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LANTIFADAS - Page 47

  • Confinérotisme: "T'as un beau masque, tu sais..."

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    J’ai rencontré Sylvie dans la queue du Leclerc,

    Lunettes de soudeurs cachant ses beaux yeux clairs

    Et malgré la distanciation sociale,

    L’espace d’un caddie, j’appréciai son hâle.

    Je pensais : elle est belle, elle me met en fièvre

    Mais sous son masque, peut-être y a-t-il un bec-de-lièvre ?

    J’admirais sa façon de tousser dans son coude

    Avec autant de grâce que les stars d'Hollywood.

    Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles

    Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles.

    Je rêvais de ses doigts gainés de fin latex

    Déroulant un condom tout le long de mon sexe…

    Je rêvais de humer ses fragrances anales,

    Je rêvais de goûter sa flore vaginale.

    Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

    Je me serais damné tant j’en avais envie

    Peu m’importait alors de courir à ma perte,

    Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

    « Viens chez moi j’ai du gel hydroalcoolique,

    J’ai de l’Efferalgan, des trucs pour la colique

    Et puis, rien que pour toi, j’ai de la chloroquine

    Mais pour ça il faudra te montrer bien coquine !

    Je t’offrirais une surblouse, une Jeannette

    Si tu voulais me faire une bonne branlette.

    Voudrais-tu, avec moi, échanger, ma chérie,

    En un baiser cent vingt millions de bactéries ? »

    Mais je ne puis que dire, tant j’étais médusé :

    « T’as un beau masque, tu sais ! »

     

    Victor Ayoli

     

    Photo X - Droits réservés

  • Au bistro de la Toile : enfumage à la nicotine…

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    - Oh, Loulle, tu me sers un rouge et tu me donnes – enfin, tu me vends, au prix que ça coûte ! – un paquet de cigares Corona, et - au diable l’avarice – des Montecristo. C’est pour me soigner, quasiment sur prescription médicale.

    -… teng ! Tu bricoles pas Victor. C’est vrai que si c’est pour te soigner… Mais, entre nous, qu’est-ce que c’est que cette konnerie ?

    - C’est la dernière recette à la mode Loulle. C’est nouveau, ça vient de sortir. T’as dû entendre comme moi dans toutes les machines à bruits et sur toutes les lucarnes à décerveler cette formidable information : les fumeurs ont bien moins de risques que les non-fumeurs de se choper cette saloperie de COVIT-19 ! Au point que des « personnes autorisées » en arrivent à préconiser, avec moultes circonvolutions oratoires tout de même, l’usage de la nicotine, autrement dit du tabac à titre préventif contre la coronavirus ! Elle est pas belle la pandémie pour les cigaretiers !

    - Fatche ! Donc, je deviens, comme bureau de tabac, un héros de la lutte contre le virus. Et les applaudissements du soir pour les soignantes et soignants, c’est aussi pour moi ! Puteng, Victor, vé, j’en suis fier comme, comme… un bar-tabac !

    - En quelque sorte Loulle. Mais on dit « fier comme Artaban ». Bref. Alors moi qui suis un fouille-merde invétéré, j’ai un peu fouiné. Et j’ai trouvé des accointances savoureuses, Loulle !

    - Tè, bois un coup et raconte.

    - Eh bien voilà. J’ai découvert qu’il existe chez nos cousins du Québec, une entreprise, Médicago, fondée en 1998, qui a développé une technologie unique au monde qui consiste à produire des vaccins et des protéines thérapeutiques à partir de plantes. Et donc qui pourrait contribuer à la production d’un vaccin contre le coronavirus COVID-19.

    - Ouarf. C’est extra ça. Ils sont bons nos cousins canadiens !

    - Attends un peu, Loulle. J’ai trouvé dans un prestigieux magazine économique anglo-saxon, le Financial Post, cette information, je te traduis : « Une entreprise canadienne s’est associée au géant des cigarettes Philip Morris dans un projet inhabituel de vente de vaccin contre la grippe sur l’immense marché chinois, une avancée potentiellement importante pour la science controversée de la production de médicaments dans les plantes »etc. etc. Et il s'avère donc que l’entreprise québécoise en question, Médicago, a pour actionnaire principal, à 33 % le cigarettier Philip Morris ! Mais ce n’est pas tout, la construction de la deuxième usine de cette entreprise biotech canadienne en Caroline du Nord, donc aux USA – comptant 140 employés – aurait été financée en grande partie par le département de la Défense américain.

    On assiste là, Loulle, à une gigantesque entreprise de « green washing » - de « verdissement » d’une entreprise qui fabrique des cigarettes, et donc qui tue des millions de personnes partout dans le monde. La prétention de cette entreprise de produire - à travers sa filiale Médicago - en masse, et très rapidement des vaccins antigrippaux pandémiques « à base de plantes », c’est de l’enfumage. En réalité, la biotech québécoise produit des vaccins transgéniques standards avec tous les risques qui vont de pair, mais avec un faux vernis naturel dans un contexte où l’image de la vaccination se dégrade. Les belles plantes de Medicago sont en réalité des plantes de tabac. Ce qui arrange bien Philip Morris !

    Medicago a reçu des financements et des investissements au cours des dernières années de la part du Ministère américain de la Défense, du Genopole français d’Evry, et de Mitsubishi Tanabe Pharma Corp du Japon, avec des essais en cours à la fois pour son vaccin pandémique et pour le vaccin saisonnier.

    - Ouais mais tout de même Victor, si grâce au fric des cigarettiers on peut faire des vaccins contre cette merde, c’est bien, non ?

    - Bien sûr. À part que cette collaboration date de 2012 et que jusqu’à maintenant on n’a rien vu venir. Alors ce brusque et opportun intérêt pour les « bienfaits » du tabac me laisse plus que perplexe. Et la complaisance de certains mandarins de la médecine, comme la complicité des médias me font gonfler les aliboffis !

    - Tè, bois un coup, Victor, ça te passera.


    Illustration: merci au regretté Chimulus





  • Les « Répugnants »…

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    Répugnant. C’est ce qualificatif peu diplomatique que n’a pas hésité à utiliser le sieur Antonio Costa, ci-devant Premier ministre du Portugal, à l’encontre de la position des Pays-Bas énoncée avec une morgue méprisante par le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, selon lequel la Commission européenne devrait ouvrir une enquête afin de comprendre pourquoi certains pays membres ne disposent pas de marge budgétaire pour répondre à la crise sanitaire. Il visait en cela les « pigs », autre vocable sympathique par lequel certains états du nord de l’Europe – dont les Pays-Bas – nomment ces états du sud – Italie, Grèce, Espagne, Portugal, voire même France. Bref ces cochons de Sudistes.

    Cet échange de politesses entre « gentils membres » du Club Europe a fait suite à la demande de mutualisation des dettes des pays européens, fréquemment réclamée par les pays particulièrement endettés du sud de l’Europe, comme le Portugal, mais rejetée par les pays du Nord.

    Ceci s’est déroulé dans le cadre des interminables discussions pour établir un budget de l’union européenne pour la période 2021-2027. Les « quatre radins » - les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche et la Suède - ne veulent pas consacrer plus d’1 % de leur PIB au budget européen. Quant à l’Allemagne, elle soutient plus ou moins discrètement les radins.

    On va comprendre pourquoi. On se souvient des outrances de la britannique Margaret Thatcher hurlant le 30 novembre 1979, à Dublin. « I want my money back », exigeant ainsi de retrouver une partie de l’argent versé. Et le couillemollisme des dirigeants français de l’époque les Giscard et Barre, puis Mitterand, Mauroy et Fabius a permis à Miss Maggy (celle chantée par Renaud) d’obtenir en 1984, chaque année un énorme chèque de remboursement d’une partie de la contribution de son pays. Payé à 27 % par nos sous !!! Et ça a continué jusqu’au Brexit.

    Ce que l’on sait moins, c’est que l’Allemagne a également obtenu un « chèque » annuel pour minorer sa contribution nette à partir de 1985. Que les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède ont aussi obtenu leurs « chèques » annuels à partir de 2002. Et que c’est désormais le Danemark qui bénéficie aussi d’une telle correction. Les « quatre radins », négociant en bloc, se sont battus non seulement pour limiter le plafond des paiements à 1 % mais aussi pour maintenir leurs rabais. Quant à la France, non seulement elle n’a jamais demandé de rabais mais elle casque…

    Voilà de bons candidats au titre de Répugnants, non ?

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    Les agriculteurs qui pulvérisent des pesticides ne sont pas confinés. Au contraire. Ils viennent d’obtenir de nouvelles facilités pour s’approcher des habitations. Jusqu’au 30 juin 2020, il sera possible d’épandre des pesticides jusqu’à trois mètres des habitations pour les cultures basses comme les céréales et les légumes, et cinq mètres pour les cultures hautes comme la vigne ou les arbres fruitiers. Les pesticides de synthèse aggravent la détresse respiratoire des malades du coronavirus.

    Voilà encore de bons candidats au titre de Répugnants, non ?

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    Un document révèle le lobbying mené actuellement par les grandes entreprises françaises auprès de la Commission européenne, notamment du secteur automobile, pour reporter ou annuler toute régulation européenne en matière climatique ou écologique. Bien loin de l’image verte qu’elles tentent de se donner dans les médias.

    Les dirigeants des entreprises multinationales françaises Renault, L’Oréal, Danone, Saint Gobain, Nestlé, Engie et Suez viennent de signer une tribune dans Le Monde et plusieurs médias européens, aux côtés notamment de Pascal Canfin (député européen LREM, ex-écologiste), Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique) ou encore Yannick Jadot (député européen écologiste), appelant à mettre en œuvre des « investissements pour la relance verte et la biodiversité », qui doivent « servir d’accélérateurs de la transition vers la neutralité climatique et des écosystèmes sains ».

    Au même moment, ces mêmes entreprises multinationales, et de nombreuses autres, regroupées au sein de l’Association française des entreprises privées (AFEP), font du lobbying auprès de la Commission européenne pour obtenir le report ou l’annulation de nombreuses initiatives de transition écologique que la Commission envisageait de mettre en œuvre dans le cadre du Pacte vert européen.

    Plus faux-cul que moi, tu meurs.

    Voilà encore de bons candidats au titre de Répugnants, non ?

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    BlackRock, plus grand gestionnaire d’actifs au monde, a été choisi comme conseiller environnemental par l’Union européenne, révèle The Guardian. Un contrat à 550 000 euros qui a provoqué une levée de boucliers du côté des associations écologistes, qui craignent des conflits d’intérêts. La multinationale ferait en effet partie des trois plus grands investisseurs dans les huit plus importantes sociétés pétrolières du monde entier. De quoi influencer les résultats de l’étude, qui se focalisera sur la capacité de l’Europe « à intégrer au mieux les facteurs environnementaux et sociaux dans la supervision bancaire », craignent les associations. C’est comme laisser le renard garder le poulailler !

    Voilà encore de bons candidats au titre de Répugnants, non ?

     

    La chronique reste ouverte. Faites comme moi, cherchez. Le confinement vous le permet.

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