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LANTIFADAS - Page 42

  • Gastronomie de vacances: la sardinade

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    Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

     

    Éclairs d’acier bleuté bondissant hors de l’onde

    Pour tenter d’échapper à la dent furibonde

    De quelque carnassier montant des eaux profondes

    Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent…

    C’est la reine des mers ! Succulente et divine,

    Pas la langouste, non. Simplement la sardine !

    Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

    Généreuse et bornée : c’est d’être nourriture !

    Les poissons s’en délectent, l’homme la met en boîte,

    Lui fait boucher le port si la passe est étroite…

    Chez nous, dans le Midi, on l’aime tellement

    Que chaque Provençal est un peu son amant.

    Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

    Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

    Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

    Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

    Par la roideur arquée du petit corps luisant.

    Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

    Devant le cabanon, à l’ombre de la treille,

    Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

    Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

    C’est les sarments de vignes du côté de Lunel.

    Un bon coup de muscat met les convives à l’aise

    Juste le temps qu’il faut pour apaiser la braise.

    Sur un bout de grillage il range les sardines,

    Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

    Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

    Puis retournés après une minute ou deux.

    Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

    Calée par des galets pour qu’elle reste stable,

    Le Pégot sert en vrac sa première tournée

    Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

    Un jet d’huile d’olive dans le creux de l’assiette,

    On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

    D’une pression du doigt on enlève la peau

    Libérant les filets odorants et bien chauds,

    La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

    La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !

    On se "rabine" un peu, d’où le nom : "brulo dé"

    Mais c’est tellement bon ! vous n’avez pas idée.

    Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

    La mâchoire du bas, retroussant les babines

    Fort délicatement détache le filet

    Qu’un" ggluuff" aspirera jusqu’au fond du palais.

    Sous le pin parasol où s’aiment les cigales

    Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

    Ca fait des : "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c’est bon !"

    C’est toute la marée, plus un goût de charbon.

    Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

    De Cassis ou de Saint-Hilaire-d’Ozilhan,

    On parle avec les mains, on sort la galéjade

    Et la journée se passe en franche rigolade.

    Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

    Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

    De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

    Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

    Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

    Alors resservez-vous !

     

    Ingrédients et proportions pour six personnes :

    Rien de plus simple : des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez un demi-kilo par personne, soit trois kg). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l’huile d’olive dans chaque assiette.

     

    Les vins conseillés :

    La sardine est bonne fille et s’accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

    En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d’Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusclan, Ventoux, Luberon, Costières de Nîmes ; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

    En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

    En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de-Provence et des Coteaux varois.

     

     

    Illustration originale Vincent Barbantan

     

    in GROSSIR (ou pas!) sans peine et sans régime

  • Hourra ! Le COVID19 « terrassé » par le REMDESIVIR !

    Ils vont nous refaire le coup du TAMIFLU…

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    Enfin ! Ça y est ! « On » vient de trouver LE médicament qui va terrasser ce méchant COVID19. En voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Non ?

    Moi, ce que j’en sais, c’est ce que disent les machines à bruits et les trucs à lire. Par exemple Capital : « Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) a recommandé à l’Agence européenne des médicaments (EMA) d’accorder une autorisation de mise sur le marché au Veklury (remdesivir) de Gilead pour le traitement du Covid-19 chez les adultes et les adolescents souffrant de pneumonie et nécessitant un supplément d’oxygène. Le remdesivir est le premier médicament contre le Covid-19 à être recommandé par le CHMP. Traditionnellement, l’agence européenne du médicament suit les recommandations du Comité. »

    Ainsi donc on va pouvoir cesser de trembler, de regarder l’Autre comme un danger. On va de nouveau pouvoir se poutouner, se bachucher, se chasper, bref, s’embrasser, de faire des gâtés sans risquer sa peau ou – pire peut-être – risquer d’envisper et de tuer ceux qu’on aime.

    Au lieu d’applaudir ces soignantes, ces infirmières et ces toubibs qui, finalement ne font que le boulot pour lequel ils sont payés (mal ? Ouais mais pas tous…), on devrait élever une statue au génial inventeur de ce médicament, à ce héros sauveteur de l’humanité !

    Eh ! Calmos, Victor. Va voir d’un peu plus près avant de grimper au mat.

    Ce médicament miracle serait le Remdesivir. Son « inventeur », c’est le surpuissant labo étasunien Gilead.

    Gilead, c’est le laboratoire qui pousse par tous les moyens, à travers tous les lobbies de Big Pharma son nouvel antiviral hors de prix contre le Covid-19, le remdésivir

    …et c’est ce même laboratoire qui a des bontés généreuses envers les experts officiels qui se méfient de la chloroquine : Karine Lacombe, François-Xavier Lescure, Yazdan Yazdanpanah et tous ces gens « autorisés », tous ces « professeurs » qui nous servent depuis trois mois leur rengaine pour nous faire trembler, pour nous culpabiliser et ainsi – comme d’autres préparent le cerveau de la ménagère de moins de cinquante ans à accueillir cocacola ou autre américonnerie – nous inciter à nous ruer sur cette molécule miracle !

    Et il faut les croire, hein ! Pas de mauvais penseurs comme ce marque-mal de professeur marseillais.

    Gilead, Gilead… Ça me rappelle quelque chose ce nom. Ah oui ! Ça y est ! En 2009, le monde a été secoué par une première pandémie, celle du H1N1. Qui n’a pas tué grand monde mais a engraissé un labo, celui produisant le fameux « Tamiflu » largement recommandé par la ministre de la santé de l’époque, la sémillante et si sympathique Roseline Bachelot, celle-là même que l’on porte aux nues aujourd’hui après l’avoir copieusement pourrie…

    Donc, Gilead a inventé le Tamiflu, puis a vendu la licence à Roche, un Big Pharma suisse.

    Mais ce fameux Tamiflu était-il réellement intéressant contre la grippe ?

    Pour tous les experts indépendants de l’industrie pharmaceutique, la réponse était « non », dès le départ. Certes, ce médicament a une légère efficacité quand il est pris immédiatement après avoir contracté une infection grippale. Mais en pratique, cela n’arrive jamais : le temps de se rendre compte qu’on a été contaminé et de voir son médecin, c’est déjà trop tard.

    Résultat : dès le début des années 2000, la commission de transparence de la Haute Autorité de Santé a estimé que le Tamiflu ne méritait pas d’être remboursé par la Sécurité sociale. En 2005, la revue Prescrire précise que le Tamiflu n’a aucun effet tangible sur les complications de la grippe. Donc, que ce médicament ne peut pas sauver la moindre vie.

    Et le problème est qu’il peut être toxique ! Au Japon, des adolescents prenant ce médicament se sont jetés par la fenêtre, ce qui a conduit ce pays à suspendre sa prescription pour les enfants et adolescents.

    En France, le Vidal, la « bible » des médecins, précise que ce médicament peut causer des troubles neurologiques : « agitation, comportement anormal, anxiété, confusion, délire, hallucinations, cauchemars ».

    En décembre 2009, le Pr Philippe Even (un autre « mal pensant » celui-là) résume bien la situation : « Le Tamiflu ou son équivalent le Relenza sont des médicaments efficaces s’ils sont pris dans les 18 premières heures de la contamination (pas des symptômes). Or ce n’est jamais le cas. Au-delà, l’efficacité est nulle. Et le médicament est d’une haute toxicité s’il est pris plus de 3 jours ».

    Et pourtant… En 2009, Roselyne Bachelot demandait aux médecins à prescrire le Tamiflu à tout le monde !

    C’est bien la même Roselyne Bachelot qui déclarait ceci, en mai 2009 : « Il y a des stocks d’antiviraux (Tamiflu et Relenza) pour traiter les Français, 33 millions de traitements. Donc, même si nous avions une épidémie massive dans notre pays, nous avons assez de traitements valides pour traiter les Français ».

    Tiens tiens… Comme c’est bizarre : Roselyne Bachelot savait que ce médicament ne sauve pas de vie… et qu’il comporte des effets indésirables sérieux. Mais à l’époque, cela ne lui pose aucun problème de le prescrire à 33 millions de Français.

    Sur le coup, des médecins s’en indignent : « Selon les données dont nous disposons, la balance bénéfice risque du Tamiflu® est défavorable », s’est ému le Dr Vincent Renard, Vice-Président du Collège des médecins généralistes (CGNE).

    Et en plus, cette décision de Roselyne Bachelot arrive en même temps que la publication, par le British Medical Journal (BMJ) – non, pas celui de l’étude bidonnée sur la chloroquine - d’un rapport dévastateur pour le Tamiflu. Ce grand journal médical britannique accuse le laboratoire Roche d’avoir abusé les médecins et les autorités de santé sur l’intérêt du Tamiflu.

    Il révèle que le laboratoire Roche a financé 10 études sur le Tamiflu… et n’en a publié que 2, signe d’une manipulation massive de ses résultats !

    Et en effet : plus tard, en 2015, quand les chercheurs du BMJ auront enfin pu éplucher la totalité des études, ils concluront que le Tamiflu n’a aucune efficacité contre les complications de la grippe, aucune efficacité en prévention de la grippe, et de sérieux risques d’effets indésirables.

    Mais dès le mois de décembre 2009, la tentative de fraude apparaît évidente.

    À l’époque, la Dr Fiona Goodlee, rédactrice en chef du British Medical Journal était scandalisée : « Les gouvernements mondiaux ont dépensé des milliards pour un médicament que la communauté scientifique est aujourd’hui incapable d’évaluer ».

    Ils vont nous refaire le coup du Tamiflu ? Possible, probable.

    On va sabrer le champagne chez Gilead !

    Bon, moi ce que j’en dis, hein… Je ne suis pas toubib. Seulement un indécrottable fouille-merde et un « rebroussier » qui cherche toujours l’arnaque potentielle qui se cache derrière les choses qui paraissent trop belle.

    Allez, je vais faire le boudin aux pommes ! C’est au moins aussi efficace que le remdesivir, c’est meilleur et infiniment moins cher !

     

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  • Ouiquinde érotique : le panaris, c'est le pied !

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    Le mal d’aventure

    Alison se mourait d’un mal
    Au bout du doigt, mal d’aventure.
    - Va trouver le père Pascal,
    Lui dit sa sœur, et plus n’endure ;
    Il a fait mainte et mainte cure,
    Ses remèdes sont excellents.
    Il te guérira, je t’assure.
    Il en a pour le mal de dents,
    Pour l’écorchure et pour l’enflure ;
    Il fait l’onguent pour la brûlure.
    Va donc sans attendre plus tard ;
    Le mal s’accroît, quand on recule.
    Et donne lui le bonjour de ma part.
    Elle va, frappe à la cellule
    Du Révérend frère Frappart,
    - Bonjour, mon frère. Dieu vous garde !
    Dit-elle, ma sœur vous salue,
    Et moi qui suis ici venue,
    Lasse à la fin de trop souffrir ;
    Mais ma sœur vient de me promettre
    Que vous voudrez bien me guérir
    De ce doigt qui me fera mourir ;
    Non, je ne sais plus où le mettre.
    — Mettez, dit Pascal, votre doigt
    Les matins en certain endroit
    Que vous savez. — Hélas, que sais-je ?
    Réponds Alix, où le mettrai-je ?
    Dites-le moi, frère Pascal,
    Tôt, car mon doigt me fait grand mal.
    — Ô ! L’innocente créature !
    Avez-vous la tête si dure ?
    Certain endroit que connaissez ;
    Puisqu’il faut que je vous le dise,
    C’est l’endroit par où vous pissez.
    Eh bien, m’entendez-vous, Alise ?
    — Mon frère, excusez ma bêtise,
    Répond Alix, baissant les yeux ;
    Suffit, j’y ferai de mon mieux,
    Grand merci pour votre recette ;
    J’y cours, car le mal est pressé.
    — Quand votre mal sera passé,
    Venez me voir, Alisonnette,
    Dit le frère, et n’y manquez pas.
    Soir et matin à la renverse,
    Suivant l’ordre du bon Pascal
    Elle met remède à son mal.
    Enfin l’abcès mûrit et perce ;
    Alison saine va soudain
    Rendre grâce à son médecin
    Et du remède spécifique
    Lui vante l’étonnant succès.
    Pascal, d’un ton mélancolique,
    Lui repart : - Un pareil abcès
    Depuis quatre jours me tourmente,
    Vous seriez ingrate et méchante
    Si vous me refusez le bien
    Que vous avez par mon moyen ;
    Alix, j’ai besoin de votre aide,
    Puisque vous portez le remède
    Qui, sans faute, peut me guérir.
    Eh quoi ! Me verrez-vous mourir
    Après vous avoir bien guérie ?
    — Non, dit Alix, sur ma vie,
    Je ferais un trop grand péché ;
    Tel crime… Allons donc, je vous prie,
    Guérissez-vous, frère Pascal,
    Approchez vite votre mal.
    À ces mots, Dom Pascal la jette,
    Sans marchander, sur sa couchette,
    L’étend bravement sur le dos
    Et l’embrasse. - Ô Dieu ! Qu’il est gros !
    Dit Alix, quel doigt ! Eh ! De grâce,
    Arrêtez… Je le sens qui passe.
    — Ma chère Alix, attends un peu,
    Je me meurs… Souffre que j’achève.
    — Ah ! Reprit Alix tout en feu,
    Vous voilà guéri, l’abcès crève.

    Jacques Vergier

     

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