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humour - Page 26

  • Bientôt Noël : pauvres ou riches mettons un peu d’originalité dans nos assiettes

    cuisine,humour second degré

    Réfractaires à l'humour au second et même troisième degré, passez votre chemin.

    L’animateur un peu déjanté d’une radio popu britiche a lancé récemment un concours sur sa station pour savoir quel était l’aliment le plus inhabituel qu’avait eu l’occasion de manger ses auditeurs. La palme est revenue à une Anglaise, une certaine Anthea, pour cette histoire : « Quand j’étais enfant, j’habitais en Afrique. On allait toujours chez le même boucher et soudainement, la viande a commencé à être bien meilleure. Lorsque nous sommes rentrés en Angleterre, nous avons appris que le boucher en question avait été arrêté parce qu’il faisait un élevage de petites filles noires ».

    Un de ses compatriotes célèbre, JONATHAN SWIFT avait déjà, en son temps (1667-1745) fait une « Modeste Proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. » Si les pauvres n'ont pas de pain, qu'ils mangent leurs bébés, propose l'auteur des Voyages de Gulliver dans un essai féroce et radical pour protester contre le cynisme des monarques et mettre en lumière les conditions de vie de la population irlandaise du XVIIIe siècle. Toute comparaison avec notre époque ne serait pas forcément fortuite!

    « L'ART D'ACCOMMODER LES BÉBÉS

    Un jeune Américain de ma connaissance, homme très entendu, m'a certifié à Londres qu'un jeune enfant bien sain, bien nourri, est, à l'âge d'un an, un aliment délicieux, très nourrissant et très sain, bouilli, rôti, à l'étuvée ou au four, et je ne mets pas en doute qu'il ne puisse également servir en fricassée ou en ragoût. ]'expose donc humblement à la considération du public que, des cent vingt mille enfants dont le calcul a été fait, vingt mille peuvent être réservés pour la reproduction de l'espèce, dont seulement un quart de mâles, ce qui est plus qu'on ne réserve pour les moutons, le gros bétail et les porcs; et ma raison est que ces enfants sont rarement le fruit du mariage, circonstance à laquelle nos sauvages font peu d'attention, c'est pourquoi un mâle suffira au service de quatre femelles; que les cent mille restants peuvent, à l'âge d'un an, être offerts en vente aux personnes de qualité et de fortune dans tout le royaume, en avertissant toujours la mère de les allaiter copieusement dans le dernier mois, de façon à les rendre dodus et gras pour une bonne table.

    Un enfant fera deux plats dans un repas d'amis; et quand la famille dîne seule, le train de devant ou de derrière fera un plat raisonnable, et assaisonné avec un peu de poivre et de sel, sera très bon bouilli le quatrième jour, spécialement en hiver. J'ai fait le calcul qu'en moyenne un enfant qui vient de naître pèse douze livres, et que dans l'année solaire, s'il est passablement nourri, il ira à vingt-huit. Je reconnais que cet aliment sera un peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.(...)

    Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

    Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (…)

    On trouvera de la chair de nourrisson toute l'année, mais elle sera plus abondante en mars, ainsi qu'un peu avant et après, car un auteur sérieux, un éminent médecin français, nous assure que grâce aux effets prolifiques du régime à base de poisson, il naît, neuf mois environ après le carême, plus d'enfants dans les pays catholiques qu'en toute autre saison; c'est donc à compter d'un an après le carême que les marchés seront le mieux fournis, étant donné que la proportion de nourrissons papistes dans le royaume est au moins de trois pour un : par conséquent, mon projet aura l'avantage supplémentaire de réduire le nombre de papistes parmi nous.

    Ainsi que je l'ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d'un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j'inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point qui, je le répète, fournira quatre plats d'une viande excellente et nourrissante, que l'on traite un ami ou que l'on dîne en famille.

    Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jus-qu'à ce qu'elles produisent un autre enfant. Une personne de qualité, un véritable patriote dont je tiens les vertus en haute estime, se fit un plaisir, comme nous discutions récemment de mon projet, d'y apporter le perfectionnement qui suit.

    De nombreux gentilshommes du royaume ayant, disait--il, exterminé ces temps-ci leurs cervidés, leur appétit de gibier pourrait être comblé par les corps de garçonnets et de fillettes entre douze et quatorze ans, ni plus jeunes ni plus âgés, ceux-ci étant de toute façon destinés à mourir de faim en grand nombre dans toutes les provinces, aussi bien les femmes que les hommes, parce qu'ils ne trouveront pas d'emploi: à charge pour leurs parents, s'ils sont vivants, d'en disposer, à défaut la décision reviendrait à leur plus proche famille.

    Avec tout le respect que je dois à cet excellent ami et patriote méritant, je ne puis tout à fait me ranger à son avis: car, mon ami américain me l'assure d'expérience, trop d'exercice rend la viande de garçon généralement coriace et maigre, comme celle de nos écoliers, et lui donne un goût désagréable; les engraisser ne serait pas rentable. Quant aux filles, ce serait, à mon humble avis, une perte pour le public parce qu'elles sont à cet âge sur le point de devenir reproductrices. De plus, il n'est pas improbable que certaines personnes scrupuleuses en viennent (ce qui est certes fort injuste) à censurer cette pratique, au prétexte qu'elle frôle la cruauté, chose qui, je le confesse, a toujours été pour moi l'objection majeure à tout projet, aussi bien intentionné fût-il. (…)

    D’un cœur sincère, j’affirme n’avoir pas le moindre intérêt personnel à tenter de promouvoir cette œuvre nécessaire, je n’ai pour seule motivation que le bien de mon pays, je ne cherche qu’à développer notre commerce, à assurer le bien-être de nos enfants, à soulager les pauvres et à procurer un peu d’agrément aux riches. Je n’ai pas d’enfants dont la vente puisse me rapporter le moindre penny ; le plus jeune a neuf ans et ma femme a passé l’âge d’être mère. »

    On pourra nous objecter qu'avec ce que l'on bouffe comme merde, la viande – même de bébés - ne doit pas être terrible… Ouais, mais il existe tout de même des règlementations: on pourrait avoir des bébés bio, des bébés élevés sous la mère, des bébés AOC, des bébés label rouge, des bébés de cru, etc.

    Mais pourquoi succomber à cette mode du jeunisme ? Les vieux retraités ne pourraient-ils pas – lorsqu'ils sont « à points » - être recyclés par l'industrie agroalimentaire, qui ne manque pas d'imagination, en viande pour lasagnes, raviolis, nems, etc.

    A soumettre au nouveau Monsieur retraite du gouvernement. Allez, bon appétit et pantagruéliques repas de la période de Noïo Hel, la célébration du Jour nouveau chez les Gaulois, nos ancêtres (parmi d'autres)!

     

    Illustration: merci à Goya

  • Au Bistro de la Toile. La « viocrophobie » Loulle, tu connais ?

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    - La viocrophobie? Ah non. C’est nouveau ? Ça vient de sortir ?

    - En quelque sorte. On peut aussi dire « gérontophobie » si on veut faire savant. Ça veut dire la phobie (peur ? Rejet ?) des vieux.

    - Qui a peur des vieux Victor ? Qui les rejettent ? Attends, si je fermais la porte de mon rade à tous ceux qui ont dépassé la date de retrait – eh ! La « retraite », c’est ça – je pourrais fermer boutique !

    - Aqueste cop Loulle. As ben parla. Allez, tournée générale pour les viocres, c’est moi qui paie ! Je te parle de ça parce que je viens de surprendre, dans la machine à bruit, un comique laborieux en pleine « viocrophobie ». En l’occurrence, il se foutait - en prenant une voix chevrotante et en prononçant des propos débiles - du ci-devant Collomb ancien ministre de l’intérieur et maire de Lyon. Facile et irritant.

    Qui a peur des vieux ? Qui les rejettent ? Me demandais-tu ? Ben, la république et donc les politiques qui sont censés assurer une vie digne et décente à nos anciens, à ceux à qui ils doivent la société dans laquelle nous vivons tous, plus ou moins bien. Les vieux sont des citoyens à part entière, des membres essentiels au bon fonctionnement de la société par leurs activités bénévoles dans les associations y compris dans les partis politiques et les conseils municipaux. Ils empêchent aussi que la machine sociale grippe en mettant de l’huile dans les rouages, c’est-à-dire en aidant leurs enfants et petits-enfants. La république les rejette en ne leur assurant pas les moyens d’une fin de vie digne. Elle les rejette tout en leur épongeant toutes leurs éconocroques d’une vie en les parquant dans des Ehpad souvent indignes bien que hors de prix. Indignes par leur mode de « management », pour parler « moderne », qui privilégie le comptable à l’humain. C’est hélas vrai dans les EHPAD publics ou associatifs mais c’est bien pire dans les EHPAD privés où les actionnaires sont mieux traités que les résidents ! Ainsi, les dividendes distribués par Orpea – un des lideurs des EHPAD privés - ont quasi doublé entre 2012 et 2016, passant de 32 millions à 60 millions d’euros. La détresse des vieux est un « produit rentable et attractif ».

    - Ah ! Je vois. Le viocre est une matière première rentable… Mais comment sont financés ces Ehpads ?

    - Le financement des EHPAD se compose de trois parties : le forfait soins (32 % des charges totales), financé par l’Assurance-maladie via les agences régionales de santé (ARS) ; le forfait dépendance (15 % des charges), financé en partie par les résidents (ou leurs familles) et par le conseil départemental avec l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ; et le forfait hébergement, payé par les résidents et leurs familles (53 % des charges). Dans le public, la médiane de celui-ci atteint 1 630 euros par mois (la moitié des résidents paient plus, l’autre moitié moins) ; dans le privé associatif, elle est de 1 800 euros, et dans le privé lucratif, de 2 460 euros, avec des tarifs pouvant grimper jusqu’à 8 000 euros.

    Nettement plus onéreux, les établissements commerciaux ne garantissent pas pour autant une meilleure qualité de soins. Ils comptent actuellement vingt à vingt-cinq aides-soignants et infirmiers (équivalent temps plein) pour cent résidents, contre trente pour cent résidents dans le secteur public. Et le niveau de rémunération y est beaucoup plus bas.

    - Eh ! Ils sont là pour faire du fric. Mais ça coûte un pognon de dingue, pour parler comme not’bon président ! Comment les vieux peuvent-ils payer ça ?

    - En vendant la baraque, en se ruinant. Il existe aussi pour les V.P (viocres pauvres) une aide sociale à l’hébergement financée par les départements. Elle permet de prendre en charge la différence entre leurs moyens et le prix de l’hébergement pour les établissements dits « habilités », dont le tarif hébergement est plafonné.

    En 2015, 120 000 personnes bénéficiaient de l’aide sociale à l’hébergement. Trois résidents sur quatre y seraient éligibles, mais ils ne sont qu’un sur deux à la demander, ce qui s’explique par la menace d’une demande d’obligation alimentaire des enfants et petits-enfants, et par la possibilité pour l’État de récupérer les aides versées sur la succession.

    - Mouais… On comprend que les héritiers soient réticents. On aime bien ses vieux mais tout de même, pas au point de leur sacrifier l’héritage, même si c’est le pognon qu’ils ont laborieusement amassé au cours d’une vie… Des résidents pas toujours bien traités, des coûts supérieurs à la pension retraite dans les trois quarts des cas et un personnel sous tension : si je comprends bien, le système des EHPAD est dans une impasse.

    - C’est le moins que l’on puisse dire.

    - Alors qu’est-ce qu’on en fait des vieux ? On les pousse au suicide, comme les paysans ? On les « euthanasie » lorsqu’ils sont trop vétustes, comme en Belgique et au Pays-Bas et peut-être même un peu chez nous, mais sournoisement, sans le dire ?

    - Mme Lagarde, alors patronne du Fonds monétaire international (FMI), aurait dit : « il est vrai qu’il y a un problème très sérieux. C’est que les gens vivent maintenant trop ». Par conséquent, pour atténuer ou neutraliser les effets financiers du « risque de longévité », le FMI propose, entre autres mesures de choc, d’augmenter considérablement l’âge de la retraite parallèlement à l’espérance de vie pour qu’il n’y ait pas plus d’années à payer.. La « réforme Macron-Delevoy » de la retraite ne va-t-elle pas dans ce sens ? Le rêve de tout « gestionnaire » serait une bonne épidémie récurrente qui balaie chaque année tous ceux qui ont largement dépassé la date de péremption. Mais c’est assez difficile à vendre à l'opinion

    Et puis, tant qu’on y est, pourquoi ne pas faire comme dans « Soleil vert » : fabriquer avec les protéines des vieux fermement incités à « libérer le territoire » des pastilles nourrissantes, qu’on pourrait généreusement offrir aux malheureux affamés du tiers-monde…

    - Là, t’envoie le bouchon un peu loin Victor.

    - Pas tellement Loulle. On reconnait la qualité d'une société à la manière dont elle traite ses vieux. Notons qu'on ne trouve pas d'Africains dans les Ehpad…. Pour en revenir à des solutions un peu plus décentes, le mieux n’est-il pas de permettre aux vieux de vivre chez eux ? En famille si possible – mais le mode de vie actuel ne s’y prête plus comme avant – ou chez eux, avec le concours de d’auxiliaires de vie et d’aide-soignantes qui œuvrent dans les Ssiad.

    - Quésaco ?

    - Ça veut dire « service de soins à domicile » Ssiad. J’ai une expérience personnelle, pour ma compagne, qui me fait mettre sur un piédestal les jeunes femmes qui se consacrent à ce service, quasiment un sacerdoce, une vocation. Elles sont compétentes mais surtout généreuses, capables de s'adapter et de réagir, dévouées et toujours souriantes pour un travail difficile, mal payé et mal considéré. Elles sont pourtant souvent le seul rayon de soleil qui entre dans le domicile des vieux qu’elles lavent, qu’elles habillent, qu’elles font manger, auxquels elles redonnent goût à la vie. Elles sont des héroïnes discrètes du quotidien.

    Pourtant les Ssiad sont eux aussi en crise. Les conditions de travail sont difficiles — temps partiel, nombreux déplacements, amplitude horaire importante —, et le secteur est lui aussi fragilisé par des mesures d’économie. Malgré l’importante augmentation des personnes dépendantes, le budget des SSIAD ne suit pas. Le manque de personnel est flagrant là aussi. Et les contrats précaires, d’un mois souvent, peu attractifs. Et le métier est pénible, voire dangereux. Les aides-soignantes souffrent d’une « sinistralité » trois fois supérieure à la moyenne nationale tant leur charge est lourde. Lorsqu'il faut tourner dans un lit, lever un corps difficilement coopératif tangentant parfois le quintal, les reins, le dos en prennent un coup… Enfin, leur faible rémunération, sans espoir de promotion pendant plus de 12 ans, ajoutée à la pénibilité de leur travail dissuade de s’engager dans cette profession, d’autant plus que les volontaires doivent payer leur formation ! Un scandale.

    - Pas très gai tout ça Victor. Alors qu’est-ce qu’on fait ?

    - Le mieux c’est encore de rester en bonne santé. Et pour cela, différentes études fort sérieuses ont dit : « Boire un verre de vin permet de lutter contre les maladies cardio-vasculaires ». « Boire un verre de vin permet de lutter contre certains cancers ». « Boire un verre de vin permet d’éloigner de risque d’Alzeimer ».

    - Ça fait déjà trois verres par jour Victor, qui devraient être remboursés par la Sécu. Allez, à la nôtre, c’est ma tournée !

     

    Illustration: merci au regretté Chimulus

     

    Sources

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/03/BAQUE/59611

    https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/18/dans-le-jura-la-greve-la-plus-longue-de-france_5162040_3224.html

    https://www.liberation.fr/debats/2019/11/25/donnons-aux-aides-soignantes-les-moyens-de-s-occuper-des-personnes-agees_1765402

  • Il blasphéma Sainte-Greta

    Imprécations hugoliennes

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    Il neigeait. Les poteaux croulaient sous la tempête.

    Et le cosmos tonnait comme quand les dieux pètent.

    De tous les horizons, de tous les firmaments,

    Déclenchés par Éole tourbillonnaient les vents,

    Arrachant les forêts, déracinant les chênes.

    La Nature en furie rugit et se déchaîne

    S’acharnant sur la Drome, et l’Ardèche, et le Rhône

    Pour punir les blasphèmes vaniteux d’un seul homme.

    La terre se convulse et ouvre ses entrailles

    Avalant goulûment les gens et le bétail.

    Et la faille du Rhône se fend comme un brugnon,

    Engloutissant Tournon, Valence et Avignon.

    Au village de Plats a surgi un volcan

    Vomissant feux et laves dans un furieux boucan.

    Tricastin et Cruas, ces folies nucléaires

    Explosent, éjaculant dans tous les atmosphères

    Becquerels et röntgen, sournois rayons de mort

    Jetant leurs servants dans des gouffres de remords.

    Enfin pour achever le malheur sur ces terres

    Jeff Koons fit à Thomas un cadeau de gangster

    Pendant que les estrons éructées par Booba

    Rythmaient stupidement les horreurs d’ici-bas.

    Tandis que le soleil mourait sous une éclipse,

    Responsable atterré de cette apocalypse,

    René-Louis Thomas, confit de contrition,

    Baisant la terre, offrit au ciel un saucisson

    Un grand vin de chez Chave, de l’huile de Coudoux

    Pour tenter d’apaiser le terrible courroux

    De Yavhé, de Jésus, de François Mitterrand

    De Jupiter, d’Allah et des dieux de tous rangs.

    La faute, le péché terrible de Thomas :

    Il avait blasphémé contre Sainte Greta.

     

    Victor Hugh Oh Ayoli

     

    Illustration X - Droits réservés