle ne se construit que sur la ruine des petites gens."

     

    Voilà un programme simple, compréhensible, direct. Si tu veux rétablir la paix, ci-devant Président, voilà ce sur quoi tu dois parler ce soir. Sinon, tout ne sera que blabla, enfumage et...

     

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  • La révolte gronde. À quand des États généraux ?

    états généraux

    Paraphrasant Sieyès on pourrait dire : « Qu’est-ce que le peuple ? Tout. Que représente-t-il à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose ! »

    Ce peuple invisible, ces « gens de peu », ces « sans-dents », ces gens « qui ne sont rien » (comme les qualifie avec élégance Macron), ils sont le premier parti de France (près de 57 % d’abstentionnistes aux dernières législatives). Ils votent en tournant le dos aux urnes ! Quand on ne vote plus, la démocratie est morte. Et maintenant, au lieu de déposer un bulletin, on s’exprime en occupant les ronds-points pour les plus pacifiques, en cassant du flic et en mettant le feu à Paris pour les plus violents.

    « Venez me chercher ! » qu’il a plastronné Macron, avec des provocations de blanc-bec. Eh bien ! Ils y vont, le chercher…

    Peut-on s’étonner de ce rejet quand la Macronie a marqué dès le début son territoire avec arrogance en supprimant l’ISF, en instituant la « flat tax », en étant ouvertement le gouvernement « des (plus) riches », en portant au nues les « premiers de cordées » tout en méprisant les « gens de rien », les invisibles.

    Ces invisibles se donnent de la visibilité en arborant leur désormais célèbre « gilet jaune », symbole de la révolte. De toutes les révoltes. Contre toutes les injustices, contre tous les mensonges, contre tous les enfumages, contre toutes les promesses oubliées, contre des revenus de misère. Et aussi - et peut-être surtout - contre tous les mépris dont ils sont l’objet.

    Cette France d’en bas « qui fume des clopes et carbure au gazole », c’est pourtant celle qui se lève tôt, qui travaille pour un salaire souvent indécent, qui produit dans des conditions difficiles et qui voit le produit de son labeur raboté par toutes sortes de taxes sournoises. Cette France de la misère, elle sait que les entreprises du CAC40 ont distribué 70 % des résultats du travail de leurs salariés, soit 56 milliards à leurs actionnaires. L’actionnaire, dans une entreprise, chacun sait que c’est celui qui ne fait aucune action…

    C’est cette France qui a eu la sublime naïveté de croire aux valeurs de la république, à la démocratie, au travail, aux études et qui découvre le mépris et l’injustice. Ces Français des villes et des champs, rejetés hors des centre-citées au profit des bobos ou oubliés dans leurs cambrousses purgées de leurs services publics. Méprisés, humiliés par les « zélites » qui les rejettent avec morgue dans les tiroirs faciles du « poujadisme » quand ce n’est de la « fachosphère ».

    Cette France a pris conscience de son existence et découvre sa force. La Macronie aurait grand tort de jouer le pourrissement du mouvement, de se gausser de son inorganisation. De même les partis extrêmes se mettent le doigt dans l’œil en espérant le récupérer. Et les médias principaux, les « intellos » autoproclamés qui ne voient pas plus loin que les arrondissements huppés de la capitale, feraient bien de ravaler leur fiel : « Qui tu es toi ? Qui t’a élu ? ». Parce que le sentiment d’abandon engendre la colère. Une colère puissante, lourde, partagée par des milliers de femmes et d’hommes et comprise par les trois-quarts des Français ! Avec un prétexte mal compris, lui, une taxe carbone…

    Plutôt que de casser quelques symboles du centralisme parisien, cette colère serait plus efficace si elle se tournait contre les vrais pollueurs qui sont, eux, exemptés de ces taxes « écologiques » punitives : les transports maritimes et aériens. En bloquant les ports et les aéroports. Quant à saccager, foutre le feu, vandaliser, il aurait mieux valu s’en prendre aux symboles de l’oppression ultralibérale qu’à ceux de la république. La Défense plutôt que l’Étoile…

    Et puis, les « élites » ne devraient pas oublier que l’histoire montre que les colères du peuple, des « feignants », des « Gaulois irréformables », chez nous, prennent souvent des expressions « tranchantes » !

    Il serait temps, avant qu’il ne soit trop tard, que les « zélites », tant politiques qu’économiques et intellectuelles prennent conscience de l’ampleur du mouvement, du fait que le pays est en train de se déchirer, et qu’elles acceptent de prendre leur part de l’échec résultant de leur manière de (mal) gouverner la France.

    En 1789, c’est le prix du blé qui a déclenché la révolution. En 2018, sera-ce le prix du gazole ? Dans les deux cas, le prix d’un produit indispensable à la vie du peuple a été le prétexte, puis le détonateur.

    Pour que l’explosion ne s’ensuive pas, il serait de simple bon sens de décréter un moratoire général sur l’ubuesque taxation écologique, le report de la fameuse « transition » et l’affectation des économies ainsi réalisées au pouvoir d’achat. Simplement et immédiatement. Les écolos bobos à trottinette électrique hurleront, mais « le peuple » respirera mieux, même avec quelques particules fines dans les narines.

    Puis il serait utile – s’il en est encore temps ! - de s’inspirer des anciens : ouvrir des États généraux, demander aux populations de coucher sur des cahiers de doléances tout ce qu’ils rejettent mais aussi ce qu’ils proposent. Dans chaque ville, dans chaque quartier, dans chaque village, il ne serait pas compliqué pour les collectivités locales d’organiser des comités ouverts à toutes les couches de la population : ouvriers, professeurs, paysans, fonctionnaires, flics, patrons, juges, aides-soignantes, mères de famille, chômeurs, retraités… Ce serait le lieu et le moment pour demander des comptes, pour regarder en face les difficultés, les incompréhensions, les peurs, pour exprimer les exigences, les espoirs.

    De ce bouillonnement d’idées, de cette confrontation sortiraient des idées directrices, des propositions, émergeraient des représentants plus légitimes que les auto nommés porte-parole des gilets jaunes. Cela structurerait ce mouvement et permettrait au gouvernement provisoire chargé de liquider les affaires courantes pendant les trois mois des États Généraux de corriger le tir et, à travers une Constituante, au peuple de construire une sixième république avec pour devise « Liberté, Égalité, Sorofraternité, Laïcité ».

    Faute de quoi, comme dans bien des révolutions, on verra surgir un « homme providentiel ». De Napoléon à Hitler et Staline, on sait où ils mènent.



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