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humour - Page 23

  • « Lettre à son Altesse Macron 1er  » 

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    J’ai reçu ça dans ma boite courriel :

     

    « Sire, je voudrais vous féliciter. Il vous en a fallu du courage pour décider de ponctionner les soi-disant avantages de tous ces bienheureux retraités.

    Il est vrai qu'ils sont redoutables et, pour tout dire, presque enragés avec leurs béquilles, leurs bandages sans parler des chaises percées.

    Il y a même un bon côté. Peu s'en iront à l'abordage afin d'incendier l'Élysée ou de construire des barrages.

    Et puis ils vont bientôt crever. Alors pourquoi donc s'en priver ?

    Peut-être vous a-t-il échappé ce que fut leur enfance dorée ?

    La deuxième guerre mondiale avec son lot de privations, de bombardements, un régal pour qui aime les films d'action.

    Et ensuite ce fut l'école où l'on passa bien peu de temps, pas comme certains guignols qui n'en sortent qu'à 27 ans.

    Souvent après, c'était l'usine où l'on entrait à 14 ans et travaillait quarante-huit heures par semaine. Quinze jours de congés payés.

    Vraiment l'existence rêvée.

    Puis notre service militaire. Dites-moi où l'avez-vous fait ? 

    Pour nous, 28 mois d'une guerre.(Algérie, Indochine) Trente mille jeunes y sont tombés. Mais cela n'est pas votre affaire.

    Alors pourquoi donc se gêner.

    Pressurons-les tous, ces nantis, pour pouvoir mieux distribuer 

    Pour ce qui est du logement, mon Dieu que nous fûmes gâtés, à six dans l'appartement d'à peine soixante mètres carrés sans aucune des commodités arrivés.

    Sans doute l'histoire de France n'est pas votre tasse de thé. Elle fut traitée en votre absence ou bien vous l'avez oubliée.

    Pas nous ! Un jour, vous vous en apercevrez... Macron, le Saigneur des retraités !

    Appelons désormais Macron, le Saigneur des retraités car c'est vraiment le titre qui lui convient.

    Bernard HERTZOG Maire de Silly-sur-Nied 57530 de 1977 à 2014
    Conseiller général honoraire de Moselle, Chevalier dans l'ordre national du mérit
    e, Chevalier dans l'ordre des palmes académiques. »



    Moi aussi j’ai des idées. Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux!), il existe une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

    Chaque année, comme il y avait avant le "passage au conseil", on déterminera une classe d’age (64 ans, l’age de la retraite « pivot » prévue pour le commun des kons, me semble opportun). Les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été plantés quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en haut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secoueront fortement le pied du mat.

    Résultat : ceux qui résisteront gagneront le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

    Ceux qui tomberont… Ben ils libèreront le territoire.

    C’est-y pas une bonne idée ça ? Eh ! Micron, tu devrais me prendre comme conseiller spécial !

    Trêve de plaisanterie cynique. La volonté réelle des gouvernements, tant de Sarko, de Hollande que de Macron est de faire prendre conscience aux salariés qu’ils n’auront jamais une retraite par répartition décente. En organisant l’incertitude, le doute sur ce que sera leur pension future, en leur suggérant cyniquement qu’elle ne sera qu’un minimum vital. La solution « raisonnable » pour les générations actives étant donc de se constituer une retraite par capitalisation.

    Et à qui il dit merci le pote à Manu, le yankee Larry Flint, l’un des plus féroces vautours de la finance, PDG de BlackRock, l’un des plus gros fonds de pension US ? Ce personnage a ses entrées à l’Elysée, ses sbires ont « conseillé » les concepteurs de la retraite par points.

    Cela vaut bien la Légion d’honneur pour le patron de la succursale française de ce requin de la finance, Jean-François Cirelli…

    Illustration X - Droits réservés.

  • Ouiquinde gastronomique : aux déprimantes crêpes véganes je préfère le tian de fayots au cochon !

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    J’ai acheté un sac de cocos de Paimpol

    Et j’en ai écossé toute une casserole.

    Quel bonheur lorsque arrivent ces succulents fayots

    Qui rendent musiciens n’importe quel boyau !

    En Provence, petit, ce qu’on appelle un "tian"

    C’est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

    Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

    De largeur variable, mais jamais très profond.

    Les potiers de village, au temps de nos grands-mères

    Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

    Car on y faisait tout, dans ces récipients

    Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants :

    La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

    Les légumes à tremper, les fayots qu’on écosse.

    Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

    On s’en servait surtout pour faire la cuisine !

    Ce grand plat à gratin, simple et astucieux,

    Est aussi synonyme de repas copieux,

    De nourriture simple en grande quantité,

    Qu’en bonne compagnie on aime ingurgiter.

    Notre tian de cochon et de haricots frais

    Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

    C’est un plat que l’on fait lorsqu’on a récolté

    Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

    Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

    Aux accents musicaux, rocailleux et farouches,

    Aujourd’hui, ce sera mes cocos de Paimpol.

    Par chaque commensal, écossez-en un bol.

    Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

    Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

    Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

    Dans beaucoup d’eau salée chantant à gros bouillons.

    Tout ça m’a donné soif, petit, remplis mon verre

    D’un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

    Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

    Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

    Ton boucher t’a coupé une large rouelle

    De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

    Tu vas la piquer d’ail et la frotter de sauge

    Puis la mettre à four chaud un demi-tour d’horloge

    Dans ton tian frotté d’ail et graissé au saindoux.

    Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

    Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

    Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

    Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

    Égoutte maintenant tes haricots brûlants

    Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

    Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

    Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

    Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

    Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

    Gonflent sans éclater, en buvant toute l’eau.

    Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

    Passe-le sous le grill afin de l’enrichir

    D’une croûte dorée, odorante et aimable.

    Parsème de persil et sers le tian sur table.

    Accompagne ce plat d’un blanc vif, effronté,

    Ou bien d’un vin primeur gouleyant et fruité.

    Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

    Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

    De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

    Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

     

    Ingrédients et proportions pour six personnes :

    1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kg de rouelle de cochon, - 1 tête d’ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d’eau (pour la première cuisson des haricots).

    Les vins conseillés :

    Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône : blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d’Ardèche, Saint-Marcel-d’Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc : Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence : Palette, Seillons, ­Source-d’Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

    Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs : Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

     

    Illustration originale Vincent Barbantan

     

    in GROSSIR (ou pas!) sans peine et sans régime

     

  • Eh! Il n'y a pas que la grippe... Ouiquinde érotique avec le Sire de Chambley et...Pierre Perret.

    grippe masques.jpg

     

    Ouvre

     

    Ouvre les yeux, réveille-toi ;

    Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :

    C'est l'amour qui sonne et c'est moi

    Qui te l'apporte.

     

    Ouvre la fenêtre à tes seins ;

    Ouvre ton corsage de soie ;

    Ouvre ta robe sur tes reins ;

    Ouvre qu'on voie !

     

    Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein :

    J'irai le boire sur ta bouche !

    Ouvre ta chemise de lin :

    Ouvre qu'on touche !

     

    Ouvre les plis de tes rideaux :

    Ouvre ton lit que je t'y traîne :

    Il va s'échauffer sous ton dos.

    Ouvre l'arène.

     

    Ouvre tes bras pour m'enlacer ;

    Ouvre tes seins que je m'y pose ;

    Ouvre aux fureurs de mon baiser

    Ta lèvre rose !

     

    Ouvre tes jambes, prends mes flancs

    Dans ces rondeurs blanches et lisses ;

    Ouvre tes genoux tremblants...

    Ouvre tes cuisses !

     

    Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :

    Dans les chauds trésors de ton ventre

    J'inonderai sans me tarir

    L'abîme où j'entre.

     

    Edmond Haraucourt, Sire de Chambley

     

    Savourez ce poème chanté par Pierre Perret:

    https://www.youtube.com/watch?v=wJZWWtzWMAE